La domination écrasante de ChatGPT s’effondre, et un nom revient sans cesse
Pour la première fois depuis son lancement, ChatGPT passe sous la barre des 50 % face à un rival qui grimpe en flèche. Le chatbot d'OpenAI reste pourtant largement en tête du marché mondial. Mais un concurrent gagne du terrain à une vitesse qui inquiète désormais le leader.

Le marché des assistants conversationnels évolue à toute allure. Les utilisateurs passent d'un outil à l'autre sans véritable attachement, au gré des nouveautés et des tarifs. Cette volatilité bouscule des positions que l'on croyait acquises. Depuis plusieurs mois déjà, ChatGPT n'a plus autant la cote et plusieurs rivaux profitent de ce relâchement. Le temps passé sur les applications d'IA générative a même plus que doublé en un an.
Dans cette course effrénée, un nom s'impose comme le principal rival d'OpenAI. Google avance ses pions et menace ChatGPT avec Gemini, son propre assistant intégré à tous ses services. La firme de Mountain View dispose d'un atout que peu de concurrents possèdent. Son écosystème touche Android, la recherche, sa suite bureautique et bien d'autres outils du quotidien. Cette présence partout finit par peser lourd dans les usages.
ChatGPT tombe sous les 50 % de parts de marché pendant que Gemini grimpe à près de 28 %
La domination de ChatGPT recule pour la première fois depuis son arrivée. Selon le rapport de Sensor Tower, l'assistant d'OpenAI ne représentait plus que 46,4 % du marché mondial en mai 2026. Gemini suit désormais de près avec 27,7 % des parts. Claude, développé par Anthropic, atteint 10,3 % après une croissance jugée explosive. Grok, Perplexity, DeepSeek et Meta AI se partagent des miettes bien plus modestes. Le cabinet observe que l'audience de cette IA aux États-Unis a plus que triplé sur la période. La hiérarchie du secteur se redessine donc à grande vitesse.
Malgré ce recul, ChatGPT garde une avance considérable sur ses poursuivants. L'outil revendique encore plus de 1,1 milliard d'utilisateurs actifs chaque mois. Sensor Tower note tout de même une vague de désinstallations. Elle a suivi l'accord passé entre OpenAI et le Department of War américain. Ce mouvement traduit une certaine méfiance des utilisateurs, depuis revenue à la normale. La bataille reste ouverte, mais le règne sans partage du pionnier semble bel et bien terminé.