IPTV pirate : la sanction est délirante, ce revendeur risque une amende record
Les propriétaires de services IPTV illégaux risquent de lourdes sanctions. Mais c’est également le cas des revendeurs de boîtiers IPTV pirates, qui peuvent encourir des amendes se chiffrant à plusieurs dizaines de millions de dollars.

L’IPTV légale est remarquablement pratique. Celle-ci permet d’accéder à de nombreuses chaînes payantes sur votre téléviseur connecté. En revanche, se payer les services d’une IPTV pirate peut coûter cher, très cher. Des clients de services IPTV ont en effet été identifiés et condamnés à une amende de plusieurs centaines d’euros en France. Mais alors, quand un commerçant se fait prendre la main dans le sac en train de revendre des boîtiers IPTV illégaux, les choses virent au cauchemar.
C’est l’amère expérience qu’a pu faire le propriétaire de la boutique Massive Wireless, située dans le Queens, aux États-Unis. Celle-ci s’est retrouvée dans le viseur de DISH Network, qui propose des services de télévision payante parfaitement légaux. L’entreprise a mandaté un enquêteur privé, qui s’est offert l’un des boîtiers IPTV pirates revendus par Massive Wireless.
Pris la main dans le sac, le propriétaire de la boutique d’électronique, Khaled Akhtar, n’a pas tardé à faire face à la justice. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’amende risque d’être salée. Khaled Akhtar et son grossiste, Rays IPTV LLC, sont accusés d’être responsables de la violation de pas moins de 170 œuvres protégées par des droits d’auteur.
IPTV pirate : 25,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour 5 000 dollars de recettes
Et, quand on sait que le maximum légal est de 150 000 dollars par œuvre, les chiffres donnent le tournis. Les accusés pourraient en effet avoir à payer jusqu’à 25,5 millions de dollars de dommages et intérêts. Et pourtant, le propriétaire de Massive Wireless affirme que la vente de ces boîtiers IPTV illégaux lui aurait rapporté… à peine 5 000 dollars.
« Massive Wireless reconnaît avoir vendu, dans le but de permettre à ses clients d’accéder au service, des décodeurs préchargés avec le service et accompagnés d’un abonnement d’un an », explique la juge fédérale Orelia Merchant.
« Akhtar et Massive Wireless ont fourni les moyens permettant aux utilisateurs du service d’accéder aux œuvres et de les visionner ; ils ont donc contribué matériellement à l’activité illicite », conclut-elle.
La lutte contre les services IPTV illégaux semble se renforcer dans de nombreux pays, et tout particulièrement en Europe. Plus tôt cette année, un vaste réseau de piratage a été démantelé par les autorités. Les forces de l’ordre ont également fait fermer Noos+, qui permettait d’accéder à des chaînes payantes telles que Canal+, beIN Sports ou encore Ligue 1+.