Avec sa Galaxy Watch Ultra 2, Samsung sort le grand jeu : plus fine mais plus robuste, moins énergivore mais plus puissante, la montre connectée tente de corriger toutes les (petites) erreurs de la première version. Nous l’avons eu au poignet durant deux semaines et vous en proposons un test complet.

- Prix et disponibilité de la Galaxy Wach Ultra 2
- Fiche technique de la Samsung Galaxy Watch Ultra 2
- Design, boîtier et ergonomie : une cure d'amincissement bienvenue
- Écran OLED : un affichage à 5 000 nits, et alors ?
- Wear OS 7 et la question de l'intégration
- Autonomie et recharge : une amélioration, mais il y a toujours mieux ailleurs
- Santé et suivi quotidien
- Le nouveau mode Trail face au terrain
- Commentaires
Deux ans après avoir investi le marché des montres connectées haut de gamme avec sa toute première déclinaison « Ultra », Samsung revient sur le devant de la scène avec la Galaxy Watch Ultra 2. Destinée aux athlètes, aux passionnés de plein air et aux adeptes de “quantified self”, cette seconde génération entend corriger les faiblesses du modèle initial, tout en affirmant sa position face à une concurrence de plus en plus féroce. Car d’un côté, on trouve l’Apple Watch Ultra sur le secteur des montres connectées premium, et de l’autre les mastodontes comme Garmin (avec sa gamme Fenix) sur le terrain des montres d’endurance pures.
Selon Samsung, la nouvelle Galaxy Watch Ultra 2 est plus endurante, plus fine, plus lumineuse et surtout plus complète avec notamment son mode Trail repensé et le passage à Wear OS 7. Mais est-elle pour autant la meilleure des montres connectées premium ? Nous avons utilisé la montre durant plusieurs semaines dans diverses situations et vous livrons notre ressenti au quotidien, nos résultats et toutes nos conclusions.

Prix et disponibilité de la Galaxy Wach Ultra 2
Actuellement en précommande et proposée au tarif de lancement de 749 € (avec des offres la positionnant plutôt aux alentours des 650 €), la Galaxy Watch Ultra 2 sera disponible à compte du 3 août 2026.
La montre n’est disponible qu’en une seule taille : 47 mm. Côté connectique, même combat : il n’y a qu’un modèle en 4G (LTE) qui est commercialisé. Ce qui se comprend parfaitement, puisque la Watch Ultra 2 se destine principalement à celles et ceux qui pratiquent leur sport à l’extérieur et ne souhaitent pas s’encombrer d’un smartphone.
En revanche, en termes de coloris, deux choix sont possibles :
- Noir Titane
- Argent Titane
Le bracelet livré, de couleur olive, est le modèle “Sport Extrême”. Mais il sera possible de le changer ultérieurement en optant pour un modèle d’une autre couleur (bleu, blanc, orange, noir…), voire d’une autre catégorie (Signature ou Aventure).

Fiche technique de la Samsung Galaxy Watch Ultra 2
| Dimensions | 47 x 47 x 10,7 mm |
| Poids | 60,5 g (hors bracelet) |
| Écran | - dalle Super AMOLED de 1,52 pouce - luminosité jusqu'à 5 000 nits (mode Always-On Display inclus) |
| Définition | 498 x 498 pixels |
| Résolution | 327 pixels par pouce |
| Connectivité | - 4G (LTE) - Wi-Fi - Bluetooth - GPS / GNSS double fréquence (L1 + L5) |
| Stockage | 64 Go |
| Capteurs | capteur BioActive (cardiofréquencemètre, ECG, Bioimpédance BIA) altimètre capteur de température cutanée profondimètre capteur de luminosité |
| Étanchéité | IP69K / 10 ATM (jusqu'à 100 m) certification plongée EN 13319 (jusqu'à 40 m) norme militaire MIL-STD-810H |
| Batterie | mAh |
| Autonomie | Usage modéré : 3,5 à 4 jours (sans Always-On) Usage soutenu : 2 à 2,5 jours (avec Always-On et GPS quotidien) |
| Chargement | station de charge circulaire magnétique à 2 broches avec câble USB-C intégré |
| Compatibilité | Android uniquement (incompatible IOS) |
| Système d’exploitation | Wear OS 7 avec surcouche ONE UI 9 |
| Matériaux | Boîtier en Titane, verre d'écran en Cristal de saphir synthétique |
| Bracelet | Modèle Sport Extrême livré (Silicone de 1,9 mm d'épaisseur avec rainures de ventilation). Système propriétaire, compatible avec les bracelets de la Watch Ultra 1. |
Design, boîtier et ergonomie : une cure d’amincissement bienvenue
En termes d’ergonomie, la Galaxy Watch Ultra originale nous avait fait plutôt bonne impression, mais sans plus : malgré une solidité évidente, son épaisseur importante et sa lourdeur au poignet finissaient par gêner lors d’efforts prolongés ou sous la manche d’un vêtement ajusté. Pour ce second modèle, Samsung a écouté les retours de ses utilisateurs.
La Galaxy Watch Ultra 2 conserve donc son identité visuelle affirmée, caractérisée par un boîtier rectangulaire aux coins adoucis (forme coussin) marié à une lunette circulaire fixe. Cependant, l’évolution la plus marquante réside dans son épaisseur : la montre passe de 12,1 mm sur la première version à 10,7 mm, soit une réduction de 12 %.
Cette différence se ressent immédiatement au quotidien. La montre est mieux équilibrée, s’accroche nettement moins aux manches et se fait oublier en course à pied ou à vélo. Le boîtier s’appuie sur du titane, garantissant une résistance élevée aux chocs pour un poids nu contenu de 60,5 g. Autre bon point : la vitre est protégée par un verre en cristal de saphir synthétique particulièrement résistant aux rayures.

