On sait à quelle date Google envisage la fin de ChromeOS
Pour faire de la place à Alumium OS, Google a programmé la fin de ChromeOS pour 2034, le temps de répondre à ses promesses de support logiciel.

C'est désormais acté, Google va lancer un nouveau système d'exploitation pour appareils de bureau, qui va en quelque sorte fusionner Android et ChromeOS. Celui-ci s'appelle Alumium OS, et sa date de sortie est encore incertaine. Bien que Sameer Samat, responsable d'Android chez Google, ait évoqué une disponibilité en 2026, des documents judiciaires relatifs à l'affaire antitrust contre Google aux États-Unis laissent entendre qu'Alumium OS ne sera pas prêt avant 2028. Il est possible que de premiers testeurs y aient accès dès cette année, mais il ne faut pas s'attendre tout de suite à une commercialisation à grande échelle.
Toujours d'après ces documents, pour lesquels The Verge a pu obtenir une transcription, Google a déjà pensé à la date de fin du support pour ChromeOS. “Même lorsque le nouveau système d'exploitation pour Chromebooks sera disponible, il ne sera pas compatible avec tout le matériel Chromebook existant, ce qui obligera Google à maintenir ChromeOS au moins jusqu'en 2033 pour respecter son engagement de support de 10 ans envers les utilisateurs actuels”, y expliquent les avocats de la firme californienne.
La mort de ChromeOS programmée pour 2034
“L’arrêt progressif de ChromeOS est prévu pour 2034”, peut-on lire dans un autre extrait. Google a donc déjà tout prévu. Il sait sans doute quels sont les modèles de Chromebook existant qui pourront être mis à jour vers Aluminium OS, et quels sont ceux qui devront rester sous Chrome OS. Sans ça, l'entreprise ne pourrait pas savoir quand le support logiciel de ChromeOS pourra s'arrêter. Google promet 10 ans de mises à jour pour les Chromebook. Si la prise en charge s'arrête en 2034, cela signifie que des appareils sortis en 2023 n'auront pas Aluminium OS. Au contraire, tous les Chromebook sortis à partir de 2024 devraient donc basculer vers la nouvelle version.
Ces informations avaient été partagées par Google à la justice états-unienne dans le cadre de son procès pour position dominante. À l'époque, le Department of Justice (DOJ) cherchait à démanteler Google et le forcer à vendre Chrome, ce qu'il n'avait pas obtenu. L'un des axes de défense de Google avait justement été que la prise en charge du système d'exploitation ChromeOS sur les ordinateurs plus anciens serait rendue plus compliquée.