Cloudflare condamné à 14 millions d’euros d’amende à cause des pirates

Cloudflare s'est vu infliger une amende très salée dans le cadre de la lutte contre le piratage. Un record dû à fonctionnalité particulière offerte par l'entreprise. Que s'est-il passé exactement ?

Cloudflare
Crédits : 123RF

Tirer sur tout ce qui bouge. Voilà comment on pourrait résumer grossièrement la stratégie des ayants droit et de certains états dans la lutte contre le piratage. En plus de fermer les sites proposant des contenus protégés obtenus illégalement, le but est de les bloquer à la source.

Pour y parvenir, il faut agir au niveau des services permettant d'y accéder : moteur de recherche, VPN, DNS… C'est ainsi que des grands noms comme Google, Cloudflare ou Cisco se voient contraints de passer à l'action pour tuer le piratage dans l’œuf. Parfois ils rechignent un peu.

Pourquoi Cloudflare a écopé d'une amende record de 14 millions d'euros

Les entreprises ont toujours affirmé qu'elles coopèreraient avec les autorités, mais il y a tout de même des demandes qui ne passent pas. En février 2025, l'Italie, pays particulièrement actif contre le streaming illégal, ordonne à Cloudflare de bloquer les adresses de sites pirates transitant par son DNS public 1.1.1.1.

Déraisonnable, disproportionné“, répond la firme. Cela demanderait un filtre agissant sur chacune des 200 milliards de requêtes quotidiennes résolues par ce DNS. De quoi entraîner un “impact extrêmement négatif sur la latence” chez tous les utilisateurs, même légitimes. La justice italienne a balayé cet argument et frappe directement au portefeuille de Cloudflare avec une amende de 14 millions d'euros pour refus d’obtempérer.

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Le pays estime que la société a toutes les ressources et l'expertise nécessaires pour implémenter les mesures de blocage demandées.  Comme la loi le prévoit, elle l'a condamne donc à une amende représentant au maximum 2 % de ses revenus globaux, ici 1 %. Cloudflare n'a pas encore réagi, mais nul doute qu'elle fera appel de la décision.

L'AGCOM italienne (Autorité pour les garanties dans les communications) se félicite de son côté d'une mesure “particulièrement significative compte tenu du rôle joué par Cloudflare“. Elle rappelle que l’entreprise est liée à environ 70 % des sites pirates visés par les actions du pays.

Source : TorrentFreak


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