Test Motorola Signature : un bon successeur du Edge 50 Ultra… à une condition !

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En 2025, Motorola a délaissé une partie du segment haut de gamme et n’a pas renouvelé le très bon Edge 50 Ultra. En 2026, la marque américaine revient sur le segment des smartphones « bartype » haut de gamme avec le Signature, premier représentant d’une nouvelle gamme chez Motorola. Ce successeur spirituel du Edge 50 Ultra a-t-il les épaules pour relever le défi ? Réponse dans notre test complet.

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En 2025, nous avons été étonnés de ne pas voir débarquer un remplaçant du Edge 50 Ultra, alors qu’il s’agissait clairement de l’un des meilleurs rapports qualité-prix de 2024. Officiellement, Motorola voulait en 2025 se concentrer sur la gamme Razr.  Et il est vrai que le Razr 60 Ultra, qui n’a toujours pas été remplacé à l’heure où nous écrivons ces lignes, est un excellent adversaire pour le Galaxy Z Flip 7.

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Positionné sous la barre des 1000 euros, le Edge 50 Ultra profitait de belles performances, d’un design incroyable, d’une configuration photo solide et d’un écran parfaitement calibré. Certes, le smartphone n’était pas parfait, notamment sur la partie autonomie et sur la politique de mise à jour. Mais le Edge 50 Ultra démontrait que Motorola pouvait créer la surprise et qu’un bon équilibre et plus important que des arguments ostentatoires.

Deux ans après, Motorola revient donc avec un « bartype » haut de gamme, avec un changement radical : plus question de l’intégrer à la gamme Edge, très portée sur le milieu de gamme ces deux dernières années (modèles Neo, Fusion, etc.). Le haut de gamme aura désormais un nom : Signature. La formule diffère-t-elle vraiment ? Quelles sont les évolutions apportées au téléphone en deux ans ? Réponse dans notre test complet.

Prix et date de disponibilité

Le prix public conseillé du Motorola Signature s’élève officiellement à 1299 euros, après avoir été annoncé à 999 euros. Si le prix reste à 1299 euros, le téléphone serait aussi cher qu’un Razr 60 Ultra, pour une proposition pas forcément équivalente. Interrogée par la rédaction, la filiale française de la marque explique que cette réévaluation est due à l’augmentation des coûts de certains composants entre l’annonce et la sortie du produit. Toutefois, elle indique que certaines enseignes continueront de le vendre sous la barre des 1000 euros. Il n’existe qu’une seule configuration en France, avec 16 Go de RAM et 512 Go de stockage.

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À 999 euros, le Signature se positionne face aux experts du rapport qualité prix : OnePlus 15, Realme GT 8 Pro ou le Pixel 10 Pro. À 1299 euros, le Signature doit affronter une toute autre catégorie de téléphone : le Find X9 Pro, le Magic8 Pro, le Pixel 10 Pro XL, ou encore l’iPhone 17 Pro. Reste à savoir face à quelle catégorie le Signature est le plus à même de sortir son épingle du jeu.

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Le Motorola Signature se décline en deux couleurs : « Carbon » (noir), la robe de notre unité de test, et « Martini Olive » (au shaker, pas à la cuillère). La seconde est clairement notre préférée, car elle diffère vraiment des habitudes, notamment sur le haut de gamme. Dans la boîte, le smartphone est accompagné d’un câble USB-C vers USB-C et d’une coque transparente pour protéger l’investissement des petits accidents de la vie.

Design et interface

Démarrons ce test par un petit tour du propriétaire : le Motorola Signature ressemble beaucoup à un Edge de 2026, que ce soit le Edge 70, déjà testé dans nos colonnes, ou le Edge 70 Fusion, que nous avons croisé au Mobile World Congress 2026. Comme ces derniers, le Signature présente un module photo presque entièrement intégré à la coque et recouvert d’une plaque de métal brossé. Cela contraste avec les anciens Motorola Edge dont le module était entièrement intégré. Notez que c’est toujours le cas dans la gamme Moto G.

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Les objectifs photo sont légèrement protubérants au-dessus de la plaque métallique, mais ce n’est pas très gênant. Ils sont positionnés de sorte à offrir un bon équilibre au téléphone quand il est posé sur une table. Avec ces 6,99 mm d’épaisseur, le Signature est plutôt fin : pas autant que l’Edge 70 (5,9 mm), mais plus que le Edge 50 Ultra (8,6 mm). Il est assez léger : 188 grammes, à comparer aux 197 grammes du Edge 50 Ultra et aux 159 grammes du Edge 70.

