Passer son permis n’aurait bientôt plus aucun sens, ce grand patron de l’automobile en est convaincu
Un dirigeant chinois de premier plan estime que la voiture autonome rendra le permis presque inutile. Sa marque impose déjà un petit examen avant d'activer la conduite sans les mains. Les Européens accueillent pourtant cette promesse avec beaucoup de méfiance.
La conduite sans chauffeur avance vite et bouscule les habitudes du secteur automobile. Les constructeurs rivalisent pour rendre leurs voitures capables de rouler seules sur autoroute. En Europe, cette technologie progresse lentement, freinée par des règles strictes. Le système entièrement autonome de Tesla a reçu son premier feu vert européen. Il impose pourtant un tutoriel et un quiz avant toute activation. Cette prudence montre à quel point le sujet reste sensible de ce côté du globe.
Dans cette course, XPeng se distingue par une vision particulièrement ambitieuse. Le constructeur chinois pousse ses ambitions sur le Vieux Continent avec des modèles aux caractéristiques hors normes. Son système maison a déjà été éprouvé par des journalistes occidentaux en conditions réelles. La firme entend désormais convaincre les conducteurs européens que la voiture sans chauffeur deviendra vite une évidence.
L'un des patrons de XPeng que le permis de conduire perdra tout son intérêt avec la voiture autonome
Lors d'une conférence de presse à Londres, Brian Gu, numéro deux de XPeng, a livré une prédiction forte. Selon le dirigeant, le permis de conduire ne servira bientôt plus à grand-chose une fois la conduite autonome généralisée. Le constructeur impose déjà un tutoriel intégré à ses voitures. Le client doit valider cette étape avant de débloquer les fonctions autonomes. Elle ressemble à un véritable examen à réussir avant de laisser l'intelligence artificielle prendre le volant. Le patron de la marque assure que cette formation ne dure qu'une dizaine de minutes.
Les Européens restent toutefois loin de cet enthousiasme. La firme chinoise a révélé que seuls 13 % d'entre eux accepteraient de monter dans une voiture sans conducteur. En Chine, cette proportion grimpe à 70 %, preuve d'un fossé culturel profond. Brian Gu juge malgré tout cette formation nécessaire, car les automobilistes doivent comprendre la technologie avant de s'y fier. Le dirigeant ajoute que les marques devront repenser leur processus de vente avec des essais dédiés. De quoi transformer durablement notre rapport à la conduite, à condition que la confiance suive.
