Affaire Huawei : la France n’a “rien de précis à reprocher” au groupe chinois

 

La France “n'a rien de précis à reprocher à Huawei”, annonce le ministère de l'Économie. Cette déclaration a été réalisée à la veille d'un débat au Sénat concernant l'installation d'antennes 5G par les opérateurs.

huawei france bercy
Le ministère de l'Économie et des Finances Crédit : Site du gouvernement

Une responsable du ministère de l'Économie a indiqué ce 24 juin 2019 que la France “n'a rien de précis à reprocher à Huawei”, rapporte Challenges. Après avoir effectué des contrôles sur les équipements du groupe chinois déjà utilisés pour les infrastructures 4G et échanger des informations avec d'autres pays européens, le gouvernement estime qu'il n'y aucune preuve que Huawei constitue une menace, et que le sanctionner pourrait contrevenir au droit du commerce international.

Huawei pas dans le viseur de la France, en tout cas officiellement

Malgré tout, le déploiement des réseaux 5G en France est considéré comme un thème “suffisamment sérieux pour nécessiter un renforcement du cadre juridique”, est-il ajouté. Une proposition de loi, qui va être discutée le 26 juin 2019 en séance publique au Sénat, a pour objectif de contrôler la pose d'antennes et ne vise explicitement, en tout cas dans les textes, aucun équipementier télécom. Les opérateurs devront systématiquement demander une autorisation au Premier Ministre pour installer des antennes 5G. L'exécutif pourrait faire en sorte de les influencer pour qu'ils utilisent de l'équipement européen près de zones sensibles, administratives ou militaires par exemple.

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Nous nous rapportions d'ailleurs il y a quelques semaines que les opérateurs sont contre cette loi. Ils estiment que le gouvernement tente de limiter Huawei sans le dire en voulant leur faire porter le chapeau, et que les mesures sont proposées sont trop extrêmes. “Le dispositif envisagé, pour autant qu’il puisse un jour fonctionner, est un mécanisme qu’aucun autre Etat n’a mis en place”, dénonçait Arthur Dreyfuss, président de la Fédération française des télécoms, interrogé par Les Échos. D'après lui, les pouvoirs qui pourraient être confiés à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) sont démesurés. Reste à savoir ce que vont en penser demain les sénateurs.

Source : Challenges



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