Cette déclaration de Tesla fait très mal à son discours sur les Robotaxis
Tesla promet depuis des années des Robotaxis capables de rouler sans conducteur. L’entreprise met en avant des avancées rapides vers une autonomie totale. Une récente déclaration officielle apporte pourtant une nuance inattendue à ce discours.

En octobre 2024, Tesla présentait son Cybercab lors d’un événement à Hollywood. Ce véhicule à deux places ne possède ni volant ni pédales. Il est pensé pour fonctionner sans conducteur. La production a récemment débuté à la Gigafactory Texas, même si Elon Musk prévient que les volumes resteront très faibles au départ. Sur le papier, la stratégie est claire. L’entreprise veut proposer un réseau de transport urbain entièrement autonome.
Pourtant, en parallèle du Cybercab, Tesla exploite déjà un service présenté comme un “Robotaxi”. Ce service fonctionne avec des Model Y équipées du système Full Self-Driving en version supervisée. Ce détail est crucial. Le système utilisé correspond à un niveau 2 d’assistance à la conduite, ce qui implique la présence constante d’un conducteur humain derrière le volant. Un document transmis aux autorités californiennes vient confirmer officiellement cette réalité.
Tesla reconnaît auprès des autorités que ses Robotaxis nécessitent toujours des conducteurs humains
Comme le rapporte Electrek, Tesla a déposé le 13 février un document auprès de la California Public Utilities Commission. L’entreprise y explique que son service repose sur des véhicules TCP équipés de FSD “Supervised”. Par définition, ce système exige qu’un conducteur titulaire d’un permis valide surveille en permanence la route et soit prêt à intervenir. La marque précise également qu’elle emploie des opérateurs à distance basés aux États-Unis, chargés d’apporter une assistance supplémentaire si nécessaire.
Cette organisation crée plusieurs niveaux de supervision humaine. Tesla compare son modèle à celui de Waymo, dont les véhicules circulent sans conducteur à bord et utilisent une assistance distante uniquement en cas de situation complexe. L’entreprise cite notamment la panne électrique survenue à San Francisco en décembre 2025.
Selon Tesla, ses véhicules n’ont pas été affectés car un humain conduisait. Le contraste est important. Waymo exploite un système de niveau 4 réellement autonome, tandis que la marque d’Elon Musk confirme utiliser un système de niveau 2 nécessitant une supervision constante. Cette distinction réglementaire affaiblit le discours qui présente déjà le service comme un réseau de Robotaxis pleinement autonomes.