Face à l’iPhone 17 Pro Max et au Xiaomi 17 Ultra, le Galaxy S26 Ultra est la nouvelle arme de Samsung sur le segment ultra haut de gamme. Profitant d’une fiche technique ultra complète et d’un châssis plus en phase avec ses petits frères, le Galaxy S26 Ultra intègre surtout un écran unique en son genre. Est-ce suffisant pour convaincre ? A-t-il d’autres atouts à jouer ? Réponse dans notre test complet.
Le 25 février dernier, Samsung présentait ses nouveaux smartphones haut de gamme. Ils étaient trois : le Galaxy S26, le Galaxy S26+ et le Galaxy S26 Ultra. Beaucoup de petits changements ont été apportés par Samsung sur son nouveau fleuron. Le design est plus en phase avec le reste de la gamme, évitant ainsi les traitements de faveur (même si le modèle Ultra reste le seul à être compatible avec un stylet tactile). La fiche technique est toujours très complète, avec le SoC phare de Qualcomm aux commandes, contrairement à ses deux petits frères. Et la charge rapide est enfin bien plus rapide.
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Mais la nouveauté la plus importante du Galaxy S26 Ultra concerne l’écran. Samsung a intégré une fonction exclusive appelée Privacy Display qui permet d’occulter tout ou partie de l’écran pour éviter que des yeux indiscrets ne lisent derrière votre épaule. Lors de notre prise en main, nous avons été impressionnés par son efficacité : l’activation est instantanée, le réglage est complet et… ça marche ! Nous ne sommes pas les seuls à avoir apprécié, compte tenu de toutes les vidéos que vous pouvez voir sur ce sujet sur Youtube et les réseaux sociaux.
Privacy Display est impressionnant, mais cela n’occulte pas un vrai problème : le prix des versions 512 Go et 1 To du Galaxy S26 Ultra augmente. Pour éviter de se retrouver au-dessus de l’iPhone 17 Pro Max, la version 256 Go du Galaxy S26 Ultra échappe à l’inflation qui touche aussi toutes les versions des autres S26. Privacy Display suffit-il à convaincre, malgré la hausse de prix ? Quels sont les autres arguments du S26 Ultra ? On vous dit tout dans ce test complet.
Prix et date de disponibilité
Le prix public conseillé du Galaxy S26 Ultra démarre à 1469 euros, comme le Galaxy S25 Ultra. Il n’y a pas d’inflation sur la version la moins chère du smartphone. En revanche, le prix des versions 512 Go et 1 To augmente de 80 euros et 140 euros, respectivement. Nous pensons que l'inflation est plus forte sur la version 1 To parce qu'elle a 4 Go de RAM supplémentaires. Voici les prix de chaque version :
- 256 Go : 1469 euros
- 512 Go : 1669 euros
- 1 To : 1969 euros
Le concurrent le plus direct du Galaxy S26 Ultra est l’iPhone 17 Pro Max d'Apple, naturellement. A volume de stockage égal, Samsung positionne son smartphone toujours un peu en dessous de son adversaire (mais pas de beaucoup). Les autres concurrents du Galaxy S26 Ultra sont le Pura 80 Ultra de Huawei et le Xiaomi 17 Ultra. Ils sont respectivement vendus à 1499 euros et 1503 euros. D’autres concurrents potentiels sont positionnés autour de 1300 euros : Find X9 Pro d'Oppo et Magic8 Pro de Honor, notamment.
Le Galaxy S26 Ultra est d’ores et déjà disponible en France. Il se décline en six coloris : noir, blanc, bleu et violet (la couleur de notre version de test), auxquels s’ajoutent l’argent et le rose. Les quatre premiers sont disponibles partout, tandis que les deux derniers sont exclusifs au site de Samsung. Dans la boîte, le Galaxy S26 Ultra est accompagné d’un câble USB-C, d’une petite notice et de l’outil habituel pour ouvrir le tiroir de la carte SIM. Pour une coque ou un chargeur, direction la boutique de Samsung.
