Nintendo Switch : le constructeur écope d’une amende record de 35 millions d’euros à cause du Joy-Con drift
Suite à la plainte de l'UFC-Que Choisir en 2020 mettant en lumière le problème de Joy-Con drift sur ses manettes de Switch, Nintendo vient de recevoir sa sentence de la part de la DGCCRF : 35 millions d'euros d'amende, la deuxième plus grande prononcée par l'organisme en France. Le constructeur a accepté de payer sans broncher.
Une victoire douce-amère pour des milliers de joueurs victimes de Joy-Con drift depuis le lancement de la Switch. Nintendo vient officiellement d'écoper d'une amende de 35 millions d'euros en France, prononcée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Une sentence qui vient conclure plusieurs années d'enquête par l'organisme, suite à une plainte de l'UFC-Que Choisir déposée en 2020.
La DGCCRF n'est pas la première à s'attaquer au géant japonais. Dès 2018, de premières plaintes remontent aux oreilles de Nintendo, qui attend l'année suivante avant de commencer à réparer gratuitement les Joy-Con atteints. Mais cela ne suffit pas à calmer les joueurs. Nintendo fait face à des ennuis judiciaires dans plusieurs autres pays, avant que la Commission européenne elle-même ne décide de s'en mêler.
Nintendo condamné à une amende record pour le Joy-Con drift
De son côté, la DGCCRF est saisie par le procureur de la République de Nanterre, interpellé par l'UFC-Que choisir. Verdict rendu donc ce lundi 8 juin. Nintendo écope de la grosse amende de l'histoire de l'organisme de répression des fraudes, après celle de Shein l'année dernière. Celui-ci reproche au constructeur d'avoir délibérément omis de communiquer et d'informer correctement les consommateurs sur les défauts techniques de ses manettes.
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La firme a ainsi « contribué à dissuader les consommateurs de se tourner vers le service après-vente de Nintendo et a conduit certains d’entre eux à racheter de nouvelles manettes », écrit la DGCCRF dans son rapport. Une amende qui ne remboursera pas tous les joueurs lésés, mais qui créera sans doute un précédent pour Nintendo et pour les autres constructeurs. « Nintendo n’avait communiqué qu’à partir de 2020 et non dès qu’elle a eu connaissance de ces dysfonctionnements », estiment les enquêteurs.
