Test du Honor Magic8 Pro : le smartphone qui répare les erreurs du passé pour frôler la perfection
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Après le Magic7 Pro qui nous a laissés un peu sur notre faim, nous attendions le Magic8 Pro comme le loup blanc. Après une première prise en main très prometteuse, il était temps de passer le smartphone haut de gamme de Honor sur le grill avec tous les tests que nous pouvions lui faire subir. S’en est-il sorti ? Saura-t-il nous faire oublier les excellents Find X8 Pro et OnePlus 15 ? Réponse dans ce test.
Il est difficile de monter au top. Et il est encore plus difficile d’y rester. Le Magic6 Pro a été l’un de nos smartphones préférés de 2024. Il avait tout pour lui : une belle gueule, une plate-forme nerveuse, un superbe écran, une grande autonomie, une recharge ultra rapide et surtout une configuration photo à la hauteur de son ambition. Avec lui, Honor était au top. Quand il a fallu remplacer le Magic6 Pro, la marque chinoise se devait de soigner tous les aspects de son nouveau porte-étendard. C'est ce qu'on attendait.
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Le Magic7 Pro est un très bon smartphone. Mais nous n’avons pas réussi à y déceler ce même petit grain de folie qui nous avait tant plu dans le Magic6 Pro. Une chauffe mal contrôlée. Une autonomie en baisse. Quelques regrets en photo avec les capteurs secondaires. Rien de bien méchant en soi. Mais suffisamment pour avoir cassé le charme. Et quand on parle d’un produit à plus de 1000 euros, c’est suffisant pour nous frustrer.
Un an plus tard, le Magic8 Pro prend la relève. Nous avons d’ores et déjà publié une prise en main du smartphone mi-janvier, à l’occasion de l'officialisation de son arrivée en France. À son arrivée à la rédaction de Phonandroid, un curieux mélange de crainte et d’espoir flottait. Espoir d’être à nouveau emporté par le charme et l’ambition de Honor. Crainte que cet espoir soit à nouveau déçu, même si la prise en main a été plutôt positive. Alors qu’en est-il ? Réponse dans ce test complet.
Prix et date de disponibilité
Le prix public conseillé du Magic8 Pro est de 1299 euros. Soit le même montant que celui du Magic7 Pro. Nous pouvions craindre que les tensions sur la RAM puissent avoir un impact tarifaire sur le smartphone. Ce n’est pas le cas. C’est donc plutôt une bonne nouvelle. Le Magic8 Pro se décline en une seule configuration avec 12 Go de mémoire vive physique et 512 Go de stockage interne.
Le Magic8 Pro est un smartphone haut de gamme, facilement comparable aux meilleurs chez les concurrents. iPhone 17 Pro Max chez Apple. Pixel 10 Pro XL chez Google. Futur Galaxy S26 Ultra chez Samsung. Find X9 Pro chez Oppo. OnePlus 15 et Realme GT8 Pro. Xiaomi 17 Ultra. Pura 80 chez Huawei. Sans oublier le Signature chez Motorola. Le tarif du Magic8 Pro est plutôt cohérent, le plaçant au milieu de ce panel. Son principal concurrent parmi eux : le Find X9 Pro, évidemment.
Le Magic8 Pro se décline en trois coloris : un noir classique, un doré avec de jolis reflets (appelé « Sunrise Gold ») et un turquoise avec les mêmes reflets (appelé « Sky Cyan »). Une version blanche, aussi très classique, existe aussi en Chine. Dans la boîte, le smartphone est accompagné d’un câble USB-C vers USB-C et du petit outil pour ouvrir le tiroir de la carte SIM. Un éventail assez classique désormais. Une protection supplémentaire d'écran est posée en usine.
Design et interface
Commençons ce test par un tour du propriétaire. Le Magic8 Pro reprend en grande partie le design de son prédécesseur. Le module photo à l’arrière est toujours centré et protubérant, permettant de maintenir le téléphone équilibré. En revanche, le module est plus gros : la place en haut et sur les côtés est moins importante. Le contour métallique autour du module photo est toujours anguleux, en forme d’octogone. Mais il est désormais agrémenté d’un cerclage cranté qui rappelle l’horlogerie. Vous retrouvez un détail similaire (mais pas aussi fin) dans le Magic8 Lite.
