Un récepteur FM et DAB+ obligatoire dans les voitures neuves, pourquoi cette demande des radios françaises ?
L’Alliance de la Radio, Radio France et les radios associatives demandent au Gouvernement de garantir l’accès à la radio hertzienne dans les voitures neuves. Mais pourquoi exactement ?

« La radio n’est pas une option ». C’est ainsi que démarre le communiqué rédigé conjointement par Radio France, l’Alliance de la Radio (qui regroupe les radios privées), et les radios associatives du pays. Il n’est pas question de savoir si vous avez un poste chez vous, mais si vous pouvez facilement capter la radio en voiture. Selon les données de Médiamétrie, c’est là que ce fait environ un tiers de l’écoute.
Actuellement, il y a deux manières d’y parvenir : en passant pas la bande FM, ou en utilisant le standard DAB+. Vous connaissez peut-être ce dernier sous le nom de RNT, pour Radio Numérique Terrestre. La demande des acteurs de la radio est simple : que le gouvernement impose par la loi l’installation d’un récepteur FM et DAB+ dans toutes les voitures neuves. Une exigence qui peut étonner de prime abord dans la mesure où le DAB+ est obligatoire dans les véhicules neufs vendus en France depuis 2020. Mais il y a une subtilité.
L’accès à la radio hertzienne bientôt obligatoire dans toutes les voitures neuves ?
Dans le détail, la loi indique que la voiture doit intégrer la technologie DAB si elle est équipée d’un système radio. Plusieurs constructeurs automobiles, notamment américains et chinois, suppriment alors le récepteur radio hertzien de leurs tableaux de bord. Pas de système radio, pas d’obligation d’intégrer le DAB. Pour capter les stations, il faut passer par le streaming depuis son smartphone, quand la radio n’est pas carrément une option payante.
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Les représentants des radios françaises veulent donc à la fois empêcher ce contournement de la loi et lutter contre ce qui peut s’apparenter à un monopole du streaming. « L’accès des Français à la radio ne peut pas dépendre d’un accord commercial entre un constructeur automobile et une plateforme de streaming. C’est au législateur de le garantir », Constance Benqué, présidente de l’Alliance de la radio et dirigeante d’Europe 1.
Le communiqué rappelle qu’en situation de crise, la radio hertzienne fait partie des seuls médias accessibles par tous. Exemple « quand l’Espagne s’est retrouvée sans électricité [en avril 2025, ndlr], les téléphones se sont tus et les autoradios ont continué de parler. Les incendies de cet été nous l’ont rappelé chez nous : quand tout s’arrête, la radio reste. Une voiture sans récepteur est un angle mort de la sécurité civile. Nous plaidons pour une position française en ligne avec cet impératif », déclare Sibyle Veil, présidente de Radio France.