Piratage de l’Éducation nationale : les données de plus de 6 millions de personnes dans la nature
Après la DGFiP, c’est au tour de l’Éducation nationale d’être piratée, supposément par le même hacker. Élèves, enseignants, personnels… Des millions de gens sont concernés. Voici ce qu’il faut savoir.

Et c’est reparti pour un tour. Les systèmes de sécurité de l’État français ne cessent de montrer leurs faiblesses ces derniers mois. En février dernier, le piratage de la Direction Générale des Finances publiques (DGFiP) lâchait 1,2 million d’IBAN sur le Dark Web. Deux mois plus tard, en avril, l’ANTS, l’Agence Nationale des Titres Sécurisés, subissait une attaque aboutissant au vol des données de 19 millions de Français.
La DGFiP, encore elle, a de nouveau été la cible d’un hacker en août 2026. L’attaque a été revendiquée par un certain ZeroBytes, qui visiblement récidive. Il affirme être à l’origine d’une cyberattaque de l’Éducation Nationale. Il a gagné l’accès aux informations détenues par le ministère en dérobant un accès VPN professionnel. C’est ce qu’il a fait avec la DGFiP. Pendant plusieurs jours, les données ont été exfiltrées, avant que la fuite soit détectée et bloquée. Mais le mal est fait.
Quelles données ont été volées lors du piratage de l’Éducation nationale ?
Au total, 43 Go de données ont atterri entre les mains de ZeroBytes. Elles concernent 4,35 millions d’employés de l’Éducation nationale, 1,22 millions d’élèves (dont des mineurs) et 602 000 comptes académiques, surtout de Créteil et Versailles. Dans le détail, voici ce que le pirate a pu récupérer :
- Identités : nom, prénom, date de naissance, numéro de sécurité sociale.
- Adresse postale, mails et numéro de téléphone.
- Informations sur les parents ou les responsables légaux des élèves.
- Dossiers disciplinaires et suivis d’élèves en difficulté, par exemple les absences ou les convocations aux entretiens.
- Résultats scolaires et évaluations des élèves.
- Détails concernant les transports scolaires utilisés, les éventuels systèmes de garderie, l’inscription à la cantine scolaire…
- Informations sur le personnel : grade, contrat, diplôme, affectation.
- Identifiants et empreintes cryptographiques des mots de passe.
Les bases de données impactées contiennent des informations allant de 2002 à juillet 2026. Le ministère de l’Éducation nationale avait reconnu un accès illégal à ces dernières fin juillet 2026, mais on ignorait encore l’ampleur de dégâts.
Si vous êtes élève, parents d’élève, enseignant ou autre employé de l’Éducation nationale, il est très fortement conseillé de modifier le mot de passe d’accès à toutes les plateformes associées que vous utilisez. Activez aussi la double authentification si possible. Soyez également très vigilant dans les prochaines semaines. Des messages frauduleux utilisant les données volées sont à prévoir.
Sources : French Breaches