Avec cet impressionnant SSD, Huawei prouve que les sanctions américaines ne l’arrêtent pas
Face aux sanctions américaines, Huawei a dû redoubler d’inventivité. Le fabricant a en effet misé sur une toute nouvelle technologie pour développer un SSD de pas moins de 122 To.

Si les États-Unis ont assoupli les sanctions contre Huawei en 2021, cela n’empêche pas le pays de l’Oncle Sam de limiter grandement le fabricant chinois. En effet, en 2019, les USA ont placé Huawei sur l’Entity List. En d’autres termes, le groupe chinois doit se passer d’une grande partie des matériels, logiciels et propriétés intellectuelles américaines. Et c’est un sérieux problème. En effet, les puces 3D NAND, qui reposent sur des technologies américaines, sont quasiment indispensables pour la fabrication d’appareils de stockage à grande capacité.
Face à ces blocages, Huawei défie les sanctions américaines avec une production massive de puces. Mais pas que. En effet, pour fabriquer son SSD de 122,88 To, Huawei a choisi d’opter pour un packaging de type Die-on-Board (DoB), qui vient remplacer l’empaquetage NAND traditionnel. Cette méthode permet au fabricant chinois d’augmenter la capacité de ses appareils de stockage, tout en se passant de certaines technologies américaines de pointe.
Huawei tente de contourner les sanctions américaines
De plus, le DoB serait plus économique que le NAND, auquel Huawei n’aurait pas accès. Toutefois, ce type de packaging n’est pas sans défaut, loin de là. En effet, le fabricant chinois a été confronté à des problèmes de gestion thermique et d’intégrité du signal inhérents au DoB. Toutefois, Huawei aurait compensé ces problèmes grâce à son OceanDisk 1800.
Et Huawei ne compte visiblement pas s’arrêter en si bon chemin, loin de là. Les SSD avec une capacité de stockage de 61,44 To et 122,88 To ne sont qu’un début pour le groupe chinois. En effet, Huawei pourrait proposer un disque de pas moins de 245 To dans un futur proche.
La Chine fait face à une liste interminable de sanctions, y compris dans le domaine de l’intelligence artificielle. Le pays est notamment privé de la NVIDIA H200, principalement utilisée pour les centres de données d’IA.
Face à cette lourde contrainte, Huawei a dévoilé le CloudMatrix, qui pourrait même surpasser son équivalent chez NVIDIA. Il semblerait donc qu’Huawei soit sur le point de ne plus avoir besoin des États-Unis pour fabriquer les meilleurs smartphones du marché.
Source : Blocksandfiles