N’achetez surtout pas de la crème solaire sur ces sites, l’UFC-Que choisir alerte sur leur danger pour votre santé
L'association de consommateurs UFC-Que choisir a mené l'enquête sur 3 sites de e-commerce très populaires pour analyser la composition de leurs crèmes solaires en vente. La conclusion fait froid dans le dos : 9 crèmes sur 10 sont dangereuses pour la santé de leurs utilisateurs.
À l'heure où une deuxième canicule frappe la France, vous entendez sûrement les mêmes conseils en boucle : hydratez-vous régulièrement et protégez votre peau avec de la crème solaire. D'excellents conseils certes, mais encore faudrait-il se munir d'une crème vraiment efficace. Ce qui ne sera pas toujours le cas en fonction de là où vous l'avez acheté. C'est en effet la conclusion d'une enquête glaçante d'UFC-Que choisir qui a analysé plusieurs modèles de crèmes solaires sur 3 sites discount : Shein, Temu et AliExpress.
N'y allons pas par quatre chemins : vous mettez très clairement votre santé en jeu en achetant de la crème solaire sur l'un de ces sites. Au total, 90 % des crèmes analysées par l'association sont impropres à la vente, soit parce qu'elles sont tout bonnement inefficaces, soit parce qu'elles contiennent carrément des substances interdites en Europe. C'est notamment le cas de 3 modèles détectés par l'organisme, qui contiennent un perturbateur endocrinien qui dérègle la thyroïde et la production d'œstrogènes.
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Attention où vous achetez de la crème solaire cet été
Pour les autres, l'UFC-Que choisir estime que leur efficacité laisse franchement à désirer. Malgré ce qui est promis par le vendeur, l'association a calculé des écarts allant jusqu'à -98% sur leurs indices de protection réels. Autant dire que cela revient au même de ne rien mettre du tout. Même la seule crème à être relativement acceptable déçoit sur sa composition, puisqu'elle contient elle aussi un perturbateur endocrinien, l’éthylhexyl méthoxycinnamate.
L'UFC-Que choisir a contacté les 3 plateformes pour leur demander de retirer ces produits dangereux la vente, “mais rien ne garantit que ces produits ne réapparaissent pas, sous d’autres annonces”, précise-t-elle. Elle prévoit de saisir l'Arcom jeudi ainsi que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en cas de nouveaux produits dangereux mis en vente.