Mais les améliorations ne s’arrêtent pas là. Samsung a également peaufiné le bracelet de la montre, en lui apportant davantage de souplesse et une meilleure “ventilation”. On sent que le constructeur sud-coréen a apporté un soin particulier au niveau de la fixation et des matériaux. Le bracelet en silicone fourni passe de 2,9 mm à 1,9 mm d’épaisseur, ce qui le rend plus flexible. En outre, la face interne intègre des rainures de ventilation destinées à limiter l’accumulation de transpiration. Ce détail évite également de perturber la prise de mesure des capteurs optiques. Enfin, toujours en ce qui concerne le bracelet, la montre conserve un système de fixation de 22 mm propre à la marque, ce qui empêche d’utiliser directement des bracelets universels. Mais, car il y a un mais : les bracelets de la première Watch Ultra sont pleinement compatibles avec ceux de la Watch Ultra 2, et inversement.

Et que dire de la résistance aux éléments et autres certifications ? La Watch Ultra 2 cumule les labels de robustesse pour faire face à tout type d’environnement (ou presque). Elle répond à la norme militaire orme militaire américaine MIL-STD-810H, attestant de sa résistance aux chocs, chocs thermiques et vibrations. Elle est également compatible avec les normes IP69K / 10 ATM : en plus de l’étanchéité classique à 100 mètres, la certification IP69K lui garantit une résistance aux jets d’eau sous haute pression et à haute température. Enfin, et là aussi c’est une belle petite nouveauté : la Watch Ultra 2 prend charge la norme norme européenne EN 13319, qui assure aux accessoires de plongée sous-marine de résister jusqu’à 40 mètres de profondeur (sans aucune limite de temps). Cette prise en charge est également complétée par une application dédiée développée en partenariat avec la marque Mares.

Écran OLED : un affichage à 5 000 nits, et alors ?
Encore un point positif à mentionner (décidément, mais rassurez-vous, il y a aussi des points négatifs, nous allons y venir). Avec cette nouvelle montre connectée, nul doute que Samsung confirme son expertise dans les technologies d’affichage. La Galaxy Watch Ultra 2 embarque une dalle Super AMOLED de 1,52 pouce et proposant une définition de 498 × 498 pixels (densité de 327 ppp).
Mais la nouveauté majeure de cet écran réside dans son pic de luminosité annoncé à 5 000 cd/m² (nits), une valeur record sur une montre connectée. Sur le terrain, cet affichage offre une lisibilité exemplaire, même sous le soleil direct. Hâte de pouvoir la porter aux sports d’hiver et de la tester face à la réverbération de la neige. Notez au passage que la luminosité de l’écran de la précédente itération, avec ses 3000 nits, était déjà pleinement satisfaisant. Même s’il s’agit d’un gain modéré au quotidien, Ce chiffre de 5 000 nits démontre une vraie maîtrise technique de la part de Samsung.
En faible luminosité, le capteur adapte l’éclairage pour éviter de nous éblouir. Les cadrans basculent automatiquement vers un affichage nocturne aux tons rouges pour préserver la vision dans le noir. Pour ceux qui privilégient un affichage permanent, le mode Always-On Display adapte sa fréquence de rafraîchissement afin de préserver la batterie.