Même s’il reste imposant, le Magic8 Pro est plus compact que son prédécesseur. Il est moins haut, moins large et moins épais. La différence se mesure en millimètres, voire en dixième de millimètre pour la finesse. Mais l’impact n’est pas négligeable en main. Le smartphone est aussi moins lourd de quelques grammes. Notez aussi que les bordures du téléphone restent très légèrement incurvées, aussi bien à l’arrière qu’à l’avant, et que la protection contre l’eau a été renforcée.
Ces différences sont dues à deux changements. Le premier est le remplacement du verre minéral au dos du Magic7 Pro par un polymère renforcé. Visuellement, ça reste élégant, grâce aux jolis reflets. C’est plus léger. C’est plus costaud contre certains désagréments. Et ça résiste aussi bien, voire mieux, aux traces de doigts. Les autres matériaux du Magic8 Pro ne changent pas : de l’aluminium brossé pour les tranches et du verre minéral Nano Crystal Shield à l’avant.
Le second changement concerne justement la façade avant. L’écran subit une légèrement réduction de sa taille, passant 6,8 pouces à 6,71 pouces. L’incidence est ici aussi contenue : cela reste une dalle très confortable pour tous les contenus. En façade, vous retrouvez toujours un poinçon sous forme de pilule (comme Dynamic Island chez Apple), où sont logés un capteur selfie et une caméra Time of Flight pour la reconnaissance faciale 3D. Un lecteur d’empreinte est toujours présent sous l’écran. Et il est très bien positionné.
Dernière remarque sur le design : les tranches. Un nouveau bouton y fait son apparition. Il s’agit du bouton personnalisable qui sert, par défaut, à accéder à Honor AI et à l’appareil photo (avec contrôle tactile du zoom). Il est logé sur la tranche de droite, sous le bouton de mise en marche (lequel sert toujours de raccourci vers Gemini). Pour le reste, nous sommes en terrain connu.
Une fois le smartphone allumé, nous arrivons sur MagicOS 10, une version basée sur Android 16. Cette version profite de plusieurs changements esthétiques et ergonomiques. Cela démarre avec l’écran d’accueil où seul le widget Suggestion IA est conservé par défaut. Le dossier « Essentiel » est déporté sur le second écran, offrant un peu plus de place aux applications importantes. Le widget « heure et météo » profite de la largeur d’écran pour être moins haut. Des aplats transparents, certainement inspirés de Liquid Design chez Apple, sont appliqués sur les éléments du bureau, mais pas sur la barre latérale qui reste « fumée ». Le volet de réglage rapide est légèrement réorganisé.
Cette nouvelle version est surtout marquée par une poussée massive vers l’intelligence artificielle. Suggestion IA, Magic Portal, Deepfake Detection, Circle to Search et Gemini sont désormais accompagnés par plusieurs initiatives intéressantes par trois fonctionnalités. « Agent Paramètres » qui permet de gérer les paramètres du smartphone à la voix. « Agent Photos » qui aide à nettoyer, améliorer et retoucher les photos. Et « Souvenirs IA » qui ressemble beaucoup à l’Espace Mental de ColorOS ou Essential Space de Nothing.
Contrairement au Magic8 Lite, le Magic8 Pro ne pâtit pas d’une arrivée massive d’applications commerciales et de publicités intrusives. Si Facebook est toujours installé par défaut, c’est bien le seul. Tous les autres logiciels présents sont développés par Google ou Honor. C’est une vraie bonne nouvelle. Espérons qu’une mise à jour ne viendra pas balayer cette bonne impression. En parlant de mise à jour, Honor promet 7 ans de mise à jour d’Android et de patch de sécurité. Un vrai bon exemple à suivre.
Écran, performance et batterie
Restons en façade et étudions l’écran. Nous avons vu que la dalle, AMOLED LTPO, avait changé de taille cette année. Cependant, nous retrouvons plusieurs caractéristiques techniques reprises du Magic7 Pro : la compatibilité Dolby Vision et HDR Vivid, la fréquence de rafraichissement qui peut varier de 1 à 120 Hz en fonction des contenus (avec la possibilité de ficher à 60 Hz ou 120 Hz en permanence), la fréquence de modulation très élevée (4320 Hz). Tout cela est de retour.
