Stadia : les développeurs boudent le service parce Google ne les paie pas assez

 

Plusieurs témoignages anonymes de développeurs de jeu vidéo expliquent pourquoi Stadia ne compte qu’une petite trentaine de jeux. Le modèle économique proposé par Google ne les a pas séduits. Loin de là. Et même si c’est le principal frein, ce n’est pas le seul. Explications.

Le lancement de Stadia est loin d’être celui que Google souhaitait. Les joueurs n’ont pas (encore?) répondu présents. Il est vrai que les prérequis techniques pour la connexion Internet ne sont pas anodins (une bonne ligne ADSL par exemple ne suffit pas). Et, surtout, la proposition n’est pas en adéquation avec les attentes des joueurs.

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Plusieurs causes sont généralement évoquées par les joueurs qui ont testé le service. Le prix est assez élevé et il n’y a pas de service accessible gratuitement. Le modèle économique nécessite l’achat de licences dédiées pour chaque jeu (même si vous en êtes déjà propriétaire d’une) en plus de l'abonnement au service. Et le nombre de jeux est très faible : à peine une trentaine à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Google n'incite pas assez les développeurs

Un article publié par Business Insider tente d’expliquer pourquoi le catalogue de Stadia est aussi chiche. Leurs journalistes ont interrogé plusieurs développeurs et éditeurs de jeu, dont des professionnels indépendants, pour comprendre leur absence. Deux raisons ressortent plus particulièrement. La première est financière. Google ne rémunère pas assez les créateurs. Ils ne précisent pas quel est le pourcentage que Google leur reverse. Mais ils expliquent que la firme n’en fait pas un argument incitatif, alors que les développeurs sont généralement incités par les distributeurs.

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Autre argument qui n’est pas incitatif : le nombre de joueurs trop peu important. Les développeurs expliquent que certaines plates-formes sont devenues incontournables parce que les joueurs y sont. Steam et Nintendo Switch sont cités. Stadia n’en est pas une. Enfin, dernier argument avancé, les développeurs ne savent pas si Stadia sera encore en ligne dans un an ou dans cinq ans. La firme de Moutain View est connue pour avoir abandonné des projets prometteurs simplement parce que les résultats n’étaient pas à la hauteur des objectifs, malgré une forte ambition et un investissement considérable. Et Stadia n’a, à l’évidence, pas rempli ses objectifs initiaux. Devant cette incertitude, les studios de jeux ne souhaitent pas investir sur la plate-forme.

Source : Business Insider



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