Ce que ChatGPT a résolu en quelques minutes terrifie les astrophysiciens du monde entier
L'intelligence artificielle remplace déjà des pans entiers du travail humain. Cette fois, c'est au tour de l'astrophysique d'être bousculée en profondeur. Les chercheurs redoutent de voir leur métier se vider de sa substance.

L'intelligence artificielle transforme déjà de nombreux métiers à grande vitesse. Dans les bureaux comme dans les laboratoires, elle accomplit des tâches autrefois humaines. Une vaste étude européenne a récemment montré un bond de productivité dans les entreprises qui l'adoptent. La recherche scientifique n'échappe pas à cette vague. Les chercheurs s'appuient désormais sur ces outils pour coder, calculer et analyser leurs données.
En astrophysique, cette dépendance prend une ampleur préoccupante. Les scientifiques exploitent les modèles de langage pour rédiger leurs travaux et lire les relevés des télescopes. Certains experts redoutent une disparition des compétences humaines. D'autres voix s'inquiètent déjà de voir la machine dépasser totalement l'intelligence humaine dans un avenir proche.
Un problème de galaxies vieux de plusieurs années cède en quelques minutes face à l'IA
Le constat alarme une profession entière. Selon une enquête publiée par la revue Science, un outil d'intelligence artificielle a résolu en quelques minutes un problème d'analyse du mouvement des galaxies. Ce casse-tête bloquait des équipes depuis plusieurs années. À l'université Harvard, ces systèmes génèrent déjà modèles mathématiques, code et articles apparemment publiables. David Hogg, astrophysicien à l'université de New York, estime que beaucoup jugent trop tard pour réagir. Les jeunes chercheurs seraient les plus exposés, car la machine accomplit les tâches qui forgeaient leur formation. Le risque, c'est une génération privée de raisonnement mathématique et de pensée critique.
Le cosmologiste Minas Karamanis résume l'enjeu d'une formule frappante. Chaque heure passée à se sentir perdu construit selon lui les fondations de l'esprit. Or plus personne ne veut affronter cette confusion. Les revues croulent aussi sous les soumissions assistées par la machine. Ethan Vishniac, rédacteur en chef de l'American Astronomical Society, peine à trouver assez de relecteurs. La masse de travaux médiocres menace même d'étouffer tout le système. Tout n'est pourtant pas perdu pour les humains. Selon l'astrophysicienne Cecilia Garraffo, l'IA échoue encore lamentablement sur les équations gravitationnelles complexes. Ces problèmes exigent une interprétation et un raisonnement encore hors de portée de la machine.