Nintendo refuse de rembourser les joueurs qui ont payé leur Switch 2 plus cher à cause de Donald Trump
Nintendo vient de déposer une demande auprès de la justice américaine pour annuler le recours collectif à son encontre, visant à obtenir un remboursement suite à l'achat de leur Switch 2. Ce dernier vise à obtenir une partie du remboursement exigée par la firme suite à l'annulation des taxes douanières imposées par l'administration Trump.
On ne la fait pas comme ça à Nintendo, surtout lorsque l'on joue sur son terrain préféré : les tribunaux. Petit résumé de l'affaire. Au moment du lancement de sa Switch 2, Nintendo applique un tarif qui s'indexe sur les taxes douanières alors récemment mises en place par l'administration Trump, qui ont significativement impacté les coûts de production de la console. Or, quelques mois plus tard, lesdites taxes sont finalement annulées sur décision de la Cour Suprême des États-Unis.
Mais Nintendo, lui, n'a pas modifié le prix de sa Switch 2 pour autant. À vrai dire, le constructeur en a même profité pour exiger lui-même un remboursement de la part du gouvernement américain. Remboursement dont les joueurs ne verraient bien sûr jamais la couleur, ce que certains ont beaucoup de mal à avaler. Ce qui devait arriver arriva : en avril dernier, un recours collectif a lieu pour imposer à Nintendo de reverser ce remboursement aux joueurs qui ont payé leur console plus cher que prévu.
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Nintendo tente d'échapper au remboursement exigé par les joueurs
Mais ne compte évidemment pas se laisser faire comme ça. Comme le rapporte le journaliste Stephen Totilo sur Game File, la firme japonaise est actuellement en train de négocier avec la justice américaine pour faire annuler ce recours collectif. Dans le document envoyé à l'administration, celle-ci argue que les joueurs « ont reçu exactement ce pour quoi ils ont payé » et qu'ils « ne peuvent prétendre à un remboursement au seul motif que la situation juridique a évolué en matière de droits de douane. »
Pour Nintendo, la situation est simple : « ce n'est pas comme ça que les transactions commerciales fonctionnent », écrit l'entreprise. Il n'y aurait donc rien “d'injuste” à maintenir des prix établis en réponse à des taxes depuis annulées, contrairement à ce que défendent les plaignants. D'autant que depuis, Nintendo a augmenté le prix de sa console en réponse à la crise de la RAM.
