Maj. le 10 décembre 2019 à 9 h 37 min

Le gouvernement chinois n’utilisera plus d’ordinateur et de logiciel d’origine étrangère, notamment américaine, à compter du 1er janvier 2023. Cette décision a été prise dans le cadre de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. Tout le parc informatique administratif devra être remplacé entre 2020 et 2022. Mais les alternatives n’existent pas toujours.

intel headquarters

C’est l’escalade entre les États-Unis et la Chine. Les deux grandes puissances économiques s’affrontent depuis plusieurs mois à propos des importations effectuées par chacun d’eux et de la taxe douanière imposée à leurs produits respectifs. Une guerre autant économique que géopolitique qui a entrainé dans son sillage de nombreuses firmes aussi bien américaines, comme Apple qui fabrique en Chine ses iPhone et ses iPad, que chinoises, comme Huawei qui achetait, jusqu’au printemps dernier, de nombreux composants chez Micron, Qualcomm ou encore Intel.

Lire également : Huawei aurait demandé à ses fournisseurs de contourner l’embargo américain

Chaque semaine apporte son lot de nouvelles décisions, censées devenir un argument dans les négociations qui sont toujours en cours. L’administration du président Donald Trump, qui souhaite empêcher Huawei d’acquérir des technologies auprès d’un milliers de fabricants internationaux, interdit depuis quelques mois que les opérateurs télécoms américains se fournissent en matériel chinois. En réponse à cette décision, Beijing a pris la décision d’appliquer une mesure votée dans une loi de 2016, mais qui n’avait jusqu’à présent pas été activée. Un décret d’application a été voté, afin que cela soit le cas.

De quoi parle cette loi ? Elle interdit tout simplement à l’administration chinoise d’exploiter un produit matériel et/ou logiciel étranger. Cela ne se limite donc pas aux technologies américaines, mais à toutes celles qui ont été développées hors des frontières chinoises. Bien évidemment, ce sont les grandes entreprises informatiques américaines qui sont visées, comme Apple, HP, Dell ou Microsoft qui fournissent aujourd’hui une part importante du parc informatique des équipes administratives chinoises, sans oublier les concepteurs des composants qui y sont intégrés, comme Intel.

Tout le parc informatique sera remplacé d’ici trois ans

Le décret d’application confirme donc cette loi et indique également le calendrier de mise en place. Selon le Financial Times, qui rapporte cette information, le parc administratif chinois compte 20 à 30 millions d’ordinateurs. 30 % devront être remplacés dans l’année 2020. 50 % devront l’être avant la fin de l’année 2021. Et les 20 % restant auront jusqu’au 31 décembre 2022 pour se mettre en conformité.

Ce sera une tâche ardue, car même si une partie non négligeable de ce parc utilise déjà des ordinateurs conçus par Lenovo, la loi chinoise exige d’aller beaucoup plus loin. Car, certains composants de ces ordinateurs sont étrangers (comme les processeurs d’Intel ou les disques durs de Samsung), tandis que le système d’exploitation est américain : Windows. Toute la difficulté sera donc de trouver un remplacement pour chaque technologie. Et certaines seront certainement plus difficiles à remplacer que d’autres.

Source : Financial Times



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