Test du Huawei P30 Pro : le surdoué en photographie

Chez Huawei, les annonces de smartphones vedettes suivent invariablement le même rythme : le nouveau Mate arrive à l’automne avec son lot d’innovations, tandis que le modèle P débarque avec le printemps. Le premier est en quelque sorte une vitrine pour le constructeur qui y dévoile ses nouvelles technologies. Ainsi, le Mate 20 Pro a entre autres inauguré le SoC Kirin 980, le lecteur d’empreintes sous l’écran et la NM Card. Depuis la signature d’un partenariat avec Leica, le modèle P est quant à lui plus centré sur les nouveautés en matière photographique tout en reprenant les technologies annoncées sur le Mate.

Les caractéristiques du P30 Pro, annoncé à Paris le 26 mars, ont déjà largement fuitées sur le Net. Sont-elles savamment distillées par le service marketing de Huawei ou s’agit-il véritablement d’indiscrétions ? Difficile de le savoir, même si nous penchons pour la seconde option. Mais à vrai dire, quelle importance ? Car au-delà des fuites sur ses spécifications techniques, le P30 Pro surprend sur de nombreux aspects. On vous dit tout dans notre test !

Prix et date de sortie

Le P30 Pro sera disponible dès le 5 avril, les précommandes étant déjà ouvertes. Il sera décliné en versions 128 et 256 Go aux prix respectifs de 999 et 1099 € (hors abonnement). Huawei rejoint ainsi le club grandissant (malheureusement) des constructeurs proposant un smartphone grand public haut de gamme à plus de 1000 €. Espérons que son prix baisse dans les mois à venir…

Fiche technique

 Fiche technique du P30 Pro
Dimensions158 x 73,4 x 8,41 mm
Poids192 g
EcranOLED 6,47 ''
Définition2440 x 1080 pixels / 480 ppp
Caméra frontale32 MP f/2.0
Caméra dorsalemodule principal : 40 MP RYB; objectif 27 mm f/1,6 OIS
module ultra grand-angle : 20 MP RVB, objectif 16 mm f/2,2
module périscopique : 8 MP, objectif 25-125 mm f/3,4 OIS
OSAndroid Pie 9.0
EMUI 9.1
Stockage interne128 ou 256 Go selon modèle
Extension stockageemplacement NM Card
Connectivité sans filBluetooth 5.0, Wi-Fi ac
NFCoui
SoCKirin 980
GPUMali-G76
RAM8 Go
Capteur d'empreintes / reconnaissance facialeoui (sous l'écran) / oui (par caméra conventionnelle)
Résistance à l'eauIP68
Batterie4200 mAh
Port de chargeUSB-C
Recharge rapideSuperCharge 40 Watts
Recharge Qi sans filoui
Colorisblanc, Breathing Crystal, noir, Amber Sunrise, Aurora
Prix

Design

Avec son écran aux bords arrondis, son dos en verre très (trop) sensible aux salissures et son lecteur d’empreintes dissimulé sous l’écran, le P30 Pro ressemble à son grand frère le Mate 20 Pro… mais aussi au Galaxy S10+. Il s’en différencie toutefois par quelques subtilités. Rien à dire à propos de la qualité de construction ni au niveau des finitions, très soignées. On apprécie au passage la conformité IP68 rendant possible l’utilisation de la bête sous la pluie ou au bord de la plage.

L’encoche, désormais réduite au format « goutte d’eau » n’abrite que la caméra frontale. Exit donc le capteur 3D du Mate 20 Pro ainsi que le haut-parleur frontal, désormais relégué sur la face supérieure. De fines bordures noires entourent toujours l’écran tandis qu’un léger menton reste visible à la base. Les arêtes arrondies sont certes élégantes, mais conjuguées au revêtement en verre non texturé transforme notre exemplaire de test en une véritable savonnette. Plus que jamais, l’ajout d’une coque devient nécessaire, surtout en usage photographique. Les commandes mécaniques, hébergées par le flanc droit, se résument au contrôle du volume et à la touche de mise sous tension. Celle-ci, plutôt discrète, se pare d’un peu de rouge, désormais signature des smartphones co-conçus avec Leica.

