Le retour d’Oppo en France date désormais de un an et demi. Si les gammes Find X et Reno sont à nouveau présentes sur les étals des distributeurs, ce n’est pas encore le cas des Find N, la gamme de smartphones pliants. Pourtant, ces smartphones ont des atouts à faire valoir. La preuve en est avec ce test complet du Find N6, tout récemment annoncé par la marque.
Quand Oppo est revenu en France, la marque a prévenu ses fans : toutes les gammes ne reviendront pas en même temps. Et effectivement, ce fut le cas. D’abord les Reno. Ensuite les A. Et enfin les Find X. Aujourd’hui, une grande partie des modèles qui sortent en Chine arrivent en France. Nous avons récemment testé le Reno 14 Pro, puis le Find X9 Pro et nous prévoyons le test du Reno 15 Pro. Il ne manque finalement que deux sous-catégories de la gamme Find.
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D’abord les Find « Ultra », qui viennent au-dessus des Pro. Oppo prévoit d’en commercialiser un dès cette année. Le premier modèle concerné est le Find X9 Ultra, information officialisée au Mobile World Congress. Sa présentation devrait avoir lieu avant la fin du printemps. Ensuite les Find N qui incluent tous les smartphones pliants d’Oppo. Nous avons pris en main le Find N et avons testé le Find N2 Flip, seul modèle de la gamme a voir été lancé en France.
Si la gamme Find N ne revient pas encore dans l’Hexagone, elle pourrait faire un « comeback » remarqué soit fin 2026, soit en 2027. Mais cette gamme est-elle toujours aussi pertinente qu’avant ? Son positionnement a-t-il changé entre 2022 et aujourd’hui ? C’est ce que nous avons voulu savoir en testant le tout nouveau Find N6, lequel a été présenté officiellement en Asie cette semaine.
Unboxing et accessoires
Le Find N6 se décline en deux couleurs : orange, très à la mode grâce à l’iPhone 17 Pro Max, et noir (cette dernière habille notre version de test). Dans la boîte, vous retrouvez ainsi un outil pour ouvrir le tiroir de la carte SIM, un câble USB-C vers USB-A, un bloc de charge 80 watts et une coque pour protéger le téléphone. Cette coque se positionne sur les deux faces externes du téléphone et permet à ce dernier de s’ouvrir tout en protégeant la charnière.
Pour les besoins de ce test, nous avons également reçu une coque additionnelle livrée avec un stylet tactile appelé AI Pen. La coque est un peu plus qualitative, au niveau des matériaux, mais elle ne couvre qu’une partie du dos (là où il y a le module photo) et elle ne protège pas intégralement la charnière. Elle dispose d’un emplacement pour ranger et charger le stylet.
Le stylet tactile est d’une taille confortable, permettant d’écrire et de réaliser des croquis aisément. La pointe glisse agréablement sur les deux écrans du smartphone. Un bouton est intégré sur l’une de ses faces. Ce dernier permet d’ouvrir un menu contextuel avec des raccourcis vers des outils d’édition. Contrairement au S-Pen de Samsung, si vous activez le stylet du Find N6, aucune application de prise de note ne s’ouvre automatiquement.
Design et interface
Commençons ce test par un petit tour du propriétaire. À première vue, le Find N6 dispose d’une ergonomie assez classique pour un smartphone pliant. S’il reprend en grande partie le format de son prédécesseur, le Find N5, le Find N6 ressemble aussi à plusieurs de ces concurrents. Nous pourrions citer le Mate X7, le Magic V6 ou son cousin, le Vivo X Fold5. Pour trouver plus original, il faut plutôt se tourner vers Google, Motorola ou Samsung.
Les fondamentaux du Find N6 restent similaires à de nombreux concurrents. Un écran interne pliant pour les usages bureautique ou multimédia. Un écran externe assez large pour les usages classiques. Un module photo protubérant et circulaire. Ici, le flash est déporté dans le coin supérieur gauche de l’appareil et n’est pas intégré dans le module. Un dos en verre minéral avec une légère courbure pour intégrer le module photo et un effet « glacé » pour éviter les traces de doigts. On est en terrain connu.
