Prise en main du Huawei Mate 30 Pro : un smartphone privé de Google qui a pourtant tout pour plaire

Maj. le 23 septembre 2019 à 12 h 37 min

Certes, la nouvelle gamme Huawei Mate 30 ne sera pas commercialisée en France… Pas pour l’instant du moins, mais Huawei y réfléchit. Nous avons néanmoins pu mettre la main sur un exemplaire du Mate 30 Pro durant une petite demi-heure environ, le temps de vous livrer nos premières impressions.

Huawei Mate 30

Ça y est, c’est fait : Huawei a officialisé sa gamme de nouveaux smartphones, les Mate 30. Au sein de cette série, on trouve le Huawei Mate 30, le Huawei Mate 30 Pro et le Huawei 30 RS designé par Porsche. Nous avons pu prendre en main durant une trentaine de minutes le Mate 30 Pro lors de la conférence Huawei qui a eu lieu à Munich. Évidemment, difficile de juger des réelles capacités du smartphone en si peu de temps, mais nous avons pu malgré tout nous faire une idée de tout son potentiel…. Et de ses limites.

Un design et un écran à couper le souffle

En concevant son nouveau Mate 30 Pro, Huawei a considérablement revu le design de son P20 Pro sorti l’an passé. Avec son module de capteurs arrière de forme circulaire, le design de l’appareil se démarque définitivement du P20. Disposant d’un écran de 6,53″ et d’un ratio de 16,4:9, l’appareil offre également un confort visuel encore plus important que le modèle précédent. La raison en est assez simple : l’affichage se prolonge sur les bords gauche et droit. Car l’écran est incurvé à 88° sur les côtés et en conséquence il n’y a plus de bandes noires tout autour de l’écran. Ça, ça en met plein la vue à plus d’un titre. Le fait de surfer, naviguer ou jouer offre une expérience encore plus immersive que tout ce que nous avions pu éprouver jusqu’à présent sur mobile.

Huawei Mate 30 Pro

Sur le côté droit, on trouve un unique bouton de mise sous tension. Notez que l’absence de boutons physiques pour régler le volume nécessite un petit temps d’adaptation. Il convient de tapoter par deux fois sur les bords gauche ou droite de l’écran pour appeler la fenêtre de réglage du volume. Pas évident de prime abord quand on a toujours connu les boutons physiques, mais on s’y fait très vite.

En définitive, grâce sa légèreté et ses bords incurvés, le téléphone offre une excellente prise en main et un confort visuel rarement (voire jamais ?) égalé jusqu’à présent.

Huawei Mate 30 Pro

Une partie photo toujours au top, mais…

La partie photo ressemble énormément à ce que l’on connaît sur le P30 Pro. Les clichés en faible luminosité sont excellents, et dans 99% des cas, il n’est même pas besoin de faire appel au mode nocturne. L’appareil s’en sort très bien sans lui. En revanche, la luminosité est un peu trop poussée, ce qui occasionne des zones peu fidèles par rapport à la réalité en termes de contraste et de colorimétrie. Des tests plus avancés seront de toute façon plus requis pour se faire une idée plus juste du potentiel de l’appareil.

Huawei Mate 30 Pro

Un smartphone privé de Google, ça fait grincer des dents

De prime abord, l’environnement de l’appareil se présente de la manière la plus classique qui soit. Contrairement à ce qu’on a pu lire ici et là, l’appareil est bien livré sous Android. Sauf qu’il s’agit d’une version Open Source du système d’exploitation et que le smartphone est dépourvu d’applications Google. À la place du traditionnel Play Store, on trouve AppGalery, le magasin virtuel que l’on trouve déjà sur l’ensemble des smartphones Android. Comme vous vous en doutez, c’est son principal défaut. Les applications que l’on trouve au sein de l’AppGalery ne sont pas en nombre assez suffisant pour pallier l’absence du Play Store et de son million d’applications. Pas de Netflix, de Facebook ni de Twitter, et les quelques applications issues d’entreprises françaises comme RMC Sport ne changeront pas la donne. Le téléphone, malgré toutes ses qualités, est plombé par l’absence des applications Google.

Huawei Mate 30 Pro

Un prix à la hauteur de ses capacités ?

Le Mate 30, qui se voit équipé de 8 Go de RAM et de 128 Go d’espace de stockage, est annoncé au prix de 799 euros. Le Mate 30 Pro, dans son édition 8 / 256 Go, est annoncé quant à lui à 1099 €. La même version, mais équipée d’une puce 5G, s’affiche quant à elle à 1199 €. Enfin, il faudra commercialiser 2095 € pour acquérir le Mate 30 RS, lui qui a été designé en partenariat avec Porsche, et qui profite de 12 Go de RAM et de 512 Go d’espace de stockage.

Des prix qui semblent élevés, mais qui peuvent se justifier par l’innovation en termes de design, de qualité photographique et de puissance (nous n’avons pas abordé ce point, car n’avons pas pu installer le moindre logiciel de benchmark lors de nos premiers essais, mais il semble que l’appareil surclasse même le plus puissant des Snapdragon, à savoir le 855+). Le seul hic restera, comme évoqué précédemment, l’absence des services Google. Un frein si conséquent que Huawei n’a pas encore annoncé de date de commercialisation de l’appareil en France, préférant se laisser le temps de la réflexion.

Huawei Mate 20 Pro vs Huawei Mate 30 Pro
Le Huawei Mate 20 Pro (à gauche) contre au Huawei Mate 30 Pro (à droite)

 

Réagissez à cet article !
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter
Chaque semaine, le meilleur de Phonandroid dans votre boite mail !
Demandez nos derniers articles !
Huawei : Donald Trump accepte de lever une partie des sanctions

Donald Trump a finalement accepté de lever une partie des sanctions à l’encontre de Huawei. En marge d’un nouveau sommet entre Washington et Pékin, le président américain a décidé d’accorder des licences de vente à certaines sociétés américaines. Dans ces conditions, le…

Huawei promet que la 6G sera 100 fois plus rapide que la 5G

Huawei assure que le futur réseau 6G sera 100 fois plus rapide que la 5G, dont le déploiement en est encore à ses balbutiements. Lors d’une interview, Richard Yu, PDG de la division mobile de la firme, a pour la première fois…

Huawei et Qualcomm peuvent de nouveau faire affaire malgré les sanctions

Huawei peut de nouveau s’approvisionner chez Qualcomm malgré les sanctions : le fondeur américain vient en effet d’obtenir une licence du gouvernement américain et compte bien sécuriser un contrat d’approvisionnement pluriannuel. Néanmoins des limites restent en place sur ce que…