Meta pensait avoir trouvé la parade contre les images générées par l’IA, c’est un échec
Meta vient tout juste de lancer son propre générateur d’images par IA, Muse Image. Mais l’IA de l’entreprise, censée détecter les contenus générés par intelligence artificielle, serait particulièrement inefficace…
En 2026, distinguer le vrai du faux est un véritable casse-tête. Les générateurs d’images par IA, autrefois archaïques, sont de plus en plus performants. Il devient alors particulièrement difficile de savoir si une image a été créée de toutes pièces par l’intelligence artificielle, celle-ci commettant de moins en moins d’erreurs. Pourtant, de nombreuses entreprises tentent de mettre en place des détecteurs d’IA. On pense notamment à Google, qui a tenté de vous aider à détecter les images créées par l’IA via Google Photos.
Quoi qu’il en soit, les générateurs d’images par IA se multiplient. Windows 11, par exemple, propose un créateur d’images via son application Photos. Google Photos, de son côté, va pouvoir vous transformer en mème grâce à l’IA. Mais il ne faut pas oublier que ce genre de contenu peut parfois être trompeur. Le générateur d’images de ChatGPT, par exemple, excelle dans la création de fausses factures.
Mais cela n’a pas empêché Meta de lancer son propre générateur d’images par IA, sobrement baptisé Muse Image. Le propriétaire de Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads a également lancé un système de « tatouage numérique », baptisé Content Seal. Celui-ci est censé faciliter la détection des images générées par IA via un détecteur que Meta a également mis en place.
Meta : un détecteur d’images IA facile à berner ?
Et pourtant, le système peinerait à détecter les images générées par l’intelligence artificielle. C’est en tout cas ce qu’ont constaté les journalistes de Reuters, qui ont poussé le détecteur dans ses retranchements.
Tout d’abord, les journalistes ont soumis au détecteur une quarantaine d’images générées par Muse Image, sans les retoucher. Dans ce cas-ci, l’outil a bel et bien pu identifier les images créées par l’IA. Mais les journalistes ont alors décidé de légèrement recadrer les images, compliquant ainsi la tâche du détecteur.
En effet, après avoir recadré les images générées par l’IA, le détecteur a largement perdu en performances. Dans ce scénario, le taux de détection est tombé à seulement 55 %. Pourtant, Meta assure que Content Seal reste détectable même si l’image est « recadrée, compressée, redimensionnée ou capturée par une capture d’écran »…