Les tranches sont en aluminium avec un effet métal brossé. Elles sont plates et disposent de nombreux éléments techniques. Nous retrouvons plusieurs micros, pour les appels et les visios avec l’écran interne ou externe ; un port USB-C qui semble tenir par un miracle dans l’épaisseur de la tranche ; deux haut-parleurs presque symétriques ; et quelques touches matérielles, dont le « Snap Key », un bouton supplémentaire que vous retrouvez aussi dans le Find X9 Pro. Le lecteur d’empreinte digitale est toujours caché dans le bouton de mise en marche.
Deux des coins sont arrondis tandis que les autres, au niveau de la charnière, sont anguleux. La prise en main change donc radicalement si vous tenez le téléphone de la main droite ou de la main gauche. La charnière, en titane moulé, semble bien solide, tout en restant légère et facile à utiliser. Ouvrir le téléphone à une main est possible, mais cela reste risqué. La charnière autorise une ouverture partielle de l’écran entre 50° et 120° environ. Elle permet de plier le téléphone sans écart entre les deux parties. C’est très qualitatif.
Le téléphone reprend l’épaisseur de son prédécesseur : 4,2 mm quand il est ouvert et 8,9 mm quand il est fermé. Comme le Galaxy Z Fold 7. Le Magic V6 fait désormais légèrement mieux, à 4 mm et 8,8 mm, respectivement. Mais le Find N6 fait partie des meilleurs. Si le Find N6 gagne quelques grammes sur la balance face à son prédécesseur, il reste tout de même plus lourd que la concurrence chez Honor ou Samsung. Le Find N6 est protégé contre l’eau et la poussière (certification IP58/59). D’autres font aussi bien, voire mieux (notamment Honor).
L’écran externe est protégé par du verre minéral Nanocrystal Shield, au-dessus duquel une protection contre les rayures est posée en usine. L’écran interne est protégé par un film en plastique et une large bordure en plastique (qui sert de tampon quand le téléphone est fermé). Quand le Find N6 est ouvert, l’écran interne ne montre aucune pliure, grâce à un système qui pousse le centre vers le haut. Résultat, l’écran revient systématiquement à sa position initiale. Visuellement, l’effet est saisissant. Et sous les doigts, c’est plus fort encore.
Niveau logiciel, nous retrouvons l’interface habituelle d’Oppo, ColorOS. Elle est ici numérotée 16 et elle est basée sur Android 16. Nous y retrouvons tous les us et coutumes de ColorOS, mais adaptés à ce double affichage. Une adaptation presque parfaite : le volet de réglage rapide ne profite pas pleinement de l’écran interne et reste « vertical ». En revanche, le tiroir d’application, l’écran Discover, le menu Paramètres ou encore le volet de notification profitent tous du format. De même pour les applications système, comme le gestionnaire de téléphone, la galerie photo ou le gestionnaire de fichiers.
En revanche, Oppo a travaillé sur le multitâche et le passage facile des informations des fichiers d’une app à une autre. La marque appelle ça « Free Flow Windows ». Quelques partenaires commerciaux sont présents ici aussi : Instagram, Facebook, LinkedIn, TikTok, Messenger, Netflix, ainsi que des applications propres au marché asiatique (zone d’origine de notre exemplaire de test). Même si nous regrettons un peu sa présence dans un téléphone aussi onéreux, cette brochette promotionnelle reste très limitée.
Côté IA, rien de bien nouveau par rapport au Find X9 Pro, puisque nous retrouvons les outils habituels, dont l’Espace Mental qui sert de pierre angulaire à l’expérience IA d’Oppo. Vous retrouvez aussi les outils rédactionnels et de retouche photo que nous avons déjà croisés précédemment. Depuis Oppo Notes, vous retrouvez aussi « Peintre IA » qui permet de modifier un visuel ou créer une image à partir d’un croquis. C’est intéressant.
Écran, performances et batterie
Parlons un peu plus précisément des deux écrans. La dalle externe est OLED LTPO. Elle mesure 6,62 pouces, ce qui est assez grand pour un smartphone pliant. Le ratio est 20,6/9 ce qui est assez haut : pas facile d’atteindre les icônes les plus élevées avec une seule main. Sa définition est 1,5K. Et sa résolution atteint 431 pixels par pouce. C’est largement suffisant. Cette dalle est compatible HDR10+, HDR Vivid et Dolby Vision. Le taux de rafraichissement maximal est de 120 Hz.