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Comme le Edge 50 Ultra, le Signature profite aussi d’une finition exotique à l’arrière. La coque de notre version de test est en matériau composite qui rappelle le lin avec une imitation tissage. La version « olive » profite du même matériau, avec une finition façon vêtement « sergé ». Les deux sont non seulement très élégantes, mais elles évitent les traces de doigt et offrent une excellente préhension. Le smartphone est protégé contre l’eau et la poussière (IP68/69), ainsi que contre les chocs et les températures extrêmes (MIL-STD-810H).

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Sur les côtés, vous retrouvez de l’aluminium avec une finition métal brossé, avec les éléments classiques auxquels s’ajoute une touche matérielle également présente l’Edge 70. En façade, l’écran est incurvé sur les quatre côtés (et non plus sur deux côtés uniquement) et un poinçon est installé au centre de la bordure supérieure. La dalle est protégée par du Gorilla Glass Victus 2. Contrairement à d’autres concurrents (Honor notamment), aucune protection supplémentaire n’est posée en usine.

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Côté logiciel, nous retrouvons Moto UI, basé ici sur Android 16. Une interface qui ressemble beaucoup à celle que nous avons testée il y a quelques mois avec l’Edge 70. Nous y retrouvons les fondamentaux : le double écran d’accueil avec le widget « heure et météo » installé par défaut au-dessus d’un champ de recherche Google, le tiroir d’applications activé par défaut, le volet combiné pour les notifications et les réglages rapides, l’écran « Discover », etc. Pour ce téléphone, Motorola promet 7 ans de mise à jour du système et de patch de sécurité. C’est très bien.

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Comme avec l’Edge 70, nous retrouvons quelques partenaires commerciaux, dont des doublons. Opera est là, en plus de Chrome. Perplexity et Copilot côtoient Gemini. Nous avons demandé à Motorola pourquoi proposer trois modèles d’IA différents par défaut. Et la réponse est simple : pour que les utilisateurs puissent les découvrir. Adobe Scan, Facebook, Booking, Instagram, LinkedIn et TikTok complètent cette brochette d’applications installées par défaut, en plus de celles de Motorola et de Google. Un second flux d’actualité généraliste, en plus de « Discover », est disponible à partir du tiroir d’applications. Et évidemment, le contenu est différent.

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Nous remarquons que le modèle économique du Signature est différent de celui du Edge 70. En effet, l’interface du modèle premium n’est pas plombée par les publicités et les faux dossiers où s’affichent des liens commerciaux. En revanche, Moto AI est bien présent dans ce téléphone, avec tous les services que nous avons essayé avec l’Edge 70. L’un des outils les plus récents s’appelle Playlist Studio qui permet de créer des listes de lecture musicales à l’aide de l’IA. Ça fonctionne avec la majorité des plates-formes musicales. Et c’est très pratique.

Écran, performances et batterie

En façade, nous retrouvons donc un grand écran avec des bordures incurvées. Il ne s’agit pas de l’écran du Edge 50 Ultra, ni celui du Edge 70. Celui du Signature est non seulement plus grand, mais aussi techniquement plus pointu. Il mesure 6,8 pouces (contre 6,7 pouces pour les deux autres modèles). Le ratio est très légèrement différent : 19,8/9e. La définition est un peu plus élevée : 1264 pixels en largeur et 2780 pixels en hauteur. La résolution, elle, ne change pas.

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Motorola annonce que le rétroéclairage est « Extreme AMOLED ». En réalité, il s’agit d’une dalle AMOLED (et non plus pOLED) avec la technologie LTPO. C’est une première chez Motorola : il était grand temps. Grâce à cela, le taux de rafraichissement peut varier dynamiquement de 1 Hz à 120 Hz (avec, comme toujours, la possibilité de le fixer en permanence à 60 Hz ou 120 Hz). Nativement, l’écran peut monter à 165 Hz, mais ce réglage n’est activé que par le mode jeu.

