WhatsApp aurait trouvé la solution contre ses propres publicités : un abonnement payant, évidemment !
Les géants de la tech ont transformé nos écrans en panneaux publicitaires, mais ils ont surtout trouvé la parade parfaite : nous faire sortir le portefeuille en échange de notre tranquillité retrouvée. Ce faux choix laissé aux utilisateurs pourrait bientôt gagner une nouvelle plateforme : WhatsApp.

Les entreprises adorent créer des poisons pour ensuite en créer l’antidote. Après avoir arrosé ses divers services d’IA, Google a lancé une solution – elle aussi alimentée par l’IA – pour pallier le risque d’une dépendance totale à cette technologie. Mais ce n’est pas le seul cas recensé, loin de là.
Un nouveau modèle économique fleurit ces dernières années et il donne l’illusion aux utilisateurs qu’on leur laisse le choix. Cette stratégie, c’est celle qui consiste à introduire de la publicité, puis à proposer des abonnements payants pour y échapper. Les différentes plateformes de streaming, telles que Disney+ ou Amazon Prime Video, y recourent, mais elles ne sont pas les seules : l’une des plus célèbres applications de messagerie instantanée pourrait suivre leur exemple.
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WhatsApp prépare un abonnement pour vous sauver des publicités… qu’il a lui-même introduites
Cette application n’est autre que WhatsApp. L’an dernier, Meta y a introduit des publicités – dans les sections Statut et Chaînes de l’onglet Actus plus exactement. Évidemment, la réaction des utilisateurs ne s’est pas fait attendre : la décision de l’entreprise n’a pas bien été accueillie, pourtant la maison-mère de WhatsApp persiste et signe.
C’est en tout cas ce que suggèrent des lignes de code repérées par nos confrères d’Android Authority dans la nouvelle version bêta (2.26.3.9) de WhatsApp. Ces chaînes de texte mentionnent clairement un service d’abonnement payant pour supprimer les publicités : « Vérifiez votre abonnement pour accepter le nouveau prix de [Montant]/mois ; ou choisissez d'utiliser les Statuts et Chaînes gratuitement avec des publicités. »

Pour le moment, on ignore à combien s’élèvera cet abonnement, mais aussi dans quelles régions il sera proposé. Il ne serait pas étonnant que l’Europe en « bénéficie » – si tant est que ce faux choix soit un avantage –, puisque ce modèle existe déjà pour Facebook et Instagram.
Meta justifiait l’introduction de cet abonnement – à la note plutôt salée : 9,99 € par mois pour la version web et 12,99 € mensuels pour les versions iOS et Android – par l’obligation pour l’entreprise de répondre aux exigences réglementaires du régulateur européen. Le géant de la tech pourrait reprendre cet argumentaire vis-à-vis de WhatsApp, mais il n’y a pas de raison que les utilisateurs soient davantage ravis par cette décision qu’ils ne l’ont été pour Instagram et Facebook.