La colorimétrie de l’écran externe est très bonne. Avec le mode « standard » (par défaut), le Delta E est 1,8 pour une température moyenne à 6622°. Le blanc est quasiment blanc. Avec les autres profils, ça tire davantage vers le bleu. La luminosité annoncée est de 1800 nits en HBM et 3600 nits en pointe locale. Avec notre sonde, nous avons mesuré une luminosité manuelle maximale de 573 nits, ce qui est suffisant pour un usage en extérieur.
L’écran intérieur est sur le papier tout aussi qualitatif. Il s’agit d’une dalle OLED LTPO signée Samsung qui mesure 8,14 pouces. C’est, à date, l’écran le plus grand, dans un smartphone pliant. Son ratio est de 11/10e, un format presque carré, mais pas tout à fait. La définition est de 2248 par 2480 pixels. La résolution atteint 412 pixels par pouce, ce qui est encore suffisant pour ne pas distinguer les pixels. La fréquence de rafraichissement maximale est ici aussi de 120 Hz.
La colorimétrie de cet écran est moins précise. Avec le profil standard, qui reste le plus respectueux, le Delta E monte à 3,7, tandis que la température moyenne s’élève à 6900°. Et ce, alors que la température du blanc est excellente : 6643°. La dérive vient plutôt des couleurs. Le gamma est également un peu trop élevé : 2,3. Côté luminosité, Oppo annonce que la dalle monte à 1800 nits avec des contenus HDR et 2500 nits en pointe. Avec notre sonde, nous avons relevé une luminosité manuelle de 615 nits maximum, ce qui est largement suffisant. L’écran interne est également compatible HDR10+, HDR Vivid et Dolby Vision.
Sous le capot, nous retrouvons le Snpadragon 8 Elite Gen 5. Le SoC vedette de Qualcomm est ici accompagné de 16 Go de mémoire vive, auxquels s’ajoutent 12 Go de RAM virtuelle activés par défaut (vous pouvez baisser ce volume ou désactiver la fonction). Il y a peu de concurrents avec ce même SoC : le Magic V6 est aujourd’hui le seul. Le Razr Fold utilise son petit frère (Snapdragon 8 Gen 5), Huawei et Google utilisent des composants maison. Et Samsung n’a pas encore renouvelé le Galaxy Z Fold 7.
Puisque le Magic V6 n’arrivera qu’à la fin du printemps, le Find N6 est donc aujourd’hui… le plus puissant des smartphones pliants, tout simplement. Il fait jeu égal avec plusieurs porte-étendards croisés ces derniers mois : Galaxy S26 Ultra, OnePlus 15 ou Xiaomi 17 Ultra. Il ne rivalise pas avec le RedMagic 11 Pro, étudié pour fournir une puissance redoutable. Mais il ne démérite pas, le positionnant comme une belle plate-forme pour les gamers. Et le multitâche ne lui fait évidemment pas peur. Notez que nous avons effectué les benchmarks ci-contre uniquement avec l’écran externe.
Évidemment, avoir autant de puissance sous le capot a des conséquences. La première est le dégagement de chaleur. L’écran interne, l’écran externe, la coque en verre minéral et le châssis en aluminium servent de dissipateur. Nous avons relevé avec notre caméra thermique une température de 55°C sur la coque, 49°C sur les tranches (pas sur la charnière) et 45°C sur l’écran externe. La différence entre la coque et l’écran vient du positionnement du SoC, à côté du module photo. La deuxième conséquence est la stabilité : elle se positionne entre 60 % et 70 % selon les benchmarks. C’est dans la moyenne de ce que nous avons observé précédemment avec ce SoC.
Pour alimenter cette plate-forme, Oppo a intégré deux batteries en silicium carbone pour une capacité totale de 6000 mAh. Le Find N6 se positionne parmi les meilleurs, derrière Honor avec le Magic V6 et à égalité avec le Vivo X Fold5, et le Motorola Razr Fold. Grâce à cette batterie, le Find N6 profite d’une autonomie élevée : près de 2 jours et demi d’usage en mode standard. PC Mark a dépassé les 19,5 heures d’utilisation continue.
Attention, comme pour les benchmarks de performance, ce test a été réalisé avec l’écran externe seulement. Avec l’écran interne, l’autonomie est moins élevée (moins de deux jours plein). Pour les gamers, l’autonomie est de 4 à 7 heures avec l’écran externe et de 3 à 5 heures avec l’écran interne. Comme toujours, meilleurs sont les graphismes (avec gestion ou non de la lumière, des flous de rotation, etc.), plus courte sera la durée de jeu.
