Voici la Tesla Model 3 dont la batterie encaisse le mieux les kilomètres, et ce n’est pas la plus chère
Deux Tesla Model 3 identiques peuvent vieillir très différemment selon l'usine qui les a produites. Une vaste analyse suédoise vient de comparer quatre versions de la berline après plus de 100 000 kilomètres. La batterie la plus modeste sur le papier signe le meilleur score.
La dégradation des batteries reste la grande peur des candidats à la voiture électrique. Beaucoup redoutent de perdre un quart de leur autonomie en quelques années. La facture de remplacement leur fait tout aussi peur. Les données accumulées depuis trois ans racontent pourtant une tout autre histoire. Une précédente analyse suédoise avait déjà montré que huit véhicules d'occasion sur dix conservaient plus de 90 % de leur capacité initiale. Le doute persiste malgré tout dans les concessions.
Tesla complique encore l'équation avec sa Model 3. La berline électrique existe en plusieurs déclinaisons, produites en Chine ou aux États-Unis, avec des cellules de fournisseurs différents. Deux exemplaires du même millésime peuvent donc embarquer des chimies opposées. Le suivi d'un Model Y sur plusieurs années a récemment disculpé la recharge rapide, longtemps accusée d'user les batteries. La question du fournisseur reste entière.
La Tesla Model 3 chinoise conserve 93,3 % de sa batterie après 100 000 kilomètres
Un revendeur suédois de voitures électriques d'occasion vient d'y répondre. Selon Carla, qui a compilé près de 10 000 tests réalisés en Suède depuis 2022, une version domine largement le classement. Il s'agit de la Tesla Model 3 propulsion produite en Chine. Son accumulateur LFP, une chimie au lithium fer phosphate fournie par CATL, conserve 93,3 % de sa capacité d'origine passé les 100 000 kilomètres. Les versions Grande Autonomie et Performance de Shanghai suivent à 91,5 % avec des cellules LG. Les packs Panasonic ferment la marche, à 89,8 % pour le 77,8 kWh et 88,2 % pour le 52,4 kWh. Cinq points séparent la première de la dernière.
Le résultat surprend les conducteurs. La chimie LFP passe pour l'option économique, celle des versions d'entrée de gamme. Sa densité énergétique plus faible limite l'autonomie. Elle encaisse en revanche bien mieux les charges rapides répétées grâce à sa stabilité thermique. Les candidats à une Tesla Model 3 doivent donc arbitrer entre kilomètres parcourus d'une traite et longévité du pack. Les amateurs de grands trajets continueront de payer plus cher pour une batterie qui vieillira moins bien.