Wear OS 7 et la question de l’intégration
Animée par le processeur Qualcomm Snapdragon Wear Elite, 64 Go de stockage interne (permettant d’embarquer cartes, applications et musique) et le système Wear OS 7 + une surcouche One UI 9, il ne fait aucun doute que la tocante est l’une des plus puissantes et les plus aboutis que nous ayons testé à ce jour. Lors de notre période de test, nous n’avons constaté ni le moindre ralentissement ni de plantage, la montre étant d’une réactivé exemplaire. C’est du bon travail, même si nous continuons à préférer les montres fonctionnant uniquement sous Wear OS7, sans surcouche-maison donc.
Pour contrôler la montre, voici les diverses possibilités qui s’offrent à nous :
- un balayage à gauche permet d’accéder aux notifications et messages ;
- grâce à un balayage à droite, on affiche les widgets (fréquence cardiaque, météo, score d’énergie, entraînements) ;
- un balayage de haut en bas offre le moyen d’accéder aux paramètres et raccourcis ;
- un balayage de bas en haut ouvre le tiroir des applications ;
Les trois boutons situés sur le flanc droit complètent l’accès aux différentes options de l’interface :
- le bouton supérieur (accueil) = retour au cadran principal. Une pression longue active l’assistant Google Gemini pour répondre à des requêtes vocales.
- le bouton central (touche rapide / action) = ce bouton orange central ne tourne pas (ce n’est pas une couronne rotative). Il sert de raccourci paramétrable pour lancer une activité, marquer un tour ou allumer la lampe torche de l’écran.
- le bouton inférieur (retour) : retour au menu précédent. Une pression prolongée déclenche Samsung Wallet pour le paiement sans contact.
Enfin, la montre gère aussi des commandes gestuelles : un double pincement de l’index et du pouce permet de répondre à un appel, tandis qu’une rotation rapide du poignet offre le moyen d’annuler une alarme.

Seul petit problème : il convient d’installer plusieurs applications sur le smartphone pour réellement profiter de toutes les fonctionnalités de la montre. Pour exploiter la totalité ses capacités, il faut tout d’abord installer installer Galaxy Wearable (pour l’appairage, la gestion des cadrans et le paramétrage des boutons), puis Samsung Health (pour le suivi sportif, l’analyse du sommeil et les métriques de santé), mais également Samsung Health Monitor (nécessaire uniquement pour activer l’ECG et la prise de tension artérielle). Ces autorisations multiplient les étapes lors du premier paramétrage.
Comme la génération précédente, la Watch Ultra 2 est incompatible avec iOS (iPhone). De plus, plusieurs fonctions avancées (électrocardiogramme, suivi de la tension artérielle, détection de l’apnée du sommeil) nécessitent obligatoirement un smartphone Samsung Galaxy. Si la montre fonctionne avec d’autres smartphones Android (Google Pixel, Xiaomi…), ces fonctions spécifiques leur restent inaccessibles.

Autonomie et recharge : une amélioration, mais il y a toujours mieux ailleurs
L’autonomie reste l’un des points clés d’une montre connectée, quel que soit le marché d’utilisateurs visé. La bonne nouvelle, c’est que la Watch Ultra 2 progresse grâce à son processeur Qualcomm Snapdragon Wear Elite et aux optimisations logicielles opérées par Samsung. Ainsi, en désactivant le mode Always-On et en utilisant la montre de manière modérée, nous avons relevé de 3,5 à 4 jours d’autonomie, en tentant d’effectuer quotidiennement une séance de sport de 40 minutes. En usage plus soutenu, avec l’Always-On, le suivi cardiaque en continu et des séances GPS d’environ 1h30, l’autonomie descend entre 2 et 2,5 jours.

Pour les sorties très longues, l’autonomie avec le suivi GPS continu permet de couvrir des activités sportives d’une journée entière. En revanche, la montre fait moins bien que ses concurrentes dédiées à la pure endurance, qui sont capables de tenir plusieurs jours d’affilée en conservant le tracking GPS.
Côté recharge, il faudra vous montrer patient, comme c’était déjà le cas avec la précédente itération. Comptez environ 1h20 pour une charge complète de 0 à 100 %.

