Ce boîtier vendu à la police viendrait à bout des iPhone les mieux protégés
Apple protège les iPhone saisis en les redémarrant automatiquement après trois jours sans déverrouillage. Une entreprise spécialisée dans les outils destinés aux forces de l’ordre affirme désormais contourner cette barrière. Dans une vidéo de formation, ses employés détaillent les capacités de leurs nouveaux boîtiers.
Les forces de l’ordre disposent depuis longtemps de machines capables d’ouvrir un téléphone verrouillé. Vendus légalement aux polices du monde entier, ils coûtent plusieurs milliers d’euros. Apple a durci le verrouillage des iPhone volés avec iOS 26.4 et ajoute des garde-fous à chaque version de son système. Tout se joue en silence.
Côté messagerie, le chiffrement des messages RCS vers les mobiles Android est arrivé avec iOS 26.5. La firme de Cupertino protège aussi les appareils tombés entre les mains de la police. Depuis 2024, un iPhone resté trois jours sans déverrouillage redémarre de lui-même. Ce redémarrage replace la machine dans son état le plus sûr, celui où les informations restent chiffrées tant que le code n’a pas été saisi. Les enquêteurs perdent alors l’accès aux téléphones confisqués, faute d’avoir obtenu à temps l’autorisation d’un juge.
Magnet Forensics affirme figer les iPhone saisis dans un état lisible par la police
Selon une enquête publiée par 404 Media, la société Magnet Forensics a présenté sa parade dans une vidéo de formation destinée aux policiers. Elle commercialise déjà GrayKey, un boîtier capable d’extraire le contenu des mobiles saisis. Deux nouveautés arrivent, un équipement baptisé Preserve et un mode de préservation des preuves ajouté aux machines existantes. L’objectif consiste à maintenir l’iPhone dans l’état dit After First Unlock, où une partie des données reste déchiffrée après le premier déverrouillage. Même un redémarrage ne ferait plus sortir l’appareil de cette situation. Un salarié décrit cette trouvaille comme un tournant pour les enquêtes numériques.
La vidéo ne dévoile pas le fonctionnement technique du procédé. Ses intervenants affirment aussi empêcher la suppression automatique de certains contenus, comme les positions gardées en cache ou les photos et messages effacés récemment. Aucune liste officielle d’appareils compatibles ne circule pour le moment, et rien ne dit que les modèles sortis cette année résistent mieux à cette méthode de conservation des données. Ni Apple ni Magnet Forensics n’ont réagi en dehors de cette présentation interne. Entre les deux camps, les iPhone saisis restent au centre du bras de fer. Il dure depuis dix ans.
