Cette route secrète vers la Lune pourrait transformer les missions spatiales
Des scientifiques ont découvert un trajet inédit pour aller de la Terre à la Lune. Son intérêt est très concret pour les futures missions visant le satellite de la Terre. On vous explique.

La Lune n'a jamais été aussi proche de nous. Après le succès de la mission Artemis II, Artemis IV prévoit un alunissage pour 2028. La première étape vers une reconquête du satellite de la Terre pour, à terme, y installer une colonie humaine. Le projet laisse rêveur, mais tout cela a un coût énorme. Le trajet entre la Terre et la Lune est déjà un élément important du budget. C'est pourquoi les scientifiques cherchent depuis des années la trajectoire la plus économique possible.
À l'Université de São Paulo au Brésil, une équipe vient justement de découvrir une route cachée jamais envisagée jusqu'à présent. C'est bien simple : il s'agit de la plus économique en carburant connue à ce jour. Pour la trouver, les chercheurs se sont concentrés sur la méthode de calcul des trajectoires possibles. En résumé, ils sont parvenus à la rendre plus efficace pour obtenir plus de résultats sans augmenter la puissance nécessaire.
Un chemin inédit vers la Lune se dévoile et c'est une bonne nouvelle
En appliquant la nouvelle manière de faire, les machines ont pu simuler 30 millions d'itinéraires différents vers la Lune. Et parmi les 280 000 référencés dans l'étude, on trouve donc la plus rentable en énergie. Pour comprendre en quoi c'est le cas, il faut savoir que les vaisseaux spatiaux n'utilisent pas du carburant en permanence. Autant que possible, ils se servent de la gravité des astres environnants.
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C'est sur cet aspect que la route en question est plus intéressante : elle permet de profiter plus longtemps de la gravité, ce qui fait consommer 58,80 mètres par seconde de fioul en moins par rapport à la trajectoire la plus économique actuellement.
L'un des chercheurs souligne que ce n'est pas son seul avantage puisqu'elle permettrait aussi de maintenir la communication entre le vaisseau et la Terre durant tout le trajet vers la Lune. À la différence de celui emprunté lors de la mission Artemis 2, où une coupure programmée a eu lieu.
Source : FAPESP