Design et interface
Commençons ce test par un tour du propriétaire. De loin, le Galaxy S26 Ultra ressemble à un Galaxy Ultra. Mais, en regardant dans le détail, ce n’est pas vraiment le cas. Samsung a beaucoup travaillé sur le design du Galaxy 26 Ultra. Bien plus que pour les autres smartphones de la gamme. Le plus flagrant est l’abandon du design très anguleux et rectangulaire des anciens Ultra : le S26 Ultra ressemble beaucoup plus à un grand S26, avec ses coins bien arrondis. La prise en main est plus naturelle, même si elle est peut-être un peu moins sophistiquée. Le S25 Ultra avait déjà entamé cette transition, mais c’est ici encore plus flagrant.
Ce changement ne rend pas le Galaxy S26 Ultra plus facile à utiliser à une main. Le téléphone est plus haut et plus large de quelques dixièmes de millimètre. Le Galaxy S26 est aussi un peu plus fin, passant sous la barre des 8 mm, devenant le Ultra le plus fin jamais conçu par Samsung. Il perd quatre grammes seulement sur la balance pour atteindre les 214 grammes. Malgré ces efforts, le Galaxy S26 Ultra reste un grand téléphone, où il faut caser un grand écran et le petit S-Pen, toujours intégré dans le châssis.
Ce stylet tactile ne change que très peu. Il reste trop petit pour être utilisé comme un vrai stylo, avec précision et endurance (la position n’est pas si naturelle). Mais il rend bien des services, avec son petit bouton sur le côté qui permet d’accéder à des outils d’écriture. Son absence aurait été décevante. Notez que la tête du S-Pen n’est plus droite, mais inclinée, pour suivre les nouveaux contours du châssis. Et cela a une conséquence directe : le S-Pen se range dans un sens et pas dans un autre. Sinon, il dépasse. C’est moins pratique, c’est vrai. Mais c’est une concession obligatoire pour une meilleure prise en main.
Autre changement important, le design du module photo a changé. Il y a désormais une protubérance supplémentaire qui englobe trois des capteurs dorsaux (principal, ultra grand angle et zoom périscopique). Le flash et les deux autres éléments (autofocus laser et zoom 3x) flanquent toujours ce trio. La protubérance est plus marquée qu’auparavant. Résultat : le S26 Ultra entre légèrement moins bien dans une poche et, surtout, il devient bancal quand il est posé sur une table. C’est un détail, mais ça compte.
En outre, l’un des matériaux de la coque a changé. Si les Gorilla Armor 2 et Gorilla Victus 2 sont conservés (à l’avant et à l’arrière respectivement), Samsung a supprimé le titane au profit de l’aluminium. Il y a plusieurs raisons à cela : le coût plus élevé du titane et la meilleure conductivité de l’aluminium. D’un côté, il est dommage de voir un matériau aussi noble être abandonné. Mais l’avantage est double : le S26 Ultra gagne en stabilité (comme nous le verrons) et Samsung limite la hausse de prix.
L’aluminium est un peu moins qualitatif, c’est un fait. Le toucher est moins « chaud ». Et il est un peu plus fragile. Mais la finition façon métal brossé rend un bel hommage au titane. A l’arrière, Samsung semble avoir changé le revêtement du Gorilla Victus 2, puisqu’il est moins sujet aux traces de doigt. Et à l’avant, le Gorilla Armor 2 offre une belle glisse. Nous retrouvons aussi un bel et grand écran avec un poinçon pour le capteur selfie et un lecteur d’empreinte sous la dalle. Si Samsung a copié Apple à propos du titane, nous constatons que la firme coréenne ne cède pas à la tendance des boutons supplémentaires sur les tranches, lesquelles restent épurées.
Côté interface, le Galaxy S26 Ultra profite de la dernière version de One UI. Elle est numérotée 8.5 et elle est basée sur Android 16. Cette interface reprend dans les grandes lignes les us et coutumes de One UI, avec les deux écrans d’accueil, le tiroir d’applications activé par défaut, les volets différenciés pour les notifications et les réglages rapides, l’écran Discover en glissant vers la gauche, le petit volet latéral pour le multi-tâche. Par défaut, One UI active également les boutons de navigation d’Android. Mais vous pouvez bien évidemment les remplacer par les gestes tactiles. Et le moteur de recherche globale est toujours accessible depuis le tiroir d’application.
