Ces chiffres sur la RAM et les SSD vont faire mal à ceux qui prévoient d’acheter un PC en 2026
Le marché de la mémoire traverse une période de fortes tensions. De nouvelles projections annoncent des hausses massives sur la RAM et les SSD en 2026. Et le pire scénario n'a même pas encore été intégré dans les calculs.

La crise des composants s'aggrave depuis plusieurs mois. Le prix des disques durs a lui aussi bondi de près de 47 % depuis septembre 2025. Certains modèles haute capacité ont même vu leur tarif grimper de plus de 60 %. Cette flambée générale touche désormais toutes les catégories de composants. Les besoins des infrastructures d'intelligence artificielle cannibalisent la production mondiale de mémoire. Le marché grand public se retrouve face à une offre de plus en plus réduite.
Dans ce contexte, les PC portables sont particulièrement exposés. La part de la mémoire DRAM et des SSD dans leur coût de production est en train de doubler. Des hausses de prix pouvant atteindre 40 % sur ces appareils sont désormais anticipées pour les prochains mois.
Les prix de la RAM et des SSD s'apprêtent à bondir de plus de 60 % ce trimestre
TrendForce a publié de nouvelles projections alarmantes. Le cabinet d'analyse prévoit une hausse des prix de la RAM conventionnelle entre 58 et 63 % sur le seul trimestre en cours. Les SSD NAND Flash affichent une progression encore plus marquée, avec une augmentation attendue entre 70 et 75 %. Ces chiffres s'expliquent par un double mécanisme. Les fournisseurs réorientent leur production vers les modules serveurs à haute valeur ajoutée. En parallèle, ils limitent volontairement leurs livraisons vers les segments grand public pour préserver leurs marges. Les opérateurs cloud acceptent de payer plus cher et signent des contrats long terme pour sécuriser leurs approvisionnements. Cette dynamique renforce le pouvoir de négociation des fabricants face aux acheteurs classiques.
TrendForce précise que ces projections n'intègrent pas les effets potentiels du conflit régional entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Aucune perturbation majeure des chaînes d'approvisionnement n'a été constatée à ce stade. Le risque reste néanmoins entier. Le conflit a en effet provoqué l'arrêt des installations gazières du Qatar, qui fournissait un tiers de l'hélium mondial, un gaz indispensable à la fabrication des puces mémoire pour refroidir les tranches de silicium lors de la gravure. Une normalisation des prix n'est pas attendue avant fin 2027 ou 2028. De nouvelles capacités de production ne devraient entrer en service qu'à cette date.