48 millions de personnes touchées par une nouvelle cyberattaque des pirates ZeroBytes
Le groupe de pirates ZeroBytes revendique de nouveau le vol de plusieurs millions de données suite au piratage du site Zéro Logement Vacant. Près de 50 millions de personnes sont potentiellement touchées.

Encore une fuite. Après le piratage de l’ANTS, celui de la DGFiP et de l’Éducation nationale, c’est au tour des propriétaires d’être victimes malgré eux d’une cyberattaque d’envergure. Elle est revendiquée par un groupe de hackers dont vous connaissez bien le nom désormais : ZeroBytes. Celui-là même qui dit être à l’origine du vol de données de la DGFiP, entre autres. Cette fois-ci, c’est la plateforme Zéro Logement Vacant qui a été ciblée.
Elle a pour objectif d’aider les collectivités locales à repérer les logements inoccupés afin de les remettre sur le marché. Sur les serveurs du site, ZeroBytes a récupéré le fichier national des propriétaires immobiliers DataFoncier de 2024. Publique, cette base de données contient des informations sur le foncier et les cadastres du pays. Nos confrères de France Info ont pu consulté une partie des données récupérées par les pirates.
Le piratage de Zéro Logement Vacant concernerait 48 millions de personnes
ZeroBytes aurait ainsi dérobé les noms, adresses postales, mails, numéros de téléphone et dates de naissance de presque 50 millions de propriétaires, ainsi que des identifiants associés à leurs biens immobiliers.
Notez que le chiffre regroupe aussi bien les détenteurs d’un logement que d’un terrain agricole, d’un garage ou encore d’un local commercial. C’est ce qui explique qu’il est plus élevé que celui des propriétaires d’appartements ou maisons, estimé à 17,7 millions de ménages en France. Pour le moment, le site Zéro Logement Vacant est toujours inaccessible, avec un code erreur 404.

Interrogé, l’un des pirates de ZeroBytes affirme qu’il en a « encore sous le coude ». Malgré ça, il estime « la France n’est pas forcément une passoire » en matière de cybersécurité. Une vision que ne semble pas partager le Premier ministre Sébastien Lecornu. Il a déclaré que « globalement, on avait une maison qui était bien fermée avec une porte blindée […]. Malheureusement, la clé a été mise sous le paillasson. Il a été dit dans tout le quartier que la clé était sous le paillasson ».
Source : France Info