Pas de sortie audio jack, sacrifiée sur l’autel de la compacité et des antennes du modem interne (nous y reviendrons plus loin). Il faudra donc faire avec le connecteur USB-C en passant par un adaptateur, ou utiliser les écouteurs fournis. Le tiroir recevant les deux nano SIM (ou une seule accompagnée d’une NM Card) prend place à la base de l’appareil.

Si l’on excepte les traces de doigts, le module quad-objectifs reste la seule attraction de la face arrière. Trois objectifs sont regroupés au sein d’une enclave oblongue à la manière de ce que l’on observait sur le P20 Pro. Elle épaissit localement le smartphone d’un bon millimètre. Le quatrième objectif – en fait la caméra ToF ainsi que le flash LED bi-tons ne dépassent pas de la coque et sont logés quelques millimètres à droite de l’enclave précédemment mentionnée.

Notre modèle de test se pare d’un noir brillant et profond du plus bel effet. Les amateurs de couleurs se tourneront les versions les plus colorées. Nous apprécions particulièrement les versions Aurora et Amber Sunrise offrant respectivement d’un dégradé bleu-vert ou rouge-orange, malheureusement la rendu par les photos : il faut les voir en réel pour les apprécier !

Écran

L’écran embarque une dalle OLED de 6,47’’ affichant 2440 x 1080 pixels. On l’a mentionné plus haut, l’encoche se réduit à une simple goutte plutôt qu’à un poinçon, seul Samsung sachant pour l’instant produire des écrans OLED perforés.

Aucun reproche à faire au niveau de la qualité des images affichées, tout bonnement excellente après un rapide passage dans les réglages de l’écran. Par défaut, le mode d’affichage est réglé sur « couleurs vives », ce qui rend l’image plus flatteuse à l’oeil en boostant les couleurs. Nous préférons le réglage « couleurs normales », à notre avis plus proche de la réalité. Les utilisateurs les plus pointilleux pourront même ajuster le rendu de façon encore plus précise en modifiant le réglage « température de couleur ». Le P30 Pro utilise l’espace colorimétrique P3, soit celui adopté par l’industrie cinématographique et popularisé par Apple.

OLED oblige, le contraste est excellent et le noir véritablement noir puisque ce type de dalle n’emploie pas de rétroéclairage. Les jeux et les séquences vidéo s’affichent avec fluidité et sans la moindre rémanence. À l’œil, il est difficile différencier l’écran du P30 Pro de celui du Galaxy S10+. signalons aussi le support de l’affichage HDR.

Performances

Le P30 Pro embarque le processeur maison Kirin 980 et le GPU Mali G76, tous deux déjà rencontrés sur les Mate 20 et 20 Pro. Ils sont accompagnés de 8 Go de mémoire vive et de 128 ou 256 Go de stockage (la version 512 Go n’est pas disponible en France) que l’on pourra étendre par l’adjonction d’une NM Card, format pour l’instant spécifique à Huawei. À noter qu’il est impossible de trouver en France (et dans de nombreux pays d’Europe) des NM Card de plus de 128 Go alors que Huawei dispose à son catalogue d’un modèle 256 Go. Interrogé sur ce point, Huawei France met en avant le niveau de taxation jugé prohibitif instaurée par l’organisme gouvernemental SORECOP (société pour la rémunération de la copie privée sonore) auquel s’ajoute la taxe sur la copie privée. À en croire Huawei, l’ensemble de ces taxes grèverait de 47 € le prix d’une NM Card de 256 Go, expliquant son absence au catalogue.

Sans grande surprise, les performances du P30 Pro relevées lors de nos tests sont très voisines de celles du Mate 20 Pro, seule la quantité de mémoire vive étant différente. S’il n’est pas le plus puissant du moment, le Kirin 980 procure une puissance de calcul largement suffisante pour faire fonctionner les applications les plus exigeantes en ressources.

