La Chine va fixer les règles du jeu pour les batteries solides avec cette nouvelle norme
La Chine veut prendre de l’avance dans la course aux batteries solides. Elle s’apprête à publier une norme nationale pour encadrer leur développement. Ce choix stratégique pourrait accélérer leur arrivée dans les véhicules électriques dès 2027.

Les batteries solides sont souvent présentées comme la prochaine grande avancée dans le domaine de la mobilité électrique. Plus stables, moins inflammables et beaucoup plus denses en énergie que les batteries classiques, elles promettent une autonomie bien supérieure. Certains prototypes annoncent déjà plus de 1 000 kilomètres avec une seule charge. Leur structure permet aussi une recharge plus rapide et une meilleure résistance aux températures extrêmes. Pourtant, malgré ces atouts, cette technologie reste largement absente du marché.
Le passage à la production industrielle se révèle complexe. Les matériaux utilisés sont différents, les procédés de fabrication doivent être repensés, et les usines actuelles ne sont pas adaptées. Même les projets les plus prometteurs peinent à respecter les délais. La moto Verge TS Pro, censée être la première équipée d’une batterie solide, a vu ses livraisons repoussées faute d’homologation. D’autres constructeurs affichent des ambitions similaires, mais restent confrontés aux mêmes obstacles techniques.
La Chine publiera une norme pour les batteries solides dès juillet 2026
La Chine s’apprête à instaurer une norme officielle pour encadrer les batteries solides. Le premier volet du texte, prévu pour juillet 2026, établira les bases techniques nécessaires au développement de cette technologie. Il définira les différents types de batteries, dont les modèles liquides, semi-solides et entièrement solides. Selon MyDrivers, des tests de validation seront menés dès février afin d’affiner les critères de performance et les méthodes de contrôle.
L’objectif est clair, Pékin veut structurer l’industrie pour favoriser une production de masse des batteries solides dès 2027. Plusieurs constructeurs chinois, dont BYD, Geely, Chery, FAW et Dongfeng, ont déjà lancé des phases de test. Dongfeng, par exemple, travaille sur une batterie de 350 Wh/kg installée sur une berline électrique, capable de parcourir plus de 1 000 km par charge, même par -30 °C. Des avancées ont aussi été annoncées sur les matériaux, avec des anodes en silicium nanostructuré. En fixant un cadre clair, le pays entend bien devenir la référence mondiale dans ce domaine stratégique.