Le CES 2019 bannit un sextoy féminin connecté, le salon est accusé de sexisme

Maj. le 22 février 2019 à 9 h 43 min

La Consumer Technology Association (CTA), qui organise le CES de Las Vegas est accusée de sexisme après avoir banni un sextoy féminin. Pourtant, c’est cette même association qui avait récompensé ce produit en lui octroyant un prix quelques semaines avant l’ouverture du salon.

CES sextoy Lora DiCarlo

Chaque année, le CES accueille chaque année toutes sortes de produits touchant de près ou de loin à l’univers de la Tech. En créant un sextoy féminin connecté baptisé « Osé », la société Lora DiCarlo croyait pouvoir profiter du salon pour se faire une visibilité. Elle est en train de le réussir mais pas de la manière dont elle le prévoyait. Les choses avaient pourtant bien commencé il y a environ un mois quand la startup a été primée par la CTA pour son produit. Mais contre toute attente, le prix lui a été retiré avant l’ouverture du salon.

CES 2019 : primé, un sextoy devient finalement indésirable

Cette décision est d’autant plus étonnante que des produits ou œuvres érotiques sont régulièrement exposés au CES de Las Vegas. La fondatrice de l’entreprise ne trouve aucune raison valable au bannissement du sextoy et accuse la CTA de sexisme.

La sexualité des hommes peut être présentée de manière explicite (…). La sexualité des femmes en ce qui la concerne est largement passée sous silence, à défaut d’être bannie

Ces accusations, la CTA s’en défend et affirme que le produit va à l’encontre de ses règles. L’association a publié à cet effet une partie de ses conditions qui stipulent que les produits « immoraux, obscènes, indécents, profanes ou non conformes à l’image du CTA sont disqualifiés ».

Jugeant sans doute ces explications faillibles, l’organisme qui gère le CES est revenue préciser que la récompense de la société lui avait été retirée au motif que la catégorie « robots et des drones » dans laquelle elle avait concouru n’était pas la bonne. Il reste tout de même à trouver une explication valable au fait que le produit ait été interdit sur le stand de l’entreprise alors que des expositions similaires avaient eu lieu par le passé.

Tant de facteurs qui confortent Lora Haddock, la fondatrice de la startup, dans ses accusations de sexisme, de misogynie et de règles à deux vitesses aussi bien à l’encontre du CES que du monde de la Tech en général.

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