Huawei et ZTE bannis aussi par le Japon, la liste des pays s’allonge

Huawei et ZTE vont également faire l’objet d’une interdiction au Japon, pour les infrastructures 5G comme pour les appareils et composants. Une nouvelle sanction qui vient s’ajouter à celles des États-Unis, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, alors que le Canada a arrêté la directrice financière de Huawei sur demande des États-Unis.

huawei mwc

L’étau se resserre autour des constructeurs et équipementiers télécoms chinois Huawei et ZTE. Ce n’est pas encore officiel, mais l’agence de presse Jiji affirme que c’est au tour du Japon de bannir les deux acteurs de son marché. Une décision qui pourrait survenir dès le lundi 10 décembre 2018. Les autorités seraient en train de préparer un moyen d’interdire les deux sociétés sans les nommer expressément pour une question de relations diplomatiques avec la Chine.

Huawei et ZTE bientôt interdits au Japon, après l’Australie et la Nouvelle Zélande

La sanction qui va tomber serait extrêmement sévère puisqu’on ne parle pas seulement ici de l’exclusion de la future infrastructure 5G du pays, mais aussi de celle des produits et composants. Seraient ainsi également concernés des appareils fabriqués par des entreprises japonaises mais comportant des éléments chinois.

La stratégie américaine semble porter ses fruits. Les États-Unis ont demandé à ses alliés de bannir Huawei sous fond de suspicion de cyberespionnage et de guerre commerciale avec la Chine. Huawei et ZTE ont été exclus du marché de la 5G en Australie pour leurs liens supposés avec le gouvernement chinois, tout comme en Nouvelle-Zélande. Et début décembre 2018, la directrice financière de Huawei a été arrêtée au Canada sur demande des États-Unis. Justin Trudeau, le premier ministre canadien, a nié toute implication du gouvernement dans l’arrestation et que la décision a été prise par les « autorités compétentes ».

Pour le moment, rien ne bouge en Europe. Les services mènent cependant leur enquête sur Huawei et redoutent que les avertissements des États-Unis soient fondés. La France refuse de bannir Huawei mais se méfie. Le groupe chinois est partenaire de plusieurs opérateurs français pour la 5G.

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