Il débarque en Docteur Doom en plein conseil municipal et assène un discours surréaliste
Un activiste américain s’est présenté devant des élus déguisé en Docteur Doom de Marvel. Il dénonce la surveillance de masse de la ville par l’installation de nombreuses caméras.

Flock et Axon. Ces deux noms vous disent peut-être vaguement quelque chose. Ce sont les deux plus grandes entreprises de technologies de surveillance et de sécurité publique aux États-Unis. Elles fournissent aussi bien les forces de l’ordre que les entreprises ou les municipalités. Et alors qu’elles se battent pour gagner des parts de marché, de nombreux américains alertent sur la prolifération des outils de surveillance de masse dans les villes.
L’un d’eux a choisi de faire entendre sa voix lors d’un conseil municipal à Seattle de manière originale : en se déguisant en Docteur Doom, le vilain de Marvel. Dans une vidéo devenue virale, il déclare face aux élus : « Doom exerce une domination totale sur la ville de Seattle. Doom sera derrière les caméras pour surveiller ceux qui cherchent à accéder à des soins de santé reproductive ou d’affirmation de genre. Doom pourra localiser vos voisins immigrés et assurer la sécurité des femmes de Seattle aux côtés d’agents qui harcèlent leurs ex-conjoint(e)s ».
Un activiste déguisé en Docteur Doom remercie Seattle pour ses caméras de surveillance
Derrière le masque, ce n’est pas Victor Von Doom, mais Clifford Cawthon, conseiller politique au sein du ministère du Commerce de l’État de Washington. Engagé dans la lutte contre la prolifération des caméras de surveillance, il est aussi membre groupe militant « Community Not Cameras », dont c’est le cheval de bataille.
La démarche fait sourire, mais il s’agit surtout d’attirer l’attention sur un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur aux États-Unis. Cawthon a eu l’idée de se déguiser en Docteur Doom après avoir vu quelqu’un débarquer en Darth Vader lors d’une assemblée similaire, sur le même sujet.
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Il a également pu entrer dans le centre de gestion des incidents en temps réel (RTCC) de Seattle, où la police de la ville a accès aux flux et données récoltées par les caméras, lecteurs de plaques d’immatriculation et autres outils du même genre. L’homme a eu l’impression de visiter le repaire d’un méchant de comics.
« Il y a un mur composé d’environ neuf écrans sur lesquels ils peuvent afficher à tout moment les images des caméras installées un peu partout dans la ville. Ils peuvent également, en théorie, se connecter depuis leur ordinateur personnel à condition de disposer des identifiants nécessaires », décrit-il. Selon lui, son action a réussi à mettre un coup de projecteur sur les actions de « Community Not Cameras ». Objectif atteint donc.
Source : 404 Media