Nous avons essayé la UR9S de Hisense, cette TV RGB LED est un régal pour les yeux
À l’occasion du lancement officiel de la gamme TV 2026 de Hisense en France, nous avons eu l’opportunité d’essayer la UR9S, le porte-étendard de la marque pour ce début d’année. S’appuyant sur un rétroéclairage mini-LED, la UR9S propose une fiche technique très séduisante. Mais au-delà des chiffres théoriques, cette télévision vaut-elle vraiment le détour ? Voici ce qu’en dit notre sonde et nos premières heures en sa compagnie.
Depuis plusieurs mois, le petit de la télévision (pas les chaînes de TV, mais les fabricants de TV) est en effervescence. Deux événements sont prévus en 2026. Et ils vont tous les deux pousser, l’un plus que l’autre, le renouvellement dans les foyers. Pas seulement en France, mais partout dans le monde. Le premier de ces événements est la Coupe du Monde de Football. Elle aura lieu cet été outre-Atlantique, entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.
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Le deuxième événement est technologique : c’est l’arrivée des dalles dotées d’un rétroéclairage RGB LED. Cela fait maintenant un an que nous évoquons cette technologie dans nos colonnes : chaque LED est composée de trois diodes reprenant les couleurs primaires (bleu, rouge et vert). Promesse d’une meilleure colorimétrie et d’un plus grand contrôle sur la lumière, elle pourrait, à terme, remplacer le rétroéclairage LED traditionnel. La grande majorité des marques ont lancé (ou vont lancer) des TV RGB LED cette année : Sony, TCL, Samsung, LG ou encore Hisense.
Hisense mise gros sur le RGB mini-LED
Nous avons d’ores et déjà présenté les nouveautés de Hisense à l’occasion de leur officialisation, le 26 mars 2026. Parmi ces nouveautés, nous avons présenté les deux premiers modèles RGB LED de la marque : la UR9S et le UR8S, deux télévisions aux caractéristiques techniques ambitieuses. Pour preuve, la UR9S sera le porte-étendard de Hisense en 2026. Autant dire que l’enjeu est considérable et que la marque chinoise n’a rien laissé au hasard. Pour nous en convaincre, Hisense nous a proposé d’essayer la télévision. Sonde à la main, nous avons accepté.

Avant d’entrer dans les détails de nos mesures, faisons un petit rappel de ce qu’est la UR9S. Cette télévision existe en trois tailles : 65, 75 et 85 pouces. La version que nous avons testée mesure 75 pouces. Le cadre est en aluminium. Les bordures sont assez larges, mais pas trop. L’épaisseur est assez typique des dalles LCD. Hisense a choisi un design rectangulaire pour la coque de la télévision. Cela contraste avec la U7Q Pro que nous avons testée : sa coque est plus fine en haut qu’en bas, avec une courbure progressive. Le pied est central un peu moins profond que celui des modèles de 2025. Il ne nous semble pas être compatible avec deux positions.
La connectique est complète : USB, HDMI, Ethernet, optique, TNT, satellite, CI+. Le système audio signé Devialet est 4.1.2, avec quatre tweeters pour la voix centrale sur la tranche inférieure, deux tweeters sur les tranches latérales pour la spatialisation et un caisson de basse logé à l’arrière. Et le son est franchement très correct : très orientée sur la voix et les médiums, la signature audio laisse quand même un bel espace pour les basses (en comparaison d’autres télévisions du même type). La télécommande est presque similaire à celle que nous connaissons déjà, à une exception près : elle est rétroéclairée.
Hisense ne laisse rien au hasard sur l'affichage de la UR9S
Côté affichage, la UR9S est 4K avec un taux de rafraichissement natif à 180 Hz. Les diodes sont réparties en zones, dont le nombre varie de 1000 à 2000 zones selon la taille. Selon a marque, l’UR9S émet 30 % de moins de lumière bleue qu’une télévision OLED, ce qui baisserait la consommation d’énergie tout en conservant des couleurs naturelles. Notez que cette dalle est HVA (où les cristaux liquides sont positionnés verticalement).
Malgré ce filtre bleu, Hisense promet une luminosité très élevée : 4000 nits en pointe locale sur la version 75 pouces (3500 nits en 65 pouces et 5000 nits en 83 pouces). C’est bien plus qu’une dalle OLED. Et c’est même plus que la plupart des TV RGB LED annoncées récemment. À cela s’ajoute un revêtement mat et antireflet. Comme Samsung et TCL, Hisense combine ces deux technologies pour réduire les nuisances lumineuses des fenêtres adjacentes.
Autre belle promesse, la colorimétrie. La UR9S afficherait 130 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et 100 % du BT.2020. Pour contrôler les couleurs affichées, Hisense utilise non pas un, mais deux processeurs : le Hi-View AI Engine X pour transformer le flux vidéo en image affichée et un second processeur maison pour gérer les LED RGB. Enfin, la UR9S est compatible avec les standards Dolby Vision 2 et Dolby Atmos. Maintenant que nous savons en détail ce que nous allons tester. Passons au résultat de nos tests.
La qualité d'image de la UR9S est (presque) à la hauteur de la promesse
L’UR9S dispose de nombreux modes, dont certains ne s’activent qu’en branchant un équipement spécifique avec des contenus spécifiques : le mode photo par exemple ou les modes jeu (puisqu’il y a plusieurs profils associés au jeu vidéo). Nous avons testé les modes standard, cinéma, Film Maker et dynamique. Nos conditions de test ne nous permettent pas de mesurer la luminosité automatique maximale. En mode manuel, cela varie de 270 nits en mode Film Maker à 660 nits en mode dynamique, en passant par 460 nits en mode Standard. Face à la U7Q Pro, la UR9S fait mieux. Les angles de vision nous semblent assez larges, avec peu de perte de luminosité ou de dérive colorimétrique sur les côtés (45°).
En mode cinéma, la UR9S offre d’excellents résultats, sans avoir besoin de faire le moindre réglage manuel. Le gamma est à 2,4, une valeur parfaite. Le Delta E moyen atteint 2,5 en SDR et 1,5 en HDR. La température moyenne est un peu froide, à 6200° environ : le blanc tire légèrement vers le jaune. Naturellement, l’interface Vidaa propose l’ensemble des outils permettant d’optimiser ce profil colorimétrique. Mais les néophytes n’auront pas besoin de mettre les mains dans le cambouis. Enfin, le taux de contraste mesuré est de 22300:1. Les noirs sont profonds, malgré l’intégration d’une dalle mate qui aurait pu les éclaircir. Nous n’avons pas décelé de blooming gênant ou de clouding.
Ce premier contact avec la UR9S est convaincant. Il nous permet de mieux cerner les vraies possibilités d’un téléviseur RGB LED : une très bonne luminosité, une colorimétrie assez large et bien respectée, un très bon taux de contraste et de beaux détails dans tous les types de scène. Si la technologie doit encore être peaufinée sur certains points, elle est déjà convaincante, alors qu’il ne s’agit là que d’une première (ou deuxième) itération.