Santé et suivi quotidien
La Watch Ultra 2 s’appuie sur une suite de capteurs complets (cardiofréquencemètre, altimètre, capteur de température, électrodes BIA, profondimètre) pour délivrer un bilan de forme régulier.
Pour faciliter la lecture des données, Samsung Health regroupe les métriques sous la forme suivante :
- Score d’énergies / vitalité = il évalue la qualité du sommeil, la variabilité de la fréquence cardiaque et l’activité récente pour attribuer une note sur 100 indiquant la “forme du jour”.
- Score de sommeil = cette option énalyse les phases de sommeil (léger, profond, REM), la régularité, l’oxygénation sanguine et la détection des ronflements.
- Score de charge cardiaque et de fitness = il permet de suivre le volume d’entraînement sur la durée pour prévenir le surentraînement.

Grâce aux électrodes placées sur les boutons, la montre réalise une analyse d’impédance bioélectrique en quelques secondes, estimant le pourcentage de masse grasse, la masse musculaire et l’eau corporelle. On note aussi une fonction de protection auditive, qui mesure le niveau sonore ambiant en décibels et alerte l’utilisateur en cas d’exposition prolongée à des volumes élevés.
Comme dit plus haut, la montre offre une analyse détaillée des cycles nocturnes (sommeil léger, profond, paradoxal/REM), couplée à une mesure en continu de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire, de la température cutanée et du taux d’oxygène dans le sang. En outre, elle profite de fonctions de santé avancées, puisqu’elle intègre la détection certifiée des apnées du sommeil, ainsi qu’un suivi de la détection des ronflements via le microphone et le smartphone.

Et grâce à son bracelet optimisé et un meilleur ajustement du boîtier, le contact des capteurs BioActive avec la peau a été amélioré. En conséquence, les pertes de signal durant la nuit sont moins fréquentes qu’avec la précédente version de la montre. Nous avons cependant remarqué quelques ratés occasionnels : des trous dans la courbe d’enregistrement de la nuit ou des “scores” de sommeil un peu abstrait.
Notez également que, malgré un bracelet plus respirant, le boîtier volumineux et lourd de la montre peuvent altérer le sommeil. Ce qui peut causer une gêne physique ou une sensation d’inconfort pour les dormeurs sensibles (comme nous) ou aux poignets fins.

Le nouveau mode Trail face au terrain
C’est sur la pratique de l’outdoor que la marque avait tout misé en sortant son premier modèle Ultra. La Galaxy Watch Ultra 2 franchit une étape, tout en conservant quelques contraintes propres aux montres ultra-connectées.
L’ajout d’un profil Trail (course nature) apporte des outils attendus par tous les pratiquant(e)s, à commencer par des écrans personnalisables. Deux écrans d’entraînement peuvent être ainsi configurés pour afficher les métriques utiles (dénivelé cumulé, vitesse verticale, allure, zone cardiaque, distance restante). La montre offre également la prise en charge de tracking GPX (bon point : l’importation de tracés au format GPX est relativement simple). En outre, en cours d’effort, la montre indique le profil altimétrique et le dénivelé restant sur la montée en cours.
La Watch Ultra 2 offre également des rappels d’hydratation et de nutrition. Et en combinant la composition corporelle, la température et la dépense énergétique, la montre propose des rappels d’hydratation personnalisés.

Pour le suivi cardiaque, le capteur optique multi-LED se montre très fiable sur les efforts continus (endurance fondamentale, sorties longues). Lors des séances de fractionné à fortes variations d’intensité, un léger temps de latence reste observable avant d’atteindre la valeur réelle, un comportement classique pour les capteurs optiques au poignet par rapport aux ceintures pectorales.
Quant à la précision du GPS, elle est plutôt excellente. La puce GNSS double fréquence (L1 + L5) offre un accrochage rapide des satellites et un tracé précis, y compris en forêt ou dans un environnement urbain dense.

Néanmoins, la Watch Ultra 2 ne propose pas de vraie cartographie vectorielle hors-ligne native. Le suivi de tracé s’effectue sous forme de lignes de guidage sur fond sombre. L’affichage de cartes détaillées dépend d’applications comme Google Maps, qui nécessitent une connexion de données (eSIM 4G ou smartphone à proximité). Pour les longues traversées en autonomie complète hors réseau, les montres outdoor spécialisées, comme celles proposées par Garmin notamment, conservent un avantage sur ce point.
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