Mais il y a quelques différences. La première est le ratio : Honor choisit ici de revenir à un 20/9e plus allongé, contre 19,5/9e précédemment. D’où la largeur réduite du téléphone. La deuxième est liée à la taille et le ratio : c’est la définition. Elle baisse très légèrement pour s’adapter à ce nouvel écran. La résolution reste presque égale, à 458 pixels par pouce. Ce qui est largement suffisant pour tous les usages.
Autre changement annoncé : la luminosité. Elle atteint désormais 1800 nits avec du contenu HDR en mode automatique, avec des pointes locales qui peuvent monter à 6000 nits sous certaines conditions. Avec notre sonde, nous avons mesuré une luminosité manuelle maximale légèrement supérieure à 800 nits, quel que soit le mode colorimétrique. Il y a trois profils colorimétriques : normales, vives et professionnel. Si le deuxième offre la plus forte luminosité (à 20 nits de plus que les autres), c’est le premier qui présente la meilleure reproduction des couleurs.
Avec ce profil, nous enregistrons un delta E moyen de 1,7, comme pour le Magic7 Pro, avec une légère surpondération du bleu. Le gamma moyen atteint 2,2 avec une bonne homogénéité et une bonne séparation des nuances de gris. La température moyenne est quasi parfaite à 6496°. Le blanc est lui aussi presque parfait à 6495°. C’est mieux qu’avant. Avec les deux autres profils, le blanc est soit un peu plus jaune (6397° avec le mode pro), soit un peu plus bleu (7005° avec le mode « vives »).
L’un des atouts du Magic8 Pro face à ses prédécesseurs est l’éventail fonctionnel pour corriger les erreurs colorimétriques. Outre l’habituelle roue chromatique, le Magic8 Pro propose de régler l’intensité de chaque couleur primaire, soit jouer sur l’espace TSV (teinte, saturation, valeur). C’est bien mieux que précédemment. Et les experts auront ici de quoi se faire plaisir.
Sous le capot, vous retrouvez sans grande surprise la star des SoC de ces derniers mois : le Snapdragon 8 Elite Gen 5, ici accompagné de 12 Go de mémoire vive physique (avec 12 Go de RAM virtuelle activés par défaut). Nous avons d’ores et déjà testé ce processeur dans d’autres smartphones, notamment le OnePlus 15 et le Realme GT8 Pro. Et à chaque itération, le constat est le même : il est très, très puissant.
Cela se confirme une fois encore ici, même si le Magic8 Pro est équipé de 4 Go de RAM de moins que les autres flagships testés à la rédaction. Il est d’ailleurs étonnant de constater que le Magic8 Pro joue jeu égal avec le GT8 Pro. Il le dépasse même parfois dans certains tests, comme Geekbench. Il n’atteint cependant pas les 4 millions que nous avons réalisés avec le téléphone de Realme. Le Magic8 Pro est en revanche systématiquement devant le OnePlus 15 : si vous êtes joueur, c’est un argument dont il faut tenir compte.
Autre argument pour les joueurs, la stabilité. Elle est meilleure qu’avec le GT 8 Pro, mais elle est moins bonne qu’avec le OnePlus 15. Elle est comprise entre 60 % et 80 % selon les exercices. Et la baisse est assez rapide : le SoC va effectuer ses premières tâches à bride abattue, puis se calmer pour arriver à une vitesse de croisière. Ce retour au calme est important, parce que le SoC chauffe. Nous avons relevé un peu plus de 50°C sur l’écran et sur la face arrière. La température reste en dessous des 50°C sur les tranches, bien heureusement.
Pour alimenter cette plate-forme, il faut une belle batterie. Comme pour le Magic7 Pro, le Magic8 Pro européen ne profite pas du même composant que la déclinaison chinoise : il est moins bon. En France, la batterie du Magic8 Pro atteint 6270 mAh, contre 7200 en Chine. La différence est colossale. Selon Honor, cette bride est imposée par les normes du transport de marchandises. Et elle pénalise le smartphone, notamment face à Realme et OnePlus qui atteignent ou dépassent les 7000 mAh.
Avec 6270 mAh, le Magic8 Pro dépasse cependant son prédécesseur de 1000 mAh. C’est une belle amélioration qui lui permet d’accomplir ce que le Magic7 Pro ne pouvait pas : atteindre les deux jours d’utilisation standard. Ce n’était pas gagné, car le SoC et l’intelligence artificielle consomment de l’énergie. Mais ce cap est passé. Et le Magic8 Pro fait donc aussi bien que le Magic6 Pro. On en revient toujours à lui. Pour les joueurs, l’autonomie se situe entre 5 heures et 6 heures en fonction du jeu et des optimisations.
