Attention si vous téléchargez vos logiciels Windows 11 depuis Google, plus de 70 sites frauduleux vous guettent
Télécharger un logiciel pour Windows 11 commence presque toujours par une recherche sur Google. Les premiers résultats affichés ne mènent pourtant pas toujours vers le site officiel du développeur. Plus de 70 copies imitent des logiciels connus et grimpent devant les pages officielles dans le classement de Google.
Les utilitaires gratuits occupent une place centrale sur les ordinateurs sous Windows. Optimisation, diagnostic du matériel, affichage, chaque besoin trouve son logiciel spécialisé. La plupart reposent sur des développeurs indépendants, sans moyens pour surveiller leur nom sur internet. Les pirates ont bien compris l’intérêt de cette confiance. Le gestionnaire de téléchargements JDownloader avait lui-même distribué un cheval de Troie depuis son site officiel.
L’opération repérée fin juillet va beaucoup plus loin. Le développeur de Wintoys, un utilitaire d’optimisation pour Windows 11, a tapé le nom de son propre logiciel dans Google. Un site inconnu de lui s’affichait dans les résultats. En remontant la piste, il a identifié 72 domaines enregistrés au même propriétaire, tous consacrés à des logiciels très recherchés. Plusieurs indices permettent de repérer un site malveillant avant le moindre téléchargement.
Les faux sites de logiciels Windows 11 se montrent inoffensifs avant de diffuser un voleur de données
Les faux sites de logiciels Windows 11 suivent un scénario en trois temps. Selon Check Point Research, ils se hissent d’abord dans les résultats de recherche sur le nom d’une application connue. Ils redirigent ensuite vers les vraies pages de téléchargement pendant des mois. Une fois la confiance acquise, les liens basculent vers un installateur piégé. Un script hébergé chez Amazon intercepte le clic et fait transiter le visiteur par un filtre. Ce dernier trie les visiteurs selon leur pays, leur navigateur et leur profil.
Deux familles de logiciels malveillants circulent derrière ces faux sites Windows 11. RemusStealer siphonne les données stockées dans plus de vingt navigateurs et dans les portefeuilles de cryptomonnaies. AnimateClipper remplace discrètement l’adresse de portefeuille copiée par celle du pirate. Les domaines concernés construisaient patiemment leur référencement depuis septembre 2025. La diffusion des malwares n’a réellement démarré qu’en janvier 2026.
Le nettoyage s’annonce laborieux. Cloudflare a signalé l’un des faux sites en moins d’une heure, mais son formulaire n’accepte qu’un domaine à la fois. Les 71 autres adresses restent accessibles. Pour télécharger un logiciel Windows 11 sans risque, le Microsoft Store et la page GitHub officielle du projet demeurent les seules valeurs sûres. Un coup d’œil à l’adresse affichée dans le navigateur coûte quelques secondes.
