Wiko : plan de départs volontaires en France, le constructeur réduit ses effectifs

Wiko met en place un plan de départs volontaires en France, où il est toujours présent à Marseille malgré son acquisition par le groupe chinois Tinno. Face à l’arrivée de concurrents comme Huawei et Xiaomi, le constructeur a perdu en compétitivité et en parts de marché.

wiko mobile

Wiko a annoncé la mise en place d’une rupture conventionnelle collective sur la base du volontariat, rapporte Le Figaro. Le constructeur de smartphones n’a pas précisé à quel point il souhaitait réduire ses effectifs et combien de postes sont concernés par ce plan de départ. On ne sait pas non plus si des services en particulier sont visés. L’entreprise, située à Marseille, compte actuellement 250 employés.

Wiko souffre de la concurrence avec Huawei et Xiaomi

Une restructuration nécessaire : Wiko connaît de plus en plus de difficultés, notamment à cause du renforcement de la concurrence avec l’arrivée sur le marché des marques chinoises, qui viennent proposer des produits sur le même positionnement, à savoir des mobiles fonctionnels et pas chers. On pense notamment à Huawei (et Honor) ainsi qu’à Xiaomi (et Redmi, voire Poco puisqu’on attend la sortie d’un Pocophone F1 Lite).

Contacté par PhonAndroid, Hervé Vaillant, responsable communication de la marque, nous confirme cette baisse de forme. « On était leader sur le segment entrée de gamme. Or, on a eu une baisse en volume sur le segment des smartphones à moins de 100 euros », explique-t-il, décrivant un « contexte concurrentiel ultra exacerbé avec l’arrivée de Xiaomi et d’autres marques chinoises ». Pour rappel, Xiaomi est officiellement présent en France depuis mai 2018, avec un site officiel, l’ouverture progressive de boutiques physiques et ses smartphones disponibles chez de plus en plus de revendeurs et distributeurs.

Sur le plan de départ qui est en train d’être organisé, il fait savoir que « Wiko a beaucoup recruté en 2016 et 2017 en prévoyant un développement de ventes, ce qui n’est clairement pas le cas aujourd’hui ». Il ajoute que c’est « pour envisager plus sereinement l’avenir [qu’] on a négocié avec nos partenaires sociaux une rupture conventionnelle collective basée sur le volontariat des collaborateurs ». Il assure que « seuls les salariés qui souhaitent quitter l’entreprise partiront ».

« Aujourd’hui, on souhaite agir en tant qu’entreprise responsable, c’est une négociation. Le but in fine est de regagner en compétitivité », conclue le cadre. C’était déjà l’objectif annoncé lorsque Wiko s’est fait absorber par le groupe chinois Tinno en 2018.



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