Interface

Le P30 Pro embarque Android 9.0 et la surcouche maison EMUI 9.x. On ne revivra pas en détail sur le fonctionnement de cette dernière, largement détaillée dans les tests des Mate 20 et Mate 20 Pro. On se contentera simplement de de préciser qu’elle est à nos yeux toujours aussi agréable. Elle doit désormais faire face à une concurrence crédible chez Samsung, dont la surcouche One UI fait partie des excellentes surprises de ce début d’année.

Huawei a été l’un des premiers constructeurs à intégrer un moteur neuronal (NPU) dans ses smartphones haut de gamme. Celui du Kirin 980, équipé d’un double-coeur, assure de nombreuses tâches de maintenance afin de conserver la réactivité de l’appareil en « nettoyant » l’OS des éléments inutiles. Huawei affirme que ses smartphones équipés d’EMUI et embarquant un NPU ne perdront quasiment pas en réactivité sur les 18 premiers mois d’utilisation. Sans pouvoir valider à 100% cette affirmation faute de recul suffisant, force est de constater que malgré une utilisation intensive, notre Mate 20 Pro de test reste toujours aussi réactif.

EMUI 9 embarque son lot d’applications plus ou moins utiles. Celles-ci sont toutes désactivables ou désinstallables, histoire de ne pas encombrer l’interface. Nous devons toutefois confesser que nous préférons certaines d’entre elles (notamment l’Agenda et le Carnet d’adresses) à leurs équivalents concoctés par Google, que nous jugeons moins ergonomiques. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas, comme le démontre le début d’anarchie régnant dans les paramètres d’EMUI 9. Car à force d’empiler les fonctions, ceux-ci deviennent de plus en plus touffus et il n’est pas toujours évident de trouver celui que l’on cherche.

Un exemple, au hasard : nous avons passé un petit bout de temps à chercher comment activer le mode sombre de l’interface. Nous avons commencé à le chercher sans succès dans la rubrique « Affichage », avant d’explorer sans plus de succès « Écran d’accueil & fond d’écran ». En fait, l’activation du mode sombre se cache dans la rubrique « Batterie » sous la dénomination « Assombrissement de l’interface » ! Il est vrai que le passage en mode sombre économise la batterie sur un écran en technologie OLED, mais tout le monde le sait-il ? A priori, ce n’est pas le cas des utilisateurs non technophiles. Certes, le moteur de recherche intégré aux paramètres ainsi que les suggestions en bas de page facilitent la localisation des réglages, mais ils ne sont pas toujours suffisants. Huawei devrait à notre avis mettre un peu d’ordre dans tout cela en écoutant les utilisateurs et les ergonomes plutôt qu’en se fiant uniquement aux ingénieurs.

Audio

Comme de nombreux smartphones, le P30 Pro dit adieu à l’antique jack audio. Ce n’est guère surprenant, les P20 Pro et Mate 20 Pro en ayant fait de même. Huawei justifie cette absence par le volume plus important des antennes du modem 4G cat 21 et par la présence d’un objectif périscopique. Dont acte.

Le son produit par le haut-parleur interne est très correct, mais pas parfait. On note une légère surreprésentation des médiums au détriment des basses, celles-ci restant tout de même fort honorables. Précisons au passage que le P30 Pro est compatible Dolby Atmos. Nous n’avons pour l’instant pas d’avis sur les écouteurs audio fournis avec l’appareil, ceux-ci n’accompagnant pas notre exemplaire de test.

Appareil photo

Le P30 Pro est le premier smartphone de la marque à embarquer un appareil photo quad-objectifs co-conçu avec Leica. Trois d’entre eux captent l’image proprement dite et sont regroupés au sein d’une enclave oblongue. Le quatrième, de type Time of Flight (ToF, soit temps de vol en bon français, détermine la position des objets dans la scène à photographier) et le flash bi-tons sont logés quelques millimètres à droite des trois autres. Le module principal embarque un capteur 40 Mpxl ainsi qu’un objectif stabilisé 27 mm f/1,6. Le module ultra grand-angle est quant à lui composé d’un capteur 20 Mpxl et d’un objectif 16 mm f/2,2. Enfin le troisième embarque un capteur 8 Mpxl ainsi qu’un zoom optique stabilisé 25-125 mm f/3,4. Oui, vous avez bien lu : il s’agit d’un zoom optique, pas d’un artefact numérique.

