Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Voici le plan en béton élaboré par les scientifiques pour résoudre ce mystère

Sommes-nous seuls dans l’Univers ? La découverte de milliers d’exoplanètes a relancé la quête de la vie extraterrestre, mais la recherche est encore assez théorique. Les astronomes estiment que la clé se trouve dans l’atmosphère de ces planètes, mais il y a une différence entre le savoir et réussir à y traquer des biosignatures. On vous explique comment les chercheurs s’apprêtent à passer de la théorie à la preuve.

Exoplanète NASA Webb
Crédits : NASA, ESA, Gregory Bacon (STScI)

La quête de la vie extraterrestre est une question qui passionne les scientifiques depuis des années. La découverte des exoplanètes a renforcé les espoirs d’un jour trouver des réponses à cette question. Cette chasse aux mondes habitables repose notamment sur la recherche d’eau, élément essentiel à la vie telle qu’on la connaît sur Terre. Mais pas seulement.

Traquer les « biosignatures » dans les atmosphères de ces planètes n’est pas une approche nouvelle en soi. Mais savoir où chercher est une chose différente que celle d’y arriver – l’idée étant maintenant de passer d’une phase plutôt théorique à une méthode concrète reproductible. Et les astronomes pourraient l’avoir trouvée, selon nos confrères de The Conversation.

Lire aussi – Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Cette théorie fait froid dans le dos et explique pourquoi aucune civilisation alien ne nous a contactés

Le grand défi de la détection de « codes-barres » moléculaires dans l’atmosphère d’une exoplanète

On considère qu’un monde peut être propice à la vie s’il se situe dans la zone dite « habitable », c’est-à-dire une région modérée afin que l’eau y demeure à l’état liquide. Or la nature de l’atmosphère influence profondément la température.

Afin d’appréhender l’atmosphère, les télescopes identifient les « codes-barres » des molécules présentes dans ces atmosphères (la signature qu’elles impriment sur la lumière qui les traverse). Or cette technique n’est pas infaillible : si l’intensité du signal dépend généralement de l’abondance de la molécule dans l’atmosphère, ce n’est pas une science exacte. En effet, certains codes-barres moléculaires sont faibles, comme celui de l’azote diatomique (N₂), alors que cette molécule prédomine dans l’atmosphère terrestre.

De plus, le traitement des données peut faire varier les résultats pour une même atmosphère planétaire : le choix des codes-barres moléculaires pris en compte dans l’analyse pouvant fortement l’influencer. En témoigne la controverse autour de l’exoplanète K2-18b en 2025 : une première équipe a cru y voir une biosignature (le diméthylsulfure) qui suggérait l’existence d’une vie microbienne marine, puis une seconde l’a remise en question.

Enfin, les instruments actuels atteignent leurs limites : le télescope spatial James Webb (JWST) rencontre des difficultés pour détecter l’atmosphère des planètes de la taille de la Terre – supposées rocheuses. Mais les scientifiques préparent déjà l’avenir.

exoplanete
Crédit : 123RF

Un nouvel arsenal de télescopes pour traquer la vie extraterrestre

Plusieurs missions, dont le lancement est déjà prévu, devraient permettre de dépasser ces limites et affiner la quête. L’idée est désormais de passer de la recherche de gaz au lancement de missions dédiées, notamment à la détection de combinaisons de gaz.

L’Agence spatiale européenne (ESA) devrait lancer le télescope Plato pour identifier des planètes bien plus semblables à la nôtre en 2026, ainsi que le télescope Ariel en 2029 pour déterminer la composition des atmosphères des exoplanètes. Ces deux instruments misent sur la spectroscopie en transmission. Or, cette méthode ne fonctionne que si la planète passe devant son étoile.

Lire aussi – C’est la première explosion jamais observée sur une autre étoile que le Soleil et elle bouleverse notre quête de vie extraterrestre

C’est pour cela que les prochains instruments de la NASA reposeront sur une autre approche : la coronographie, qui permettra de regarder les planètes « de côté » en « annulant » la lumière de l’étoile pour voir les objets de plus faible luminosité. L’agence américaine prévoit de lancer son télescope spatial Nancy Grace Roman en 2029 et elle planifie son Observatoire des Mondes Habitables (HWO).

