Voici pourquoi la NASA ne peut pas encore chiffrer les risques de la mission Artemis 2
La NASA prépare la mission Artemis 2, qui doit envoyer quatre astronautes autour de la Lune. Comme toute mission habitée, ce vol comporte des risques importants. Pourtant, l’agence spatiale explique qu’il reste difficile de les mesurer précisément.

Depuis plusieurs années, la NASA prépare le retour des astronautes au-delà de l’orbite terrestre avec le programme Artemis. Après le vol inhabité d’Artemis 1 en 2022, Artemis 2 doit envoyer quatre membres d’équipage pour un voyage d’environ dix jours autour de la Lune. Cette mission marquera le premier vol habité lointain depuis 1972 et doit valider plusieurs systèmes essentiels avant un futur alunissage.
Mais le calendrier du programme a déjà été perturbé à plusieurs reprises. Des fuites d’hydrogène détectées lors des tests de la fusée SLS ont forcé la NASA à revoir son planning. D’autres inquiétudes concernent également l’activité solaire, actuellement très élevée. Des éruptions particulièrement puissantes pourraient exposer les astronautes à des niveaux de radiations plus importants lors du trajet vers la Lune.
La NASA explique qu’il manque encore des données pour évaluer précisément les dangers d’Artemis 2
La mission Artemis 2 doit envoyer quatre astronautes pour un voyage d’environ dix jours autour de la Lune avant un retour sur Terre. Pourtant, la NASA explique qu’elle ne peut pas encore donner une estimation précise du niveau de risque associé à ce vol. Comme le rapporte Space.com, les responsables du programme préfèrent éviter de publier des probabilités chiffrées.
La principale raison tient au manque de données disponibles. Le lanceur Space Launch System (SLS) n’a pour l’instant effectué qu’un seul vol, lors de la mission Artemis 1 en 2022. Il est donc difficile d’évaluer avec précision la fiabilité du système sur la durée. Les responsables du programme rappellent que les nouvelles fusées connaissent souvent un taux de réussite limité lors de leurs premiers vols.
Certains repères existent toutefois pour donner un ordre d’idée. Les nouvelles fusées ont historiquement environ une chance sur deux de réussir leur premier lancement. Lors des vols suivants, les programmes spatiaux habités peuvent viser un taux d’échec d’environ 1 sur 50. Mais Artemis ne dispose pas d’un rythme de lancement régulier. Plus de trois ans séparent Artemis 1 et Artemis 2, ce qui complique les estimations.
Les analyses internes évoquent aussi plusieurs sources de danger possibles. Les micrométéorites et les débris orbitaux figurent parmi les menaces identifiées pour les missions spatiales habitées. Pourtant, l’histoire montre que certains accidents majeurs se produisent dans des phases différentes, comme lors du lancement ou du retour sur Terre. Pour la NASA, ces incertitudes expliquent pourquoi il reste difficile d’attribuer un chiffre précis au risque global de la mission.