Outre les applications de Google et de Samsung, le Galaxy S26 Ultra embarque, par défaut, une dizaine d’applications commerciales : Outlook, Copilot, OneDrive, LinkedIn, Netflix, Facebook, Instagram, Spotify et Perplexity. Comme Motorlola, par exemple, Samsung propose trois clients différents pour des IA, en plus de Bixby qui se veut être l’agent local intelligent de One UI pour faciliter l’accès aux réglages du téléphone. Vous retrouvez Galaxy AI et tous les services IA découverts en 2025, comme Now Brief, Now Bar, Entourez pour chercher, les outils rédactionnels, l’assistant photo, la gomme audio, etc.

Certains de ces outils ont été améliorés, comme le filtrage d’appel, qui utilise l’IA pour obtenir des informations sur les appels entrants, la Now Bar qui propose des recommandations contextuelles, et Now Brief qui inclut de plus en plus de sources d’information. Il y en a également des nouvelles, dont Now Nudge qui propose des raccourcis contextuels selon le type de d’informations que vous lui soumettez. Fonction inspirée du Magic Portal de Honor, Now Nudge s’avère plus utile dans une messagerie qu’ailleurs.

Le studio de création a également été amélioré. Il n’est désormais plus nécessaire de faire des croquis pour modifier une photo : cela marche désormais avec un prompt. One UI reste l’une des interfaces les plus riches et les plus faciles à utiliser. Et elle continuera de l’être sur la durée, puisque Samsung s’engage à la maintenir pendant 7 ans sur ce téléphone, que ce soit le système d’exploitation ou les patches de sécurité.
Ecran, performances et batterie
En façade, le Galaxy S26 Ultra dispose d’un écran Dynamic AMOLED 2X (et LTPO) théoriquement identique à celui du Galaxy S25 Ultra. Le flagship de 2025 de Samsung profitait déjà d’une très bonne dalle : pourquoi en changer ? L’affichage mesure donc 6,9 pouces. Le format reste 19,5/9e. La définition maximale est Quad HD+. Mais par défaut, elle est réglée sur Full HD+, pour des raisons d’autonomie. Notez que l’écran supporte même la définition HD+ pour réduire plus encore la consommation d’énergie. Evidemment, la résolution reste identique.
Le taux de rafraichissement maximale s’élève à 120 Hz, comme toujours. Par défaut, le réglage dynamique (qui va faire varier le taux de 1 à 120 Hz en fonction des besoins) est activé, mais il est possible de fixer le taux à 60 Hz en permanence. La dalle est compatible HDR10+ et évite, comme toujours les formats DTS-X et Dolby Vision.
La colorimétrie de la dalle est toujours bien maitrisée, même si le blanc n’est plus immaculé par défaut, que ce soit avec le profil « couleurs vives » ou le profil « couleurs naturelles », lesquels affichent un blanc à 6833° et 6382°, respectivement. On s’éloigne légèrement des 6500° du blanc parfait. Avec le profil naturel, le delta E moyen atteint un excellent score : 1,7. La température moyenne s’établit à 6382° et le gamma est parfait, à 2,2.
Sur le papier, la luminosité de l’écran ne bouge pas : 2600 nits en pointes locales avec du contenu HDR. Avec un contenu SDR et en mode manuel, la luminosité est dans la bonne moyenne. En désactivant l’option « luminosité supplémentaire », elle gravite autour de 400 nits quel que soit le profil colorimétrique. Et avec cette même option, elle monte à 630 nits. Dans les deux cas, la luminosité manuelle maximale est moins élevée qu’avant, alors que la dalle peut, en théorie, développer la même puissance lumineuse. Un choix qui semble motivé par l’autonomie.

Dernier point important sur cet écran : Privacy Display. Il ne s’agit pas simplement d’une solution logicielle. Cette fonction repose aussi sur le matériel. Elle permet de contrôler l’orientation des diodes de l’écran pour réduire le champs de vision. Ainsi, l’image reste visible en face, mais est obscur sur les côtés. Et cela fonctionne aussi bien en vertical qu’en horizontal. Le système peut choisir d’obscurcir tout ou partie de l’écran et de s’activer automatiquement selon certaines conditions (réception d’une notification, ouverture d’une application, etc.).

Il y a deux niveaux d’occultation de l’écran. Le premier réduit fortement la visibilité sur les côtés, sans toucher à la colorimétrie ou au contraste de la dalle. Le second, appelé « Protection maximale confidentialité », rend invisible le contenu invisible si l’utilisateur n’est pas en face de l’écran. En revanche, la colorimétrie et le contraste sont impactés : cela ajoute comme un voile gris en permanence, sans contraste et avec des couleurs délavées. L’idée est excellente. Reste encore à améliorer le concept pour assurer la meilleure confidentialité, sans impacter l’expérience visuelle.