L’objectif du HWO est d’identifier de nouveaux indicateurs d’habitabilité, grâce à l’étude de près de 25 planètes de type terrestre. Il ne recherchera pas seulement des gaz, mais également la signature lumineuse de plantes – qui réfléchissent très fortement l’infrarouge proche (Vegetation Red Edge). Et en couvrant un large éventail de longueurs d’ondes (ultraviolet au proche infrarouge), HWO devrait pouvoir reconstituer une carte basse résolution de la surface des planètes (continents, océans…).

Si la découverte d’une vie extraterrestre n’est pas garantie, les prochaines décennies s’annoncent décisives pour l’histoire de l’astronomie.


Abonnez-vous gratuitement à la newsletter

Chaque jour, le meilleur de Phonandroid dans votre boite mail !

Réagissez à cet article !

Demandez nos derniers articles !

iPhone : attention, cet antivirus va cesser de fonctionner sur les modèles les plus anciens, mettez-vous à jour

Apple vient d’annoncer qu’un certain nombre de ses iPhone ne pourront plus profiter d’un antivirus très populaire à partir du 30 avril prochain. Vous ne savez pas si vous êtes…

L’astéroïde qui devait s’écraser sur la Lune en 2032 passera finalement à côté

La fin du feuilleton spatial ? D’après de nouveaux calculs, l’astéroïde 2024 YR4 qui menaçait d’entrer en collision avec la Terre puis la Lune ne représente aucun danger. Ouf. En…

Wikipédia : un ver JavaScript viral a vandalisé 4 000 pages en seulement 23 minutes

Un incident de sécurité a touché la Fondation Wikimedia : près de 4 000 pages ont été vandalisées, sans compter celles supprimées. Le responsable ? Un ver JavaScript auto-propagé. Le 5 mars,…

WhatsApp va finalement autoriser ChatGPT et les autres IA à revenir, au moins pendant un an

Meta a bien dû montrer patte blanche devant la Commission européenne, qui l’a récemment accusé de pratiques anticoncurrentielles après avoir chassé ChatGPT, Copilot et toute autre IA que la sienne…

Que vaut la puce M5 Max d’Apple ? Voici ce que disent les premiers benchmarks

Elle sera officiellement disponible le 11 mars 2026 dans le nouveau MacBook Pro, mais en attendant, la puce M5 Pro Max a déjà été testée. Voyons ce que disent les…

PC

Copilot va bientôt pouvoir lire vos captures d’écran… sans mettre vos données en danger

Microsoft continue d’ajouter de nouvelles fonctions à son assistant Copilot. L’entreprise veut faciliter l’envoi d’images et de captures d’écran à l’intelligence artificielle. Mais après la polémique autour de Recall, la…

IA

Les fonds d’écrans du MacBook Neo sont déjà disponibles, les voici

Envie de donner un air de Neo à votre MacBook ? Téléchargez les fonds d’écran du futur ordinateur portable d’Apple avant sa sortie. De quoi patienter si vous ne voulez…

Apple est prêt à tout pour vendre son MacBook Neo, même à faire la promotion des produits Microsoft

La campagne de promotion du MacBook Neo est lancée et qui dit nouveau produit, dit nouvelles stratégies de communication. Quitte à vanter les mérites de la suite Office, pourtant propriété…

PC

Microsoft dévoile le Project Helix : sa console nouvelle génération enfin capable de faire tourner vos jeux PC

C’est officiel : Microsoft n’abandonne pas le marché des consoles. Asha Sharma, la nouvelle PDG de Microsoft Gaming vient de révéler l’existence de Project Helix : une console nouvelle génération brisant la…

La mythique Volkswagen Golf passe à l’électrique et se dévoile enfin

La Volkswagen Golf s’apprête à franchir une étape importante de son histoire. Le modèle le plus vendu de la marque va lui aussi passer à l’électrique. Une première image donne…