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Côté colorimétrique, le Signature est plutôt bon. Il dispose de trois profils : couleurs naturelles, lumineuses ou éclatantes. Les premiers tirent vers le jaune, avec un blanc situé autour de 6300°. Le dernier tire vers le bleu, son blanc montant à 6900°. Le premier profil est le plus équilibré. La température moyenne s’établit à 6400° et son delta E moyen atteint 2, avec comme toujours une légère surpondération du bleu. Le gamma se situe à 2,1, avec léger décrochage sur les teintes de gris les plus claires. Notez que la dalle est compatible HDR10+ et Dolby Vision.

Enfin, côté luminosité, Motorola annonce une forte amélioration, la dalle pouvant monter à 6200 nits en pointe locale avec un contenu HDR et sous certaines conditions. Cela correspond à une progression de 3700 nits en deux ans et 1700 nits face au Edge 70. En mode manuel, la luminosité de la dalle est dans la moyenne et se situe entre 460 et 490 nits selon le profil colorimétrique. C’est peut-être un peu juste.

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Sous le capot, le Signature tourne avec le Snapdragon 8 Gen 5. Ce n’est donc pas la version « Elite », ce qui peut paraitre décevant pour un smartphone vendu à 1200 euros (voire même à 1000 euro, face à Realme et OnePlus). Motorola préfère l’équilibre et la performance utile, plutôt que la course à celui qui aura le plus gros score sur AnTuTu. Ce SoC est tout de même gravé en 3 nm et profite de cœurs Oryon. Ils sont simplement moins véloces et puissants.

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Le SoC est accompagné de 16 Go de RAM que le système peut étoffer avec la fonction RAM Boost. Par défaut, cette fonction est activée et positionnée sur le réglage « automatique » qui monopolise 4, 8, 12 ou 16 Go de stockage selon les besoins. Vous pouvez désactiver la fonction si vous craignez les ralentissements. Cependant, sachez que 16 Go sont largement suffisants pour tous les usages du quotidien.

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Nos benchmarks, dont vous pouvez retrouver les résultats ci-contre, le confirment : le Snapdragon 8 Gen 5 offre des performances légèrement au-dessus d’un Snapdragon 8 Elite. Bien sûr, tous les smartphones sous Snapdragon 8 Elite Gen 5 vont se positionner au-dessus. Mais avez-vous besoin de ce surplus ? Certainement pas. Et quel est l’impact que cela aura sur votre autonomie ?  Il pourrait être important. Motorola fait donc un choix raisonnable.

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Un choix raisonnable qui s’exprime aussi au niveau de la dissipation de chaleur. Le Signature chauffe quand il est sollicité, certes. Mais il chauffe moins que les téléphones sous Snapdragon 8 Elite Gen 5. Aux points les plus chauds, nous avons relevé 53°C sur les faces (avant ou arrière) et 52°C sur les tranches. La stabilité de la plate-forme s’établit en moyenne à 65 %, un score plutôt correct pour un téléphone de moins de 7 mm d’épaisseur.

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Pour alimenter cette plate-forme, le Signature est pourvu d’une batterie silicium carbone de 5200 mAh. Cela correspond à une augmentation de 700 mAh par rapport à la batterie du Edge 50 Ultra. Grâce à la densité énergétique plus forte du silicium carbone, le Signature peut se targuer d’être plus endurant que son prédécesseur, tout en étant plus fin.

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Nos benchmarks montrent que ces 700 mAh supplémentaires font vraiment la différence. Le Signature dépasse les 16 heures d’usage continu avec PCMark. Ce que nous traduisons par deux jours d’utilisation standard (messagerie, Internet, streaming audio, casual gaming, photo, etc.). Pour les gamers, l’autonomie en jeu varie de 3 à 6 heures en fonction des graphismes du jeu.

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Pour la recharge, le Signature est compatible avec la charge rapide 90 watts en filaire et 50 watts sans fil. C’est mieux que le Edge 70. Mais c’est moins bien que le Edge 50 Ultra, qui supporte une puissance de 125 watts en filaire. Avec le Signature, la promesse de Motorola est de recharger 50 % de la batterie en 15 minutes. Pour nos tests, nous avons utilisé un chargeur 68 watts signé Motorola. Avec ce dernier, nous n’avons pas réussi à dépasser les 50 % en 15 minutes, mais en 20 minutes. Et nous avons atteint les 100 % en 48 minutes. Voici nos mesures intermédiaires :

  • 10 min : 33 %
  • 20 min : 59 %
  • 30 min : 85 %
  • 40 min : 95 %

Notez qu’il existe aussi une option appelée Boost de Charge dans les paramètres. En l’activant, vous gagnez quelques minutes sur une charge complète, mais rien de plus. Pour soigner la batterie, Moto UI intègre la charge planifiée, ainsi qu’une charge limitée à 80 %. Cette dernière peut être définie de façon permanente ou sur des plages horaires.