Une fois la batterie vidée, il faut passer par la case recharge. Dans ce domaine, le Find N6 profite de la longue histoire d’Oppo avec la charge rapide, appelée ici SuperVOOC. Ce smartphone ne prend pas en charge la version la plus rapide de SuperVOOC, mais elle reste très qualitative, puisqu’il supporte la charge 80 watts. Il n’y a pas mieux aujourd’hui et la plupart des concurrents font aussi bien (Vivo, Huawei, Honor, Motorola). Avec le chargeur et le câble fourni dans la boîte, nous avons rechargé le Find N6 en 59 minutes. Voici nos résultats intermédiaires :
- 10 min 14 %
- 20 min 33 %
- 30 min 53 %
- 40 min 73 %
- 50 min 91 %
Si vous êtes adepte de la charge sans fil, sachez que le Find N6 est compatible avec cette technologie et accepte une puissance de 50 watts maximum. Il s’agit de l’une des meilleures charges rapides proposées avec smartphone pliant, le meilleur étant Honor dont le Magic V6 accepte une puissance de 66 watts, suivi de Huawei et Motorola (Google et Samsung étant loin derrière). Pour protéger la batterie, le Find N6 propose la charge programmée, la limite de charge et le contournement de charge pour les gamers.
Photo, vidéo et audio
En photo, Oppo a sorti le grand jeu pour le Find N6. Il s’agit, théoriquement, de l’une des meilleures configurations dans un smartphone pliant. Capteur principal Samsung 200 MP. Zoom périscopique et ultra grand-angle 50 MP. Deux capteurs selfie de 20 MP. Tout a été amélioré : angle de vue du module panoramique, ouverture et taille de certains capteurs, définition, etc. Bien sûr, la concurrence garde quelques atouts : capteur principal plus grand chez Samsung, zoom plus profond chez Google, ouverture variable chez Huawei… Mais la proposition d’Oppo, calibrée par Hasselblad, est solide. Voici tous les détails :
- Principal : capteur 200 MP mesurant 1/1,56 pouce, ouverture f/1.8, autofocus à detection de phase, stabilisateur optique
- Téléobjectif : capteur 50 MP mesurant 1/2,75 pouce, ouverture f/2.7, autofocus à detection de phase, stabilisateur optique, zoom optique 3x
- Panorama : capteur 50 MP mesurant 1/2,75 pouce, ouverture f/2.0, autofocus à mesure de contraste, angle de vue 120°
- Selfie (interne ou externe) : capteur 20 MP mesurant 1/3,42 pouce, ouverture f/2.4, focale fixe
Le Find N6 propose-t-il de bonnes photos ? La réponse est oui. Le capteur principal mise sur le naturel et l’équilibre. Les couleurs sont belles, sans trop de contraste. La luminosité est bien répartie et la plage dynamique est large. Les textures sont bien reproduites. Et les détails sont nombreux. L’autofocus est très rapide et la mise au point est bonne, mais pas toujours parfaite. Grâce à son partenariat avec Hasselblad, Oppo propose aussi un mode éponyme haute résolution, avec une colorimétrie légèrement retravaillée. Mais c’est rarement ça qui va changer la qualité de la photo.


En soirée, nous reprenons les mêmes atouts… et les mêmes défauts. Belles couleurs. Bonne texture et bon piqué. Bonne gestion de la lumière. Mais un autofocus capricieux sur la mise au point, avec parfois une netteté qui n’est pas aussi précise qu’espérée. Le mode nuit ne va pas spécialement arranger ce petit souci. Il est même parfois contre-productif en changeant la balance des blancs et altérant certaines couleurs. Le zoom numérique lossless offre lui aussi de bons résultats, notamment en journée. En soirée, il bénéficie de moins de lumière. Donc de plus de bruit.


Le module ultra grand-angle bénéficie d’une grande ouverture qui va apporter de la lumière et du détail. En journée, le résultat est bon, et ce malgré un autofocus moyen dont le choix arbitraire sur la mise au point n’est pas toujours probant. En outre, l’angle de vision est tellement grand, que les algorithmes parviennent à compenser les distorsions, au détriment du piqué, avec des zones souvent floues sur les côtés. En soirée, ce module est plus lumineux que d’autres composants similaires sur d’autres téléphones. Mais il reste sombre. Le mode nuit peut alors sauver quelques clichés. Le mode macro, que l’ultra grand-angle prend en charge, est lui aussi plutôt bon.



