Ça fait quoi de laisser une Tesla Model 3 par -33 °C sans la préparer ?
Une Tesla Model 3 a été laissée toute une nuit dehors par -33 °C, sans aucune préparation préalable. Ce test en conditions extrêmes a mis en évidence les limites du véhicule. Entre perte d’autonomie et recharge ralentie, l’expérience tourne à la galère hivernale.

Les voitures électriques continuent de gagner du terrain, pourtant, l’hiver reste un véritable défi pour celles-ci. Un test grandeur nature mené en Allemagne l’a confirmé récemment. Quatorze modèles familiaux y ont affronté des températures proches de 0 °C sur un trajet de 580 km. Leurs performances réelles ont chuté, avec une autonomie réduite et des recharges allongées. Mais ces conditions restaient relativement modérées. Une autre expérience tente de répondre à une question simple : que se passe-t-il quand on ne prépare rien sur son véhicule électrique face à un froid extrême ?
C’est précisément ce qu’a voulu tester un propriétaire canadien de Tesla Model 3. Sa berline de 2024 a passé dix heures dehors par -33 °C, sans être branchée ni préchauffée. L’objectif était d’observer le comportement du véhicule dans les pires conditions. Le matin, la charge était passée de 48 à 45 %. Le conducteur est monté à bord et a pris la route sans activer la préparation vers un Superchargeur situé à 34 km.
À -33 °C, la Tesla Model 3 perd en autonomie et recharge très lentement
Ce test en conditions réelles révèle rapidement les limites du véhicule. Au démarrage, la température de la batterie de sa Tesla Model 3 était de -20 °C. Un bruit inhabituel a été entendu dans l’habitacle, avant de disparaître une fois la voiture réchauffée. Le trajet jusqu’à la borne a consommé 13,7 kWh pour 34 km, ce qui représente une consommation doublée par rapport à la normale. Dans ces conditions, l’autonomie réelle tombe sous les 200 km.
La recharge a elle aussi posé problème. La batterie trop froide n’a pas pu accepter une puissance élevée. Les premières minutes ont uniquement servi à la réchauffer. Il a fallu plus de 15 minutes avant que la puissance dépasse les 50 kW, sans jamais atteindre 100 kW. L’estimation affichait un temps de 55 minutes pour passer de 25 à 75 % de charge. Le trajet retour, effectué avec la batterie et l’habitacle bien réchauffés, a montré une consommation divisée par deux. Cette expérience confirme qu’en hiver, le préchauffage est indispensable pour garantir une utilisation optimale, même avec une voiture électrique moderne.