Vous allez pouvoir réutiliser ChatGPT gratuitement dans WhatsApp grâce à cette décision européenne
Bruxelles vient de remettre Meta au pas sur le terrain de l'intelligence artificielle. La Commission européenne exige le retour des chatbots rivaux dans WhatsApp. Et cette fois, l'accès devra être totalement gratuit.

L'arrivée des assistants conversationnels dans les messageries semblait promise à un bel avenir. Discuter avec une IA sans ouvrir d'application dédiée séduisait beaucoup d'utilisateurs. Pourtant, cette cohabitation a vite tourné au bras de fer. Fin 2025, Meta avait chassé ChatGPT puis Copilot de sa plateforme, pour ne garder que son propre assistant maison. Cette mise à l'écart ressemblait fortement à une manœuvre pour écarter la concurrence.
Cette stratégie n'a pas échappé aux régulateurs européens. La firme de Mark Zuckerberg avait bien tenté un compromis au printemps en rouvrant ses portes aux IA rivales, mais contre paiement. Bruxelles avait aussitôt jugé ces frais beaucoup trop dissuasifs. Le dossier vient donc de connaître un nouveau rebondissement, nettement moins favorable au géant américain.
L'Europe contraint Meta à rouvrir gratuitement WhatsApp aux IA concurrentes
La Commission européenne a tranché ce mardi en faveur des concurrents de Meta. Bruxelles impose désormais à l'entreprise de rétablir l'accès gratuit de WhatsApp aux assistants d'intelligence artificielle rivaux. Cette mesure provisoire s'inscrit dans une enquête de concurrence ouverte fin 2025. Trois sociétés sont à l'origine des plaintes, dont la start-up française Agentik et l'américaine The Interaction Company, éditrice de Poke.com. Depuis octobre, le réseau social bloquait ces services via l'interface destinée aux entreprises, tout en exemptant Meta AI de cette restriction. Le groupe justifiait sa décision par le trafic croissant généré par ces chatbots, qu'il jugeait coûteux pour ses serveurs.
La commissaire chargée de la concurrence, Teresa Ribera, estime que les tarifs imposés rendaient la situation économiquement intenable pour les rivaux. Le groupe californien dispose de cinq jours ouvrables pour se conformer à la décision. Il devra maintenir cet accès gratuit jusqu'à la fin de l'enquête. En cas de refus, l'amende pourrait atteindre 10 % de son chiffre d'affaires mondial. Le propriétaire de WhatsApp conteste fermement et compte faire appel. Elle dénonce une décision qui offrirait à ses rivaux un produit payant sans contrepartie. Pour les jeunes pousses européennes du secteur, cette mesure représente au contraire une véritable bouffée d'oxygène. Reste à savoir si cette offensive de Bruxelles redessinera durablement le marché des assistants conversationnels en Europe.