Amazon généralise la livraison en 24 heures aux Etats-Unis. Amazon cherche ainsi à sécuriser un avantage concurrentiel stratégique. Mais pour l’heure, cette décision entame surtout la rentabilité du géant de la distribution. 

Amazon

Amazon est en train de généraliser la livraison en 24 heures pour les abonnés Prime aux Etats-Unis. « La livraison en un jour est désormais disponible pour les abonnés de Prime sur plus de dix millions de produits, et ce n’est qu’un début », s’est emporté Jeff Bezos, dans un communiqué. Et d’ajouter : « les clients répondent au choix de la livraison en un jour pour les abonnés Prime – nous avons reçu beaucoup de retours positifs et vu les ventes s’accélérer ». Pourtant un article de Challenges cite le directeur financier du groupe Brian Olsavsky, qui admet que ce choix a « créé un choc dans le système ».

Amazon et le défi de la livraison en 24 heures

Après une année 2018 où le groupe a enchainé les résultats record, et même dépassé brièvement les 1000 milliards de dollars de capitalisation, Amazon a déçu les attentes des investisseurs au 2e trimestre 2019 avec un bénéfice net de seulement 2,6 milliards de dollars. La livraison en 24 heures aurait, entre autres, coûté plus de 800 millions d’euros entre avril et juin : « nous avons eu des coûts additionnels dans nos entrepôts, et notre expansion rapide nous a coûté en productivité », ajoute Brian Olsavsky.

Amazon fait en effet face à la montée en puissance d’un phénomène relativement récent : avec les drive et autres modes de retrait en magasin, les grandes surfaces font de plus en plus d’ombre à la plateforme de grande distribution. Faute de points de vente physique, Amazon doit se différencier autrement, et c’est dans ce cadre que le groupe mise sur la livraison en 24 heures. Cela devrait se traduire par une forte croissance des ventes : Amazon table sur un chiffre entre 17% et 24%.

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Mais également un bénéfice opérationnel compris entre 2,1 et 3,1 milliards d’euros. Soit nettement moins qu’en 2018 (la firme avait alors réalisé un bénéfice net de 3,7 milliards d’euros). Reste à savoir comment Amazon pourra inverser la vapeur sur le long terme. Challenges évoque par exemple l’automatisation de ses entrepôts, et souligne qu’Amazon peut largement encaisser ce « choc ». En fait cela devrait même pousser la grande distribution à la surenchère, sachant que le secteur ne peut pas compter sur la même diversité de revenus qu’Amazon, également présent dans le cloud, le divertissement, ou encore la publicité.

Source : Challenges



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