Comment diable est-ce possible dans une si petite épaisseur ? Huawei a opté pour un module périscopique, semblable à celui présenté par Oppo en février dernier. L’objectif, tout en longueur, est « couché » dans l’épaisseur du smartphone, l’image parvenant au capteur à l’aide d’un jeu de miroirs. A l’heure où ces lignes sont écrites, peu d’informations techniques sont disponibles sur ce nouvel objectif. Tout juste sait-on qu’il embarque six lentilles. Huawei est donc capable de proposer avec le P30 Pro le premier zoom quasiment optique couvrant une plage allant de 16 à 125 mm.

Pourquoi « quasiment » ? Car les longueurs focales comprises entre 16 et 25 mm sont créées par l’IA. Selon le capteur utilisé, celle-ci découpe une partie de l’image ou en regroupe des photosites. Ce n’est donc pas un zoom numérique au sens premier du terme qui« invente » les informations manquantes afin de créer l’image, au détriment de sa qualité. Huawei ne se prive pas pour autant de celui-ci (qui fait toujours bien sur une fiche technique, même si le résultat fait généralement saigner les yeux) en dotant le P30 Pro d’un zoom numérique 50x, boosté à l’IA afin de rendre le résultat moins horrible.

Spoiler alert : si la technique ne vous intéresse pas (ou vous donne mal au crâne), ne lisez pas les quatre prochains paragraphes (ou investissez dans un tube d’aspirine). Avant d’aller plus loin, attardons-nous sur le capteur 40 Mpxl du module principal qui mérite un peu d’attention. On le sait, les trois couleurs primaires sont le rouge, le vert et le bleu. Grâce à elles, il est possible de créer la totalité des teintes visibles par l’oeil humain. C’est donc fort logiquement que les concepteurs de capteurs utilisent une matrice de filtres composée de ces trois couleurs.

Celle-ci recouvre les photosites, composants de base capables de percevoir une intensité lumineuse et non pas une couleur. Ainsi filtrée, la lumière parvenant au photosite est mesurée puis traduite en couleurs par le processeur d’images afin de recréer la scène à photographier (que les puristes nous pardonnent : nous schématisons afin de ne pas rentrer dans des explications trop techniques). Ce filtre – ou matrice – de Bayer, puisque c’est son nom, embarque 25% de filtres rouges, 25% de filtres bleus et 50% de verts afin de s’approcher du fonctionnement de l’oeil humain (les cônes de la rétine humaine activés par la vision diurne sont plus sensibles au vert qu’aux autres couleurs). On parle alors de matrice RVVB.

Cette matrice RVVB convient à de nombreux usages, mais a tout de même un léger défaut puisqu’elle ne retransmet pas toujours avec fiabilité la luminosité d’une image. On s’en aperçoit notamment sur les images shootées avec un faible éclairage. Pour y pallier, on peut bien entendu entasser des algorithmes d’IA, avec les risques non négligeables de perte de piqué (le fameux « lissage » de l’image). Les ingénieurs de Huawei et de Leica tentent avec le P30 Pro une approche originale en remplaçant la traditionnelle matrice RVVB par sa variante RJJB. Les filtres verts cèdent la place à un filtre jaune, celui-ci laissant passer une intensité lumineuse quatre fois plus importante.

On imagine tout de suite l’avantage de la manœuvre pour les scènes peu éclairées, surtout si l’on couple les informations de ce capteur avec celles des deux autres ! Les informations liées au vert ne sont pas pour autant ignorées, mais recréées par le processeur d’image et les processeurs neuronaux par une simple soustraction colorimétrique (jaune = bleu – vert, donc vert = bleu – jaune). L’IA est aussi mise à contribution afin d’adapter les signaux RJJB du capteur à l’affichage RVB de l’écran afin qu’il puisse servir à la visée.

