Trop c’est trop, ces marques chinoises rejettent en bloc la hausse mémoire de Samsung
La flambée du prix de la mémoire dure depuis la fin 2025 et n'épargne personne. Les fabricants de smartphones voient leurs marges rognées à chaque nouvelle hausse. Deux poids lourds chinois ont décidé de ne plus se laisser faire face à Samsung.
Depuis la fin 2025, le marché de la mémoire traverse une crise sans précédent. Les serveurs dédiés à l'intelligence artificielle absorbent l'essentiel de la production mondiale de puces DRAM et NAND. Résultat, les tarifs s'envolent et les fabricants d'appareils électroniques peinent à suivre. Samsung a prévenu que la pénurie de composants allait encore s'aggraver en 2027, sans réel espoir d'accalmie à court terme. Les fournisseurs profitent de cette rareté pour imposer des prix toujours plus élevés à leurs partenaires.
Dans ce climat tendu, certains fabricants de smartphones commencent à résister. Faute d'offre suffisante, Samsung dispose d'un pouvoir de fixation des prix rarement vu sur ce marché. Le géant coréen en tire de solides bénéfices, mais ses hausses successives pèsent lourd sur les marges de ses concurrents. La mémoire pèse désormais une part énorme du coût des téléphones d'entrée de gamme. Deux grands noms chinois ont donc choisi de dire stop face à cette pression tarifaire.
Oppo et Vivo refusent la nouvelle hausse mémoire de Samsung prévue pour le troisième trimestre
Oppo et Vivo refusent la tarification mémoire proposée par Samsung pour le troisième trimestre. Selon un rapport relayé par 36Kr, ces deux fabricants chinois ont rejeté une hausse pourtant présentée comme plus modérée que celles des deux trimestres précédents. Les fournisseurs sont passés à des contrats de plus courte durée, car les prix grimpent en continu. Cette pratique fragilise les marges des constructeurs de smartphones, contraints de payer leurs composants toujours plus cher. Le bras de fer commence donc à se tendre entre les deux camps.
Aucun acteur n'échappe à cette spirale, pas même Samsung. Sa propre division mobile pourrait subir une perte annuelle, car elle achète elle aussi des puces plus onéreuses, y compris auprès de sa branche semi-conducteurs. Ce premier signe de résistance des fabricants ne laisse pourtant pas présager une baisse rapide des prix. La demande liée à l'intelligence artificielle reste insatiable et aucune nouvelle offre notable n'arrivera avant au moins deux ans. Le bras de fer risque donc de durer encore longtemps.
