Ce phénomène solaire qu’on croyait impossible sur Mars vient d’y être détecté
Une sonde NASA hors service depuis des mois vient de livrer une découverte inattendue. Des scientifiques ont détecté sur Mars un phénomène atmosphérique que personne n'attendait. Son existence remet en question ce que la physique planétaire croyait impossible.

Le vent solaire bombarde en permanence les planètes du système solaire. Il s'agit d'un flux constant de particules chargées émises par le Soleil. Sur Terre, un puissant champ magnétique dévie ces particules avant qu'elles n'atteignent l'atmosphère. Les planètes dépourvues de ce bouclier y sont directement exposées. Des chercheurs avaient récemment localisé la zone exacte où se forment les tempêtes magnétiques du Soleil. Leurs effets sur les planètes sans protection magnétique restaient pourtant encore mal compris.
Mars fait l'objet d'une attention croissante. Ses mystères atmosphériques et les propriétés inattendues de son sol pour une future colonisation nourrissent régulièrement les recherches. MAVEN, une sonde de la NASA lancée en 2013, en faisait partie. C'est en fouillant ses archives que des scientifiques ont mis au jour quelque chose d'entièrement nouveau. La sonde a perdu le contact avec la Terre en décembre 2025. Ses données, elles, n'ont pas fini de parler.
Des scientifiques ont découvert sur Mars un phénomène solaire jusqu'ici propre aux planètes dotées d'un champ magnétique
MAVEN avait tout enregistré. En décembre 2023, une puissante tempête solaire a frappé Mars. Selon l'étude publiée dans Nature Communications, la sonde a relevé des fluctuations inhabituelles dans sa haute atmosphère. Le phénomène était apparu douze heures après l'impact. Les chercheurs ont identifié l'effet Zwan-Wolf, un phénomène qui dévie le vent solaire le long de structures magnétiques temporaires. Ces structures s'étaient formées sous l'effet de la tempête. Les particules y circulaient sous forte pression, canalisées et comprimées. Personne n'avait envisagé qu'il puisse exister dans une atmosphère planétaire.
Christopher Fowler, professeur à l'Université de West Virginia, a dirigé ces travaux. Son équipe précise que l'effet Zwan-Wolf opère probablement en continu sur Mars. En temps normal, il reste trop faible pour les instruments embarqués. La tempête de 2023 l'avait suffisamment amplifié pour le rendre détectable. Cet effet était jusqu'ici réservé aux planètes dotées d'un fort champ magnétique, comme la Terre. Ces résultats pourraient aider à mieux comprendre les atmosphères de Vénus ou de Titan, deux mondes sans bouclier magnétique. La NASA, de son côté, n'a toujours pas renoncé à reprendre contact avec la sonde.