Cette étude a listé les habitudes qui ruinent une carrière, et les patrons sont les premiers à les cumuler
Le téléphone est devenu un compagnon de réunion presque banal dans les entreprises. Une étude britannique a chiffré ces habitudes de bureau et leur influence sur une carrière. Ses résultats désignent les patrons comme les plus mauvais élèves, loin devant leurs équipes.

La distraction numérique s’est installée dans tous les moments de la vie quotidienne. Le téléphone accompagne désormais les repas, les trajets et les discussions familiales. Une étude montrait récemment que la présence d’un enfant ne suffit pas à faire lâcher le smartphone à un parent sur deux. Le monde professionnel n’échappe pas à cette tendance. Réunions, courriels et notifications se disputent en permanence l’attention.
Les employeurs commencent à chiffrer le coût réel de ces interruptions. Un rapport récent montrait que des milliers d’entreprises voient leur productivité reculer à cause de l’IA générative. Une nouvelle enquête menée auprès de 600 salariés britanniques change d’échelle en s’intéressant aux comportements individuels. Elle recense les gestes anodins du quotidien de bureau et calcule leur effet sur une carrière.
Les cadres dirigeants arrivent en retard en réunion quatre fois plus souvent que les débutants
Les salariés britanniques interrogés reconnaissent des écarts très répandus. Selon l’étude de Careerminds UK, 31,7 % d’entre eux ont consulté leur téléphone pendant une réunion au cours du mois écoulé. Traiter des affaires personnelles sur le temps de travail arrive en tête avec 37,2 %, devant les courriels laissés sans réponse plus de 24 heures, à 35,5 %. Chaque personne cumule en moyenne 2,7 de ces habitudes par mois, et 44,2 % en accumulent au moins trois. Les comportements les plus discrets pèsent aussi lourd. Près d’un sondé sur cinq critique son supérieur auprès d’un collègue, et 5,7 % acceptent une tâche impossible à livrer.
Le contraste hiérarchique constitue la vraie surprise de ce classement. Les cadres dirigeants britanniques arrivent en retard à une réunion dans 38 % des cas, contre 9,2 % chez les employés débutants. Ils sont aussi huit fois plus nombreux à s’approprier l’idée d’un collègue. Les 18-29 ans manquent l’horaire huit fois plus souvent que les plus de 55 ans, qui préfèrent de leur côté le silence pour éviter le conflit, dans 47,8 % des cas. Amanda Augustine, coach carrière certifiée, rappelle qu’aucun de ces comportements ne suffit à faire dérailler un parcours isolément. Leur accumulation façonne en revanche durablement l’image renvoyée aux décideurs.