Tinder, Meetic, OkCupid : les données de millions d’utilisateurs achetées légalement pour 135€

Des millions de profils Tinder, Meetic, OkCupid et des autres sites et applications de rencontre du groupe Match sont vendus librement et tout à fait légalement sur le web, ces services se protégeant avec leurs conditions d’utilisation. N’importe qui peut récupérer les données personnelles d’individus allant de l’adresse mail aux hobbies en passant par la géolocalisation, et même les photos. 

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Si vous êtes inscrit à un site ou une application de rencontre, attendez-vous à ce que vos données soient vendues à n’importe qui. C’est le résultat d’une enquête de l’ONG Tactical Tech, qui a réussi à se procurer les profils complets de millions d’adeptes de services de la société Match Group, qui détient plus d’une centaine de plateformes dont Tinder et ses 4 millions d’utilisateurs payants, Meetic, Match.com ou OkCupid. Le tout pour seulement 135 euros.

Tinder, Meetic, OkCupid : l’utilisateur accepte que ses donnés soient vendues

Tout à fait légalement, puisque les utilisateurs ont donné leur accord en acceptant les conditions générales d’utilisation, le site USDate vend librement ces données sur le web : adresse mail, géolocalisation, sexe, hobbies, profession, mensurations et même photos font partie des informations récoltées et revendues. Les utilisateurs ne peuvent donc se retourner ni contre Tinder, Meetic et compagnie ni contre USDate, ils ont accepté (très souvent le savoir) une telle exploitation de leurs données.

« L’achat de ces données a mis à jour un vaste réseau d’entreprises qui exploitent ces informations sans le consentement conscient des utilisateurs, qui sont en définitive ceux qui sont exploités », estime Tactical Tech, qui rappelle que « l’échange et l’achat de profils de rencontre en ligne est une pratique courante dans l’industrie ».

La mise à disposition de ces informations à n’importe quel acteur, groupe privé ou administration, peut constituer une véritable menace pour les individus. « L’utilisateur pourrait se voir imposer des restrictions sur son assurance maladie, ses demandes de crédits, son accès à l’éducation et bien plus encore. Exploiter ce genre de données très intimes peut causer des dégâts catastrophiques sur la vie des personnes concernées. Surtout si leur profil est rendu public », estime l’ONG. On peut également penser aux pays dans lesquels l’homosexualité ou certaines pratiques sexuelles sont mal perçues, voire sévèrement réprimées.

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