“Frustré”, un agent du FBI vole 1 million de dollars en cryptomonnaie
Le FBI poursuit en justice l’un de ses agents suite à un vol de cryptomonnaie. Il aurait prévu de quitter le pays, mais a finalement choisi d’avouer lui-même son méfait à ses supérieurs.

Jusqu’au 31 juillet 2026, Patrick Steven Yaroch était un “agent spécial superviseur au sein de la division du contre-espionnage et de l’espionnage du siège du FBI.” Un poste à responsabilité lui donnant accès à de nombreuses informations confidentielles. Notamment concernant les portefeuilles de cryptomonnaies utilisés par des “nations hostiles” aux États-Unis. Se disant “frustré” de voir le FBI inactif alors qu’il pourrait selon lui agir sur ces comptes, l’homme décide de prendre les choses en main.
Fin 2024, il se renseigne sur le fonctionnement des tels portefeuilles numériques, en crée un lui-même, puis récupère les informations associées à ceux qu’il voit passer dans le cadre de son travail. Cela comprend les phrases de récupération de ces derniers, qu’il mémorise afin d’accéder au contenu des comptes. Après une douzaine de transferts, Yaroch se retrouve avec un peu moins d’un million de dollars en cryptomonnaie. D’après NBC News, la somme provient de portefeuilles russe.
Des conversations avec ChatGPT pour savoir quoi faire de l’argent volé
Rongé par le remord, l’agent finit par se dénoncer lui-même à ses supérieurs fin juillet 2026, environ 18 mois après le premier transfert. Et s’il clame que l’avarice n’était pas sa motivation, des éléments le contredisent. Yaroch a discuté avec ChatGPT en lui demandant, par exemple, comment investir 1 million de dollars pour en tirer le maximum de profits. Ou encore comment pouvez-t-il devenir citoyen ou résident d’un pays européen, et s’il avait besoin d’un visa pour transiter par la Turquie.
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Techniquement, Patrick Steven Yaroch n’a commis aucun acte de piratage. Il s’est contenté de mémoriser des codes d’accès à des portefeuilles de cryptomonnaie auxquels il avait légitimement accès. Il est donc poursuivi non pas pour fraude informatique ou espionnage, mais en vertu des articles 2314 et 2315 du Code pénal fédéral, relatifs au transport et à la réception de biens volés. On ignore encore ce que va faire le FBI des cryptomonnaies récupérées, qui n’appartiennent pas au gouvernement américain.