Le PDG de Volkswagen fixe deux règles non négociables pour l’avenir de la marque
Volkswagen a longtemps misé sur le tout-tactile dans ses voitures. Son PDG Thomas Schäfer vient de trancher publiquement sur ce qui ne sera plus jamais négociable. La marque allemande engage un retour aux sources plus profond qu'il n'y paraît.

Depuis plusieurs années, les constructeurs automobiles ont suivi la tendance des grands écrans et des surfaces tactiles. Volkswagen avait pleinement adopté cette philosophie sur ses modèles électriques. La marque était allée jusqu'à supprimer les boutons de vitres arrière sur certaines versions de l'ID.3. Ces choix avaient provoqué de vives critiques. De nombreux conducteurs jugeaient ces interfaces peu pratiques et dangereuses au volant.
Depuis, Volkswagen a progressivement changé de cap. La marque a annoncé il y a un an l'abandon des commandes tactiles sur ses futurs modèles. Début 2026, l'ID. Polo, présentée avec de vrais boutons et sans commandes tactiles inutiles, a concrétisé ce virage. C'est désormais le PDG lui-même qui fixe définitivement la philosophie derrière cette évolution.
Volkswagen impose les boutons physiques et les vrais noms de modèles dans toutes ses futures voitures
Thomas Schäfer, PDG de Volkswagen, a accordé une interview au magazine Top Gear. Il y détaille ses priorités absolues pour la marque. Selon lui, les poignées de porte intuitives et les boutons physiques sont deux éléments non négociables. Le dirigeant confie ne pas comprendre pourquoi quiconque aurait opté pour des curseurs tactiles à la place de vraies commandes. Il évoque un engouement passé pour un design inspiré de l'iPhone, dont il a fallu convaincre les équipes de s'éloigner. Il annonce également le retour de noms de modèles classiques et compréhensibles, pour remplacer la nomenclature ID. jugée trop froide et abstraite.
Volkswagen n'est pas seul dans cette démarche. Toute l'industrie avait suivi Tesla vers les grandes dalles tactiles, souvent au détriment de l'ergonomie. Scout Motors, autre marque du groupe Volkswagen, a même placé les commandes physiques au cœur de sa stratégie. Pour le constructeur allemand, ces engagements s'inscrivent dans une période délicate. La marque peine à décoller en Europe et en Chine. Ses ventes électriques restent en deçà des attentes malgré plus de deux millions de véhicules écoulés. Remettre des boutons envoie un signal fort. Elle veut redevenir une marque qu'on comprend dès qu'on monte à bord.