Le téléobjectif offre de bons résultats en journée. Les détails sont bons en restant dans la partie optique du zoom. Et cela reste parfaitement exploitable jusqu’au zoom 10x. À partir de 20x, le travail de l’IA devient plus intense. Le téléphone monte jusqu’au rapport 120x. Si vous montez jusque là, le Find N6 offre des résultats peu naturels. Mais le lissage n’est pas trop incohérent. En soirée, le mode nuit fait des merveilles, autant sur les rapports 3x que 6x, apportant de la texture et du détail. Si la lumière est bonne, vous pouvez monter à 10x, mais guère plus. Au-delà, le lissage de l’IA est imprévisible.







Pour les portraits, vous avez le choix entre le capteur principal (avec ou sans zoom lossless), le téléobjectif (zoom 3x) et les deux capteurs selfies. En journée, les trois se valent, même si le zoom lossless est notre préféré : la distance est bonne, les couleurs sont plus chaudes et les détails restent généreux. En soirée, le zoom lossless est, étonnamment, le moins bon. Nous préférons clairement le zoom optique, surtout si la lumière est bonne. Quant aux deux capteurs selfies, ils sont identiques et produisent de bons résultats tous les deux.




En vidéo, le Find N6 se débrouille également très bien. Le capteur principal propose ici aussi une bonne luminosité, une plage dynamique large et une colorimétrie naturelle. Le téléobjectif, qui monte à 18x en numérique, est un peu plus sombre, mais la qualité d’image reste propre. En soirée, la colorimétrie est plus froide avec les trois capteurs. La compensation de mouvement, avec les stabilisateurs, est moins performante en soirée, avec des tremblements qui provoquent du flou. Le zoom numérique est également moins bon, le grain impactant la netteté dès le rapport 6x. La prise de son en stéréo est ici impeccable.
Enfin, côté audio, le Find N6 offre une très bonne expérience avec ses deux haut-parleurs quasi symétriques. Même si le châssis du téléphone est très fin, Oppo a réussi à intégrer deux éléments offrant une belle puissance et une scène sonore très ample, avec beaucoup de relief. Les aigus y ont toute leur place. De même que les graves, lesquels sont perceptibles à partir de 50 Hz, ce qui est une performance très correcte pour des haut-parleurs aussi fins. La puissance est également élevée. Inutile de dépasser les 50 % du volume pour bien profiter des contenus. Et à 100 %, le smartphone frôle les 103 décibels.
Le Find N6 prend en charge les codecs AAC, SBC, aptX HD et LHDC 5. Puisqu’il est compatible Bluetooth 5.4, il devrait également prendre en charge LE Audio et le codec LC3 qui devrait remplacer à terme l’AAC comme standard audio HD sans fil. Le smartphone intègre la suite OReality d’Oppo. Celle-ci propose plusieurs profils audio selon les contenus et un égaliseur sonore si un accessoire audio est connecté. Le Find N6 est également compatible audio spatial, mais, une fois encore, uniquement avec un casque ou des écouteurs.
Alors, on achète (si ça sort en France) ?
Le Find N6 est un smartphone pliant très qualitatif. Il est puissant. Il est endurant. Il prend de belles photos. Il profite d’un joli design, très fin (mais pas aussi fin que chez Honor). Son interface est fluide. Et ses deux écrans sont qualitatifs. Que ce soit l'écran externe, parfaitement maitrisé, ou l’écran interne, signé Samsung et dépourvu de pliure. C'est ce dernier que nous devrions retrouver en fin d’année dans l’iPhone Fold. Et rien que pour cette raison, nous sommes ravis de l’avoir testé.
S’il sortait en France, le Find N6 n’aurait pas de vraies difficultés à concurrencer des adversaires prestigieux, comme le Magic V6 de Honor que nous avons croisé au MWC, le Mate X6 que nous avons testé début mars, ou encore le Pixel 10 Pro Fold de Google, sorti fin 2025. Voilà qui est de très bon augure.
