Sous le capot, nous retrouvons l’exubérant Snapdragon 8 Elite Gen 5, contrairement aux autres S26 qui profitent de l’Exynos 2600. Samsung continue donc d’équiper ses téléphones les plus chers de composants signés Qualcomm. Le SoC est accompagné de 12 Go de RAM dans les versions 256 Go et 512 Go ou de 16 Go de RAM dans la version 1 To. Notez que notre unité de test est une version 12/256. En choisissant la version 1 To, vous devriez donc profiter d’une configuration un peu plus performante.
Les benchmarks montrent que le Galaxy S26 Ultra est un bien optimisé. Les scores obtenus par le smartphone sont largement comparables aux autres modèles « classiques » équipés du même SoC : Magic8 Pro, OnePlus 15 et Xiaomi 17 Ultra, notamment. Il nous parait presque évident que le processeur de Qualcomm subit de légères restrictions, sur la chaleur et la consommation d’énergie, qui l’empêchent de développer plus de puissance encore.
Ces restrictions sont liées à la gestion de l’énergie, à la surchauffe et à la stabilité des performances. En effet, le smartphone chauffe, mais de façon plus mesurée que d’autres flagships avec le même SoC. Nous avons relevé une température de 50°C sur la coque (à l’avant et à l’arrière) et entre 45°C et 48°C sur les tranches latérales. La stabilité de la plate-forme est correcte. Elle s’établit entre 65% et 70 %. Nous aurions pu nous attendre à un score légèrement plus haut, compte tenu des limitations sur les performances.
Pour alimenter cette belle plate-forme, Samsung reprend la même batterie que celle du Galaxy S25 Ultra. Elle est dotée d’une capacité de 5000 mAh, ce qui est une bonne et une mauvaise nouvelle en même temps. La bonne : Samsung a aminci le téléphone, mais n’a pas sacrifié la batterie pour autant. C’est bien. La mauvaise : le Snapdragon 8 Elite Gen 5 est plus optimisé pour les tâches simples, mais plus gourmands pour les tâches lourdes, dont l’IA. En outre, la concurrence chinoise, avec la technologie silicium carbone, elle monte bien au-delà. Un exemple : le Xiaomi 17 Ultra monte à 6000 mAh.
Quelle est donc l’autonomie du Galaxy S26 Ultra dans la vraie vie ? Cela va dépendre, plus encore qu’avant, de vos usages. Le benchmark PCMark, qui se focalise sur les usages simples sans IA (streaming, messagerie, réseaux sociaux, photo, casual gaming), annonce une autonomie continue de 20 heures. Ce qui correspond à une autonomie légèrement supérieure à deux jours. Et c’est déjà très bien. En revanche, si vous utilisez souvent l’IA, cela va plutôt s’établir autour d’une journée et demie. Et pour les gamers, cela varie de 4 heures à 6 heures selon les graphismes du jeu.
Une fois la batterie vidée, il faut passer par la case recharge. Et dans ce domaine, il y a une très bonne nouvelle : Samsung a enfin augmenté la limite de puissance de la charge rapide : elle passe de 45 watts à 60 watts. Soit 33 % de plus. Ce n’est pas rien. Avec un chargeur adapté, Samsung promet de passer de 0 % à 75 % en moins de 30 minutes. Et c’est vrai ! Nous avons utilisé un chargeur Samsung 60 watts. Et, avec le câble USB-C fourni avec le téléphone, nous sommes passés de 0 % à 100 % en 47 minutes, alors que le Galaxy S25 Ultra prenait plus d’une heure pour remplir entièrement sa batterie. Voici nos mesures intermédiaires :
- 10 min : 28 %
- 20 min : 57 %
- 30 min : 80 %
- 40 min : 94 %
- 45 min : 98 %
- 47 min : 100 %
Avec un autre chargeur, vous dépassez l’heure pour recharger entièrement le téléphone. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi choisir un chargeur sans fil. Le S26 Ultra accepte alors une puissance de 25 watts maximum, contre 15 watts précédemment. Il est compatible avec la norme Qi 2.2, mais n’intègre pas l’aimant qui permet de positionner le téléphone de façon optimale. Dommage. Pour soigner la batterie, le smartphone intègre une protection contre la surcharge (qui arrête automatiquement la charge quand la batterie est pleine et la reprend à 95 %) et un réglage qui limite en permanence la charge. Vous pouvez choisir entre 80 % et 95 %.