Une fois la batterie déchargée, on passe par la case recharge. Dans ce domaine, le Magic8 Pro est aussi bien loti que son prédécesseur. Il est compatible charge rapide filaire 100 watts (conte 120 watts en Chine, encore…) et charge rapide sans fil 80 watts. Avec un chargeur Honor 100 watts, on peut atteindre les 100 % en moins de trois quarts d’heure. Et avec un chargeur 88 watts, le smartphone est rechargé entièrement en une heure. C’est une bonne expérience.
Pour soigner la batterie, le Magic8 Pro dispose de plusieurs outils : la limite de charge (personnalisable), la charge intelligente et la charge sécurisée qui va éviter que la batterie n’entre en surcharge. Les gamers auraient pu attendre également le contournement de charge.
Photo, vidéo et audio
Passons à la photo, un domaine dans lequel Honor parvient désormais à convaincre. Et pas uniquement par son partenariat avec les Studios Harcourt. Ici, nous retrouvons peu ou prou la configuration du Magic8 Pro. Il y a tout de même de petites différences. Le capteur principal géant est désormais associé à une optique à ouverture constante à f/1.6 et non plus variable. La distance focale du téléobjectif est plus profonde, pour un zoom optique qui montre à 3,7x. Et l’autofocus du capteur selfie disparait, certainement remplacé par la caméra ToF. Voici tous les détails :
- Principal : capteur 50 MP, ouverture f/1.6, taille du capteur 1/1.3″, autofocus multidirectionnel, stabilisateur optique
- Panorama : capteur 50 MP, ouverture f/2.0, 12mm, angle de vue 122˚, taille du capteur 1/2.88″, autofocus dual pixel
- Téléobjectif : capteur 200 MP, ouverture f/2.6, taille du capteur 1/1.4″, autofocus multidirectionnel, stabilisateur optique, zoom optique 3,7x
- Selfie : capteur 50 MP, ouverture f/2.0, taille du capteur 1/2.93″
Globalement, les résultats proposés par cette configuration sont très bons. En journée, le piqué, le détail et l’équilibre sont excellents. Moins flatteuse aux yeux qu'avec le Magic6 Pro par exemple, la colorimétrie est plus juste. La lumière est très bien gérée. En soirée, le Magic8 Pro fait aussi d’excellents clichés. En mode automatique, le mode nuit va parfois s’activer même quand la luminosité est suffisante : le but est de maitriser les sources de lumière et d’apporter du piqué.



Autre point très positif, le zoom numérique a été grandement amélioré. L’intelligence artificielle cesse de lisser et retravailler à outrance les objets dans la photo. Les résultats sont plus naturels, même quand le sujet est vraiment très loin. C’est peut-être l’une des premières fois ou le zoom numérique 100x sert enfin à quelque chose. Ce n’est pas rien.


Excellent photophone, le Magic8 Pro est à l’aise dans pratiquement toutes les situations. Les portraits sont élégants, avec un bon détourage. Les paysages sont nets. Les macros sont de bonnes qualités (notamment en journée quand le temps d’exposition est plus court). Voilà un bon bilan que nous allons cependant être obligés de contrebalancer avec quelques remarques moins positives.


La première concerne le capteur principal. Il est étonnamment sensible aux reflets. Que ce soit le soleil, les phares des voitures ou les lampadaires. Il y a donc régulièrement des artefacts qui s'incrustent. La deuxième concerne les portraits : Honor continue d’activer par défaut les outils d’embellissement du visage qui lissent les textures. À défaut de les supprimer, désactivons-les ! Le capteur selfie n’est pas très constant sur la balance des blancs. Signalons également quelques flous occasionnés par une compensation imparfaite des mouvements parasite en mode nuit.