Photo, vidéo et audio

À l’arrière du téléphone, vous retrouvez un bloc photo avec quatre éléments distinctifs. Il y a trois modules photo et un flash LED : contrairement au Edge 50 Ultra, ce dernier est intégré au module, pour une question d’équilibre (et pour faire croire qu’il y a quatre modules et non trois). Les trois modules sont en partie repris du Edge 50 Ultra : dommage qu’en deux ans, il n’y ait pas plus d’évolution. La modification la plus importante est le téléobjectif : la définition de son capteur est moins élevée, son autofocus est plus qualitatif et sa taille est plus importante. Voici tous les détails :

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  • Principal : capteur 50 MP mesurant 1/1,28 pouce, ouverture à f/1.6, autofocus multidirectionnel, stabilisateur optique
  • Panorama : capteur 50 MP mesurant 1/2,76 pouce, ouverture à f/2.0, autofocus à détection de phase, angle de vue 122°
  • Téléobjectif : capteur 50 MP mesurant 1/1,95 pouce, ouverture à f/2.4, autofocus dual pixel, stabilisateur optique, zoom optique 3x
  • Selfie : capteur 50 MP mesurant 1/2,93 pouce, ouverture à f/2.0, autofocus dual pixel

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Les résultats en photo sont très corrects. Le capteur principal est bien lumineux, très coloré (parfois un peu trop), avec beaucoup de contraste. Les textures sont bien préservées. L’autofocus est très rapide et précis : les sujets en mouvement sont nets et détaillés. Parfois, la mise au point manque un peu de pertinence, ce qui a pour conséquence de flouter certains détails importants. Les contre-jours sont bons, avec une bonne gestion de la lumière. La plage dynamique est relativement large, révélant certains détails dans les zones surexposées. Mais le Signature néglige parfois les zones sous-exposées.

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Capteur principal, zoom lossless 2x
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Capteur principal
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Capteur principal
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Capteur principal

De nuit, le capteur principal conserve ces belles qualités, avec toutefois une exposition trop forte. Le ciel est souvent gris (voir gris clair) alors que le cliché est réalisé en pleine nuit. Certes, les luminaires citadins y sont pour quelque chose, mais pas uniquement. En outre, la gestion des lumières artificielles pourrait être améliorée. Le mode nuit, intégré au mode automatique, est rarement très utile avec le capteur principal.

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Capteur principal
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Capteur ultra grand-angle à gauche, capteur principal à droite
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Capteur principal, mode automatique, mode nuit désactivé
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Capteur principal, mode automatique, mode nuit désactivé

Le téléobjectif, quant à lui, offre une bonne colorimétrie, mais se démarque du capteur principal par une luminosité moins élevée et un contraste plus faible. La mise au point est bonne et pertinente. Les textures sont respectées. Le zoom optique monte à 3x. Mais le zoom numérique, amélioré avec de l’IA, monte à 100x. Le rapport 10x est très bon en journée. Jusqu’au rapport 30x, le résultat reste très correct. À partir du zoom 50x, l’impact de l’IA se fait considérablement sentir, allant jusqu’à réinventer certains détails. En soirée, le zoom 6x est correct. Le bruit devient important à partir du zoom 10x.

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Téléobjectif, zoom 3x
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Téléobjectif, zoom 100x. Voyez les détails que l'IA a ajouté au-dessus des roues
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Téléobjectif, zoom 6x, 10x, 30x et 50x
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Téléobjectif, zoom 3x, mode nuit activé
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Téléobjectif, zoom 3x sans mode nuit

L’ultra grand-angle fait un bon travail en journée, même si nous constatons que sa colorimétrie tire davantage vers le jaune (avec un effet plus naturel dans certains cas). Les distorsions de la lentille sont bien redressées. Et, une fois n’est pas coutume, le mode nuit n’est pas systématiquement nécessaire : ce dernier apporte de la luminosité aux clichés (parfois un peu trop), mais pas forcément de la netteté. Le module ultra grand-angle est chargé du mode macro, lequel est bon en journée et simplement passable en soirée.