Photo, vidéo et audio
Côté photo, le Galaxy S26 Ultra reprend en très grande partie la configuration du S25 Ultra. Sur les cinq modules au total, deux sont identiques : l’ultra grand-angle et le selfie. Pour les autres, les différences sont variables. Ouverture plus grande pour le module principal (mais capteur identique). Capteur plus petit pour le module portrait. Ouverture plus grande également pour le téléobjectif périscopique. L’autofocus laser est quant à lui toujours présent. Nous aurions préféré que le capteur 200 mégapixels équipe le téléobjectif périscopique. Voici tous les détails :
- Principal : capteur 200 MP de 1/1.3 pouce, ouverture à f/1.4, autofocus multidirectionnel, stabilisateur optique
- Panorama : capteur 50 MP de 1/2.5 pouce, ouverture à f/1.9, angle de vue 120°, autofocus dual pixel
- Portrait (zoom 3x) : capteur de 10 MP 1/3.94 pouce, ouverture à f/2.4, autofocus à détection de phase, stabilisateur optique, zoom optique 3x
- Téléobjectif : capteur 50 MP de 1/2.52 pouce, ouverture à f/2.9, autofocus à détection de phase, stabilisateur optique, zoom optique 5x
- Selfie : capteur 12 MP de 1/3.2 pouce, ouverture à f/2.2, autofocus dual pixel
Quels sont résultats de cette configuration hyper complète ? Ils sont globalement très bons, mais pas irréprochables. Commençons par les bons points. La colorimétrie est très naturelle en journée. Les textures sont naturelles. Les détails sont nombreux. Et cela avec tous les capteurs, même si nous notons quelques petites différences colorimétriques. Nous retrouvons ces mêmes qualités en vidéo. Les prises de vue sont détaillées avec une colorimétrie parfaitement maitrisée sur l’ensemble des capteurs proposés.
Le Galaxy S26 Ultra gère bien la luminosité. Les contre-jours sont bons, avec des détails sur l’ensemble de la prise de vue. La plage dynamique est très large (un peu plus avec le capteur principal qu’avec les autres). Il y a une très bonne netteté générale sur les photos. La mise au point est précise. Et elle est très réactive. Les objets en mouvement sont bien identifiées. Et il est rare de prendre le Galaxy S26 Ultra en défaut. En vidéo, les lumières sont bien gérées et les reflets sont rares. En soirée, le bruit est bien maitrisé.
Le zoom est très bon, qu’il s’agisse du zoom lossless du capteur principal, du zoom optique 5x et du zoom numérique qui monte à 100x. C’est non seulement parfaitement exploitable jusqu’à 30x en journée. Mais l’IA retravaille très bien l’image jusqu’au zoom 100x. En soirée, les résultats sont très corrects jusqu’au lossless 10x. Après cela se gâte un peu. A 50x, le bruit est très important, même avec le mode nuit. En vidéo, le zoom monte à 25x. Et le résultat en Full HD est excellent en journée jusqu’au rapport le plus élevé. En soirée, il est conseillé de ne pas dépasser le rapport 10x.





Les macros, prises en charge par le capteur ultra grand-angle sont sublimes en journée. Les textures sont bien préservées. Les détails sont nombreux. Et les bokehs sont bien gérés. En soirée, il y a une légère perte de netteté, mais les résultats restent bons. Egalement, les distorsions de la lentille ultra grand-angle sont très bien redressées, que ce soit en mode macro ou sur des panoramas plus classiques.
Les portraits sont également excellents, en journée ou en soirée. Vous pouvez les faire avec trois capteurs : le principal, le téléobjectif périscopique ou le téléobjectif 3x (équivalent 69 mm). Ce dernier est un peu moins lumineux que les autres. Le détourage est précis, mais la profondeur est très courte : le visage est bien net, mais quelques mèches rebelles peuvent devenir floues parce qu’elles ne sont pas dans le bon plan.




