Voici les voitures électriques d’occasion les plus recherchées et celles que personne ne veut acheter
Le marché de la voiture électrique d’occasion continue de progresser en France. Mais certains modèles se revendent bien plus vite que d’autres. Un écart surprenant se creuse entre les plus demandées et celles que les acheteurs délaissent.

Le marché de l’occasion reste central dans l’automobile. En 2025, plus de 5,4 millions de véhicules ont changé de mains en France. Dans ce volume, les ventes de voitures électriques d’occasion ont bondi de 30 %, atteignant près de 180 000 unités. La baisse des prix, les retours de leasing et la meilleure transparence sur l’état des batteries ont renforcé la confiance des acheteurs. L’écart de prix avec le neuf, qui dépasse souvent 20 000 €, rend ces modèles plus accessibles.
Mais derrière cette progression, tous les modèles ne rencontrent pas le même succès. Certains partent en quelques semaines seulement, tandis que d’autres restent en stock pendant plus de six mois. D’après le baromètre publié par Avere et AAA Data, les performances techniques jouent un rôle clé dans cette différence. L’autonomie, la capacité de la batterie et la vitesse de recharge sont devenues des critères décisifs.
La Mini électrique, la Mégane et la Twingo se revendent en moins de deux mois
Parmi les voitures qui se revendent le plus rapidement, la Mini électrique occupe la première place, avec une durée moyenne de seulement 46 jours. Elle est suivie par la Renault Mégane E-Tech 60 kWh et la Twingo électrique. D’autres modèles comme la Dacia Spring, la Fiat 500 et la Peugeot e-208 affichent aussi de très bons résultats. Ils ont tous en commun des prix compétitifs, une autonomie correcte et un bon niveau d’équipement. Certains exemplaires se vendent même en moins de trois mois dans plus de 40 % des cas.
À l’inverse, d’autres modèles rencontrent beaucoup plus de difficultés sur le marché de l’occasion. C’est le cas de la DS 3 Crossback électrique, qui se revend en moyenne en 233 jours. Elle est suivie de près par la Citroën ë-C4 et le Peugeot e-2008, tous deux au-delà des 200 jours. Ces véhicules souffrent d’un positionnement technique ou tarifaire jugé moins avantageux. Les acheteurs d’aujourd’hui recherchent avant tout une bonne autonomie, une recharge rapide et un prix cohérent. Les modèles qui ne cochent pas ces cases restent longtemps sur les parkings des professionnels.