Ensuite, l’autofocus est trop rapide. Nous pensons même qu’il anticipe, ce qui peut l’empêcher de faire une mise au point précise d’un sujet en mouvement qui manquera de piqué. Le mode nuit contraste excessivement certaines couleurs, lesquelles deviennent fluos. C’est notamment le cas en soirée avec le téléobjectif. Enfin, même si c’est mieux qu’avant, nous continuons de penser que Honor a encore une marge de progression sur le module ultra grand-angle. En soirée, la différence de qualité entre ce capteur et les autres est flagrante. Heureusement, le mode nuit corrige certaines scènes.






En vidéo, le Magic8 Pro réalise de très bonnes séquences, en journée ou en soirée, avec toujours, ce soin apporté à la colorimétrie. La netteté n’est pas toujours assurée. Mais le niveau de détail est là quand la mise au point est bonne. Nous observons, comme en photo, des petits reflets sur les lentilles. Et surtout, un vrai défaut surprenant : la stabilisation n’est pas bonne du tout, avec de nombreux tremblements qui ne sont pas compensés. Ce n’est pas systématique. Mais c’est plus d’une fois sur deux. C’est un problème qui pourrait, peut-être, être corrigé avec une mise à jour.
Côté audio, le Magic8 Pro offre une très bonne expérience. Le smartphone est équipé de deux haut-parleurs asymétriques, mais bien équilibrés, offrant un son détaillé et puissant. À 50 %, le son est déjà assez élevé, puisque nous enregistrons à ce niveau jusqu’à 90 décibels. À 100 %, les haut-parleurs assez facilement au-dessus des 100 décibels. C’est largement suffisant pour regarder à plusieurs une vidéo ou quelques morceaux de musiques.
Et cela sans perte de qualité sonore. Les médiums et les hauts médiums sont évidemment les fréquences les plus présentes, mais pas uniquement. Les basses sont bien présentes et sont perceptibles même en dessous des 30 Hz, ce que d’autres smartphones sont incapables de proposer. Et les aigus ne sont pas cachés derrière les voix et sont perceptibles même au-delà des 16 kHz.
Les haut-parleurs profitent de quelques réglages logiciels intéressants, notamment sur la spatialisation et l’accentuation des basses. Rares sont les marques à proposer cela avec l’équipement intégré. Si vous avez des écouteurs, c’est encore mieux, puisque ColorOS propose un égaliseur complet à 10 bandes de fréquences, avec booster de basses et profils audio qui tirent parti des spécificités des styles musicaux. Côté codec, nous retrouvons l’AAC, le SBC, le LE Audio (avec le LC3), le LHDC (de Huawei) et la suite aptX de Qualcomm. Un petit Dolby Atmos ou un petit LDAC n’aurait pas été de refus.
Alors, on achète ?
Difficile de ne pas tomber sous le charme du Magic8 Pro. Les défauts des prédécesseurs sont gommés. Leurs atouts sont renforcés. L’IA est utilisée de façon intelligente, au bénéfice de l’utilisateur, notamment sur la partie photo. Les performances sont au rendez-vous. L’autonomie est bonne. Et les photos sont meilleures. Nous avons de petits regrets, parce que nous ne sommes jamais satisfaits : l’abandon de l’ouverture variable sur le capteur principal, les tremblements incompréhensibles en vidéo, la chauffe marquée, l’usage de plastique dans un téléphone premium, etc. Mais nous voyons aussi les efforts. Et nous souhaitons les encourager.
Le Magic8 Pro renoue avec l'excellence. Même s'il n'est pas parfait, le charme opère. Design, écran, puissance, interface et photo sont au top. S'il ne parvient pas encore à offrir une autonomie à la hauteur de certains concurrents, il offre suffisamment d'options pour que cela ne soit pas un handicap trop important. Une belle cuvée.
- Les reflets de la coque des versions bleues et dorées
- L'arrivée du bouton IA supplémentaire, très pratique
- La colorimétrie et la luminosité de l'écran améliorées
- La puissance de la plate-forme
- La charge très rapide
- L'amélioration des résultats du zoom numérique
- La qualité globale des photos
- La quasi absence de logiciels commerciaux parasites
- Les 7 ans de mise à jour
- La belle expérience sonore
- L'utilisation du plastique, même si c'est fait intelligemment
- L'autonomie un peu juste face aux concurrents
- La stabilité correcte, mais sans plus, des performances
- Les tremblements inexplicables en vidéo
- Le manque de luminosité du module ultra grand angle




