Viennent ensuite les petits points de regrets. Commençons par la colorimétrie de nuit : elle est un peu froide. Les oranges deviennent vite jaunes. Les blancs deviennent bleus. Cela ne concerne pas uniquement les capteurs secondaires, mais également le module principal, même si c’est moins marqué pour ce dernier. Les séquences vidéos subissent la même chose. Autre petit souci en vidéo, le stabilisateur optique compense les mouvements parasites de façon parfois brutale, provoquant des saccades sur des changements d’angle de vue. Cela pourrait être un peu plus souple.


Toujours de nuit, les photos sont souvent très sombres, avec des pertes de détails dans les zones très sombres. Il y a un avantage à ce défaut : le résultat est très naturel, avec un ciel qui ne ressemble pas à celui d’une fin d’après-midi. Le mode nuit peut contre-balancer cela, en apportant beaucoup de lumière à la scène. Mais cela implique d’abandonner le caractère naturel de la photo. Notez aussi que le mode nuit en photo s’arrête à partir du zoom numérique 50x. Avec le rapport 49,9x, c’est encore bon. Il s’agit d’une limite logicielle imposée par Samsung.
Parlons également du manque de contrôle sur le capteur en cours d’utilisation dans le mode basique : il n’est pas possible de choisir simplement le capteur en cours d’utilisation. C’est le smartphone qui choisit à notre place. Avec le zoom 3x, vous pourriez être avec le capteur principal ou le zoom optique 3x, mais vous ne le savez jamais. De même avec le rapport 5x : il est couvert par le zoom lossless du téléobjectif 3x et par le téléobjectif 5x. Il n’est pas rare de constater que le smartphone ne choisit pas forcément le module le plus pertinent selon votre prise de vue. Pour avoir vraiment le contrôle (et l'assurance que vous utilisez bien tel ou tel module), vous devez passer par le mode « Pro ».
Côté audio, le smartphone dispose d’une configuration stéréo asymétrique assez classique offrant un son bien équilibré et assez puissant. La balance est plutôt bonne, même si le haut-parleur offre plus d’amplitude. La scène sonore est assez ample. Les aigus sont bien présents sur les deux haut-parleurs. En revanche, le Galaxy S26 Ultra est assez mauvais sur les basses : au-dessus de 80 Hz, elles sont bonnes. Mais en dessous, les deux haut-parleurs grésillent. C’est une vraie déception. La puissance sonore des haut-parleurs est bonne, frôlant les 100 décibels.
One UI intègre comme toujours des réglages pour améliorer l’expérience audio. D’abord avec un égaliseur complet qu’il est possible de régler avec des profils audio faciles à comprendre pour les néophytes, ou, pour les experts, par le biais de 10 bandes de fréquence. Le Galaxy S26 Ultra prend nativement en charge le codec Dolby Atmos. Compatible Bluetooth 6, il est également compatible AAC, SBC, aptX et Bluetooth LE, ce qui l’amènera certainement à prendre en charge le format AC3.
Alors, on achète ?
Si nous mettons de côté la dimension tarifaire, le Galaxy S26 Ultra est un très bon smartphone. Il remplit tous ces objectifs. Un design plus ergonomique, sans compromis sur les spécificités d ‘un modèle Ultra. Un bel écran, affublé d’une fonctionnalité innovante, même si elle doit être améliorée. Une belle plate-forme, puissante et robuste, avec quelques limitations (certainement nécessaires). Une autonomie correcte, affublée d’une charge filaire particulièrement rapide pour un Galaxy. Une expérience photo complète et qualitative. Et la présence du stylet, toujours intégré la coque.
Mais le S26 Ultra doit aussi composer avec son prix. Si la version 256 Go ne subit aucune augmentation, ce qui en fait certainement le meilleur deal si vous êtes intéressé, les autres paliers n’ont pas le droit au même traitement. En augmentant le prix de la version 512 Go, le Galaxy S26 Ultra séduit moins que la concurrence chinoise et pâtit de plus en plus de ses légers faux pas. Une colorimétrie par défaut moins précise qu’avant. Des performances moins stables. Une autonomie moins poussée que la concurrence. Une compatibilité Qi 2.2 sans intégrer d’aimant. Les grésillements des haut-parleurs sur les basses. Des photos de nuit aux couleurs froides. Tout cela en font un smartphone moins incontournable.
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