Des chercheurs relancent l’idée que la vie sur Mars a été détectée il y a 50 ans
Et si la vie sur Mars avait déjà été découverte il y a cinquante ans ? C’est ce que suggèrent de nouveaux travaux basés sur les missions Viking de la NASA. Une erreur d’interprétation aurait conduit à écarter des indices pourtant clairs.

Mars fascine depuis des décennies, mais les recherches s’intensifient ces dernières années. Deux découvertes récentes alimentent l’idée que la planète rouge aurait pu abriter la vie. Une étude publiée en janvier 2026 évoque la présence d’un ancien océan couvrant l’hémisphère nord. Une autre, basée sur l’analyse de la météorite martienne Black Beauty, révèle des minéraux très anciens formés dans un environnement potentiellement habitable. Ces éléments confortent les chercheurs dans leur quête de traces biologiques.
Mais un nouveau rebondissement concerne les missions Viking lancées en 1976. À l’époque, les deux sondes avaient réalisé plusieurs expériences pour détecter des signes de vie. Trois d’entre elles avaient donné des résultats positifs. Pourtant, un instrument appelé GC-MS, chargé de détecter des molécules organiques, n’avait rien trouvé. Cette absence a conduit la NASA à conclure qu’il n’y avait pas de vie sur Mars. L’interprétation a été acceptée, malgré les critiques de certains scientifiques.
Une nouvelle étude affirme que les missions Viking ont bien détecté des signes de vie sur Mars
Des chercheurs estiment aujourd’hui que cette conclusion était prématurée. Selon une étude publiée dans la revue Sage, le GC-MS aurait bien détecté des composés organiques, mais sous une forme dégradée. À l’époque, la présence de methylchlorure et de dioxyde de carbone avait été considérée comme une contamination. Or, on sait désormais que le perchlorate, un oxydant découvert sur la planète rouge en 2008, peut détruire les molécules organiques et produire ces résidus lors du chauffage des échantillons.
Cette nouvelle lecture relance l’hypothèse d’une activité biologique passée. Les scientifiques à l’origine de l’étude ont même proposé un modèle de microbes martiens, baptisé BARSOOM. Ces organismes seraient capables de produire de l’oxygène le jour et de le stocker pour survivre la nuit. Ils estiment que l’erreur d’analyse a retardé de plusieurs décennies la recherche de vie sur Mars. Cinquante ans après Viking, ils appellent à rouvrir le débat et à réévaluer les données avec les outils scientifiques d’aujourd’hui.