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Ultra grand-angle
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Ultra grand-angle
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Ultra grand-angle, sans mode nuit
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Ultra grand-angle, sans mode nuit à gauche et avec mode nuit à droite

Pour les portraits, vous avez le choix entre le capteur principal (zoom 1x, 1,5x ou 2x), le téléobjectif et le capteur selfie. Dans tous les cas, le détourage est bon et le bokeh bien géré. Les textures de la peau sont respectées. Et la colorimétrie est très correcte. De nuit, le piqué et la netteté baissent légèrement, que ce soit avec le capteur principal, le téléobjectif ou le capteur selfie. Et nous constatons une légère dérive colorimétrique.

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Capteur principal, mode portrait
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Capteur principal, mode portrait
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Capteur selfie, mode portrait

En vidéo, le Signature est bon. La colorimétrie est bonne et la luminosité est correcte. Le stabilisateur est efficace. Le zoom numérique monte à 20x, mais le bruit devient important dès le zoom 15x. Si l’isolation des voix est bonne, la gestion du vent est moyenne. En soirée, le ciel est, comme en photo, très clair. Les reflets causés par les sources de lumière sont modérés. La balance des blancs est capricieuse avec le zoom numérique. Et le bruit devient très présent dès le zoom 6x, comme en photo. Le smartphone filme jusqu’en 8K à 30 images par seconde avec le capteur principal et jusqu’en 4K à 60 images par seconde avec tous les capteurs. Et il filme en Dolby Vision.

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Ultra grand-angle, mode macro
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Ultra grand-angle, mode macro

Côté audio enfin, le Signature reprend la configuration stéréo asymétrique de son prédécesseur. Ces deux éléments offrent une expérience correcte, bien équilibrée, mais pas totalement parfaite. Si les médiums et les hauts médiums sont largement dominants, les aigus ont également leur place. En revanche, les basses sont globalement très timides et sont absentes sous la barre des 90 Hz. Le volume sonore est moyen jusqu’à 50 % du curseur. Il vous faudra certainement monter au-dessus de cette limite si vous regardez une série sans écouteurs. À 100 %, le Signature déploie une puissance sonore de 102 décibels.

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Comme tous les smartphones de Motorola, nous retrouvons la compatibilité avec Dolby Atmos, aussi bien pour les haut-parleurs intégrés que les accessoires audio. Par défaut, le codec est positionné sur le profil « intelligent » qui s’adapte au contenu. Mais l’égaliseur compte des profils spécifiques et personnalisables. Le profil personnalisé donne aux experts la possibilité de régler le son sur 10 bandes de fréquence.

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Le Signature conserve le micro secondaire dédié à la vidéo, ce qui est très bien, car cela offre une bonne qualité lors de la captation. En revanche, il perd son micro secondaire sur la tranche de droite pour les usages en position horizontale. Ce n’est définitivement pas un smartphone pour les gamers.

Alors, on achète ?

Plus que pour tout autre smartphone, choisir le Signature dépend de son prix d’achat. S’il est positionné à 999 euros, il est très intéressant, même face à un OnePlus 15 ou un Realme GT8 Pro. Il chauffe moins. Il est performant. Il dispose d’un bon écran. Son autonomie est bonne. Et son design est superbe. À 999 euros, il mérite vraiment le coup d’œil. Et notre note finale reflète ce positionnement.

S’il est positionné 1299 euros, la réponse n’est pas tout à fait la même. Ses atouts restent importants. Mais la concurrence est un peu plus ambitieuse. Que ce soit le Find X9 Pro, le Pixel 10 Pro XL ou le Magic8 Pro. Mais aussi le Razr 60 Ultra, vendu au même prix. Face à ces téléphones, le Signature peut difficilement rivaliser. À ce prix, il mériterait une note un peu moins élogieuse.

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Note finale du test : Motorola Signature

Le positionnement de Motorola avec le Signature est intelligent : une plate-forme plus équilibrée que démonstratrice, un effort significatif sur le design, l'écran et la photo, l'adoption d'une technologie moderne pour la batterie. Tout cela fait du Signature un très bon smartphone... à condition qu'il soit vendu au même prix que son prédécesseur.


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