Ultra grand-angle
Photo prise à l’ultra grand-angle.

Photo prise avec l'objectif grand-angle.
Photo prise avec l’objectif grand-angle.

Photo prise avec le zoom 10x
Photo prise avec le zoom 10x

zoom 50x
Photo prise à fond de zoom numérique (50x) : le texte n’est pas lisible mais le rendu reste étonnamment bon pour un zoom numérique.

Dire que nous avons été épatés par les résultats de nos tests tient de l’euphémisme. En bonne luminosité, les images produites par le P30 Pro sont tout bonnement excellentes à tout niveau de zoom optique. Dès que l’on passe au numérique, la qualité se détériore inévitablement, mais les images restent tout de même exploitables. Le capteur RJJB tient bien ses promesses en faible et très faible éclairage ainsi qu’en photo de nuit. Les images sont de bonne qualité sur toutes les longueurs focales du zoom optique à condition de réussir à stabiliser correctement l’appareil (le temps de pose peut atteindre 8 secondes pour les scènes les plus sombres). Certes, le bruit numérique s’invite toujours mais n’est pas trop gênant. Les Jpegs ont alors tendance à être un poil trop lissé afin de l’éliminer, ce qui altère les détails les plus fins.

Extérieur nuit, sans éclairage d'appoint
Extérieur nuit, sans éclairage d’appoint

Photo au zoom 5x optique, prise du même endroit que la précédente et toujours  sans éclairage d’appoint.

Le mode vidéo mérite lui aussi ses louanges. Les séquences produites bénéficient des bienfaits du capteur RJJB lorsque la luminosité baisse. La stabilisation optique bénéficie de l’assistance de son pendant numérique dopé à l’IA afin d’éliminer efficacement les vibrations parasites. Attention toutefois si vous utilisez un gimbal : les deux systèmes de stabilisation peuvent rentrer en conflit et générer une image instable au lieu de l’éviter.

Autonomie

Le P30 Pro embarque une batterie de 4200 mAh ce qui d’après Huawei lui confère une autonomie de plus de deux jours. Lors de nos tests, elle nous a fourni un peu plus d’une journée et demie d’utilisation en mode geek assumé et un peu plus de deux jours en utilisation plus raisonnable. Ce résultat est tout bonnement excellent. Toutefois, nous avons testé un modèle de pré-série, nous mettrons à jour ces impressions après test du modèle final.

À l’instar du Mate 20 Pro, le P30 Pro est compatible avec le standard Qi de charge par induction et dispose de la charge inversée afin de fournir un peu d’énergie à un appareil en détresse (écouteurs, montre connectée ou à la rigueur smartphone). Détail agréable, le bloc secteur fourni affiche une puissance de 40 Watts. Huawei affirme qu’il est ainsi possible de passer de 0% à 70% en 30 minutes, ce que nous avons pu vérifier avec notre modèle de test. Pour remplir totalement la batterie, il faudra patienter 60 minutes.

 

Notre test vidéo du Huawei P30 Pro

Notre avis sur le P30 Pro de Huawei

Il est rarissime que nous donnions la note maximale à un smartphone, mais le P30 Pro la mérite sur quasiment tous les aspects ! A commencer par ses performances photographiques que nous jugeons exceptionnelles, l'intégration d'un module photo périscopique étant ici bienvenue. On apprécie toujours autant la qualité de construction irréprochable - n'en déplaise à nos lecteurs sinophobes - et l'interface EMUI, même si sa partie "paramètres" doit être améliorée. Et pour tout dire, ce détail aurait pu coûter 0,5 point sur la note finale. Nous n'avons finalement pas estimé devoir pénaliser le P30 Pro pour cette petite faiblesse, vite gommée par la qualité générale.
Le SoC Kirin 980 ne démérite pas, même s'il est fort logiquement dépassé en terme de puissance brute par le dernier-né de Qualcomm. Cela ne l'empêche pas de largement fournir la puissance nécessaire à une utilisation fluide et c'est